SAINT DU JOUR
Saint du : Sainte Julienne
Dans le calendrier traditionnel, le 16 février correspond à la fête de Sainte Julienne, célébrée dans plusieurs pays de tradition chrétienne.
Saint du jour 16 février
Julienne est un prénom féminin, forme française du latin Juliana, féminin de Julianus, nom romain formé sur Julius, à l’origine du prénom Jules.
Sainte Julienne de Nicomédie, vierge et martyre célébrée le 16 février, est traditionnellement située à Nicomédie, l’actuelle İzmit en Turquie, où son martyre est placé vers 305.
Selon la tradition hagiographique, son père païen voulait la marier au préfet Eleusius ; demeurée chrétienne, elle fut dénoncée, arrêtée et soumise à plusieurs supplices sans renier sa foi.
Elle aurait finalement été décapitée ; son culte est ancien en Orient comme en Occident, mais les traditions de Julienne de Nicomédie et de Julienne de Cumes se sont entremêlées, ce qui rend plusieurs détails de sa biographie difficiles à établir historiquement.
Aux XVIIIe et XIXe siècles, un pèlerinage populaire lui était consacré au Val-Saint-Germain, dans l’actuelle Essonne, où elle était notamment invoquée contre les fièvres et les maladies infantiles.
Prénoms dérivés et variantes : Julien, Juliana, Juliane, Julianne, Giuliana, Iuliana.
Le saviez-vous ?
La légende de sainte Julienne de Nicomédie a inspiré un poème en vieil anglais dont l’auteur a inscrit son nom en lettres runiques. Ces signes, intégrés au texte, permettent d’identifier le poète Cynewulf. Intitulée Juliana, l’œuvre est conservée dans le Livre d’Exeter, un manuscrit du Xe siècle : un témoignage littéraire de la transmission de cette légende en Angleterre.
Vie, histoire et traditions
Sainte Julienne de Nicomédie
Jeune martyre de Nicomédie au IVe siècle, sainte Julienne est honorée pour son courage face aux persécutions et sa fidélité à la foi chrétienne jusqu'au martyre.
La ville de Nicomédie, en Asie Mineure (aujourd'hui İzmit, en Turquie).
C'est à Nicomédie que sainte Julienne subit le martyre. Son culte se diffusa rapidement en Orient puis en Occident, où de nombreuses églises, chapelles et traditions populaires contribuèrent à faire vivre sa mémoire pendant tout le Moyen Âge.
Sainte Julienne était invoquée pour les personnes malades, notamment contre les maux de dents.
La tradition populaire attribuait à son intercession le pouvoir de soulager les souffrances physiques. Elle fut ainsi longtemps priée pour apaiser les douleurs dentaires et obtenir la guérison des malades.
Le saviez-vous ? Au Moyen Âge, sainte Julienne figurait parmi les saintes invoquées lors des processions de rogations et des prières publiques destinées à demander la guérison des malades et la protection des communautés.
Saints de l'Église orthodoxe du 16 février
Plusieurs saints célébrés le 16 février occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Armentaire, premier évêque d’Antibes dans les premiers diocèses du littoral méditerranéen († 451).
- Avant, ermite de Touraine associé aux anciennes traditions monastiques de l’ouest de la France.
- Honeste, prêtre de Pampelune lié aux premières traditions chrétiennes navarraises († 270).
- Julienne, vierge martyre de Nicomédie associée aux anciennes traditions chrétiennes orientales († 305).
- Onésime, disciple de saint Paul et martyr des traditions apostoliques chrétiennes. Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 16 février
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
Saint Onesimus, évêque et martyr, identifié par la tradition au disciple mentionné dans les épîtres de saint Paul.
Saint John de Britto, missionnaire jésuite portugais martyrisé dans le sud de l’Inde.
Saints bretons du 16 février
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Saint Eliaz, forme bretonne du prophète Élie, honoré dans plusieurs traditions rurales armoricaines.
Saint du jour selon l'Église catholique
Bienheureux Grégoire X (+ 1276)
Etudiant à Paris, chanoine de Lyon et de Liège, il fut invité par saint Louis à l’accompagner à la croisade que le roi de France venait de décider. Mais la mort du roi à Tunis le fait changer de destination et il rejoint, en Terre Sainte, le fils du roi d’Angleterre qui lui aussi poursuit une croisade. C’est à Acre qu’il apprendra son élection comme pape. Tout son pontificat sera marqué par ces deux thèmes : retrouver l’union avec les Grecs et délivrer la Terre Sainte. Il convoque pour cela un concile à Lyon, en 1274, aidé par saint Thomas d’Aquin et saint Bonaventure. Sans être une réussite, ce concile permettra des échanges de confiance vite évanouis. Car il meurt alors qu’il est sur le chemin du retour vers Rome.
"Les paroles de l’Occident ont besoin des paroles de l’Orient pour que la Parole de Dieu dévoile toujours plus ses insondables richesses. Nos paroles se rencontreront pour toujours dans la Jérusalem céleste, mais nous souhaitons et nous voulons que cette rencontre soit anticipée dans la sainte Eglise qui marche encore vers la plénitude du Royaume. "
(Encyclique Ut Unum Sint)
Source : Conférence des évêques de France
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