SAINT DU JOUR
Saint du : Saint Gontran
Le 28 mars, la tradition calendaire associe cette journée à Saint Gontran et à son héritage spirituel.
Saint du jour 28 mars
Gontram est un prénom masculin d’origine germanique formé des éléments gund, « combat » ou « guerre », et hram, « corbeau ».
Saint Gontran (+592), fils du roi Clotaire Ier et d’Ingonde, devint en 561 roi mérovingien d’un vaste royaume comprenant notamment la Bourgogne et ayant Orléans parmi ses principales villes.
Son règne fut marqué par les conflits entre les royaumes francs, mais aussi par des tentatives de pacification ; en 587, le pacte d’Andelot conclu avec son neveu Childebert II régla leur succession réciproque et plusieurs différends territoriaux.
Grégoire de Tours, contemporain du roi, rapporte à la fois certaines de ses violences et sa réputation de piété, soulignant notamment ses aumônes, ses jeûnes, ses prières et son attention aux pauvres.
Gontran fonda près de Chalon-sur-Saône le monastère de Saint-Marcel, qu’il dota généreusement ; mort le 28 mars 592, il fut enseveli dans l’église de cette fondation et fut rapidement honoré comme saint.
Prénoms dérivés et variantes : Guntram, Gundhram, Gontran, Gontrán, Gontrano.
Le saviez-vous ?
Au VIe siècle, saint Gontran fit instaurer à Saint-Marcel, près de Chalon-sur-Saône, une prière chantée qui se poursuivait jour et nuit. Appelée laus perennis, ou « louange perpétuelle », cette pratique reposait sur des groupes de moines qui se relayaient pour chanter les psaumes sans interruption. Le roi s’inspirait du modèle de l’abbaye de Saint-Maurice d’Agaune, dans l’actuelle Suisse.
Vie, histoire et traditions
Saint Gontran
Roi des Francs au VIe siècle, petit-fils de Clovis, saint Gontran se distingua par son sens de la justice, son souci de la paix et sa générosité envers les plus pauvres. Son règne contribua au développement religieux de la Bourgogne.
Patron de la ville de Chalon-sur-Saône.
Son attachement à Chalon-sur-Saône, où il favorisa les institutions religieuses et exerça une grande partie de son autorité, explique qu'il soit devenu le saint protecteur de la cité.
La ville de Chalon-sur-Saône, en Bourgogne, demeure le principal lieu de mémoire consacré à saint Gontran.
Depuis le haut Moyen Âge, son souvenir accompagne l'histoire religieuse de Chalon-sur-Saône. Son règne favorisa le développement des monastères et contribua à faire de la Bourgogne l'un des grands foyers du christianisme médiéval.
Le saviez-vous ? Surnommé le « roi pacificateur », saint Gontran privilégia la réconciliation entre les royaumes francs plutôt que les guerres de conquête, une attitude exceptionnelle à l'époque mérovingienne.
Saints de l'Église orthodoxe du 28 mars
Plusieurs saints célébrés le 28 mars occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Alexandre, Prisque et Malchus, martyrs de Césarée de Palestine dans les traditions chrétiennes orientales († 260).
- Gundelinde, abbesse de Bas-Moûtier en Alsace liée aux traditions monastiques de l’est de la France († 750).
- Malchus, Prisque et Alexandre, martyrs de Césarée de Palestine dans les traditions chrétiennes orientales († 260).
- Prisque, Malchus et Alexandre, martyrs de Césarée de Palestine dans les traditions chrétiennes orientales († 260).
- Tutilon, moine de Saint-Gall, artiste et savant du monde carolingien († 915). Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 28 mars
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
Saint John Capistran, prédicateur franciscain célèbre pour ses missions populaires au XVe siècle.
Saints bretons du 28 mars
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Saint Evemer, personnage religieux breton transmis par les traditions paroissiales anciennes.
Saint du jour selon l'Église catholique
Saint Gontran (+ 592)
Confesseur. Petit-fils de Clovis et roi de Bourgogne, il connut cette époque féroce et cruelle où la reine Frédégonde fit assassiner sa soeur, son beau-frère, son mari et l’évêque Prétextat. Clotaire II fit périr Brunehaut, reine d’Austrasie, en l’attachant à un cheval au galop. Lui-même, saint Gontran fit bien quelques écarts dans la fidélité conjugale, répudia sa femme, en vint à tuer son médecin, crimes qu’il ajoutait à bien d’autres. Et puis, il se convertit, pleura ses péchés pendant le reste de sa vie, racheta ses fautes par ses grandes libéralités envers les pauvres, qui le surnommèrent "le bon roi Gontran". Vers la fin de sa vie, il entra au monastère Saint Marcel de Châlon sur Saône. Peu après sa mort, il fut proclamé saint par son peuple.
"Il a daigné venir à nous pour se manifester dans la forme d'esclave. Qu'il ait pris chair est le chemin qu'il a choisi. La fatigue du chemin n'est rien d'autre que la faiblesse de la chair et Jésus est faible dans la chair. Mais toi, ne te laisse pas aller à la faiblesse. Toi, sois fort dans sa faiblesse à lui. Parce que ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes et la faiblesse du Christ est notre force. "
(Saint Augustin - Sur l’évangile de saint Jean)
Source : Conférence des évêques de France
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