SAINT DU JOUR
Saint du : Saint Claude
Dans le calendrier traditionnel, le 15 février correspond à la fête de Saint Claude, célébrée dans plusieurs pays de tradition chrétienne.
Saint du jour 15 février
Claude est un prénom épicène, forme française du latin Claudius, ancien nom gentilice romain peut-être apparenté à claudus, « boiteux » ; cette étymologie demeure toutefois incertaine.
Saint Claude La Colombière (1641-1682), prêtre jésuite né à Saint-Symphorien-d’Ozon dans le Dauphiné, entra dans la Compagnie de Jésus à l’âge de dix-sept ans.
Envoyé à Paray-le-Monial en 1675, il devint confesseur extraordinaire du monastère de la Visitation et accompagna sainte Marguerite-Marie Alacoque, qu’il soutint dans sa mission liée à la dévotion au Sacré-Cœur.
Envoyé à Londres en 1676 comme prédicateur de la duchesse d’York, il fut arrêté en 1678 sous l’accusation de participation au prétendu « complot papiste », emprisonné à King’s Bench puis expulsé d’Angleterre.
Revenu en France, il mourut à Paray-le-Monial le 15 février 1682 ; béatifié par Pie XI le 16 juin 1929, il fut canonisé par Jean-Paul II le 31 mai 1992.
Prénoms dérivés et variantes : Claudia, Claudette, Claudie, Claudine, Claudio, Claudius, Claudy, Klaudia.
Le saviez-vous ?
Saint Claude La Colombière fut emprisonné à Londres, où il exerçait comme prédicateur de la duchesse d’York. En 1678, ce jésuite français fut faussement accusé de participer au « complot papiste ». Détenu à la prison de King’s Bench, il fut ensuite expulsé d’Angleterre par décret royal. Les privations subies aggravèrent durablement sa santé.
Vie, histoire et traditions
Saint Claude de Besançon
Évêque de Besançon puis abbé de Saint-Claude au VIIe siècle, saint Claude contribua au rayonnement spirituel du massif du Jura. Son culte fit rapidement de son abbaye un important lieu de pèlerinage.
Patron des bimbelotiers.
Le développement, à Saint-Claude, d'un artisanat réputé pour les objets tournés en bois et les petits articles de fantaisie conduisit les bimbelotiers à choisir saint Claude comme protecteur. Son patronage demeure étroitement lié à cette tradition artisanale jurassienne.
La ville de Saint-Claude, dans le Jura.
Développée autour de l'ancienne abbaye où furent conservées les reliques de saint Claude, la ville perpétue son héritage à travers sa cathédrale, son patrimoine monastique et ses savoir-faire artisanaux, qui ont fait sa renommée bien au-delà de la Franche-Comté.
Le saviez-vous ? Mondialement connue pour ses pipes en bruyère, Saint-Claude est aussi le berceau d'un remarquable artisanat du bois tourné, héritier d'une tradition plusieurs fois séculaire qui explique le patronage des bimbelotiers.
Saints de l'Église orthodoxe du 15 février
Plusieurs saints célébrés le 15 février occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Faustin et Jovite, martyrs de Brescia honorés dans plusieurs traditions chrétiennes italiennes (IIe siècle).
- Georgette, vierge de Clermont dans les traditions religieuses d’Auvergne.
- Quinide, évêque de Vaison associé aux anciennes traditions chrétiennes provençales († 579).
- Sigefride, évêque missionnaire et apôtre de la Suède chrétienne († 1002).
- Waneng, moine à Fécamp associé aux traditions monastiques de Normandie († 686). Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 15 février
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
Saints Faustinus and Jovita, martyrs honorés depuis l’Antiquité dans la région lombarde italienne.
Saints bretons du 15 février
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Saint Glaudan, personnage religieux breton conservé dans les anciens calendriers diocésains.
- Saint Guénolé, abbé fondateur de Abbaye de Landévennec, très populaire dans toute la Bretagne.
Saint du jour selon l'Église catholique
Saint Claude de la Colombière (+ 1682)
Né près de Lyon dans une famille bourgeoise, Claude entre à 17 ans dans la Compagnie de Jésus, les Jésuites. Dès sa profession solennelle en 1674, il est affecté au petit collège de Paray-le-Monial où il devient le confesseur du couvent de la Visitation. Il a 34 ans. La supérieure des Visitandines avait alors fort à faire avec une timide religieuse, Marguerite-Marie, qui croyait avoir reçu les confidences du Coeur de Jésus. Elle la confie au père de la Colombière. Le prêtre et la moniale se comprennent tout de suite : "Je t’enverrai mon fidèle serviteur et parfait ami", avait dit Jésus à Marguerite-Marie. C’est ainsi que le jeune jésuite devient l’instrument par lequel le Christ va diffuser dans l’Eglise le culte de son Coeur transpercé, révélé à sainte Marguerite-Marie. Nommé en 1675 prédicateur de la duchesse d’York, il passe deux ans en Angleterre d’où il est banni à cause de calomnies. Accablé par la tuberculose, il retourne à Paray-le-Monial. Marguerite-Marie l’a prévenu : "Notre-Seigneur m’a dit qu’il voulait le sacrifice de votre vie en ce pays." C’est là qu’il meurt à 41 ans. Ses écrits expriment une belle harmonie entre la spiritualité de saint Ignace de Loyola et celle de saint François de Sales.
"A tout moment, j’attrape ces folles passions qui agitent ce pauvre cœur… Je demande à Dieu qu’il me fasse connaître ce que je dois faire pour son service et pour me purifier ; mais je suis résolu d’attendre avec douceur qu’il lui plaise faire cette merveille, car je suis bien convaincu que cela n’appartient qu’à lui seul."
(Saint Claude de la Colombière - Retraites)
Source : Conférence des évêques de France
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