SAINT DU JOUR
Saint du : Sainte Alida
Dans le calendrier traditionnel, le 26 avril correspond à la fête de Sainte Alida, célébrée dans plusieurs pays de tradition chrétienne.
Saint du jour 26 avril
Alida est généralement expliqué comme une forme d’Adelheid, correspondant à Adélaïde, prénom germanique dont le premier élément adal signifie « noble ».
Le calendrier français associe Alida à la bienheureuse Alda de Sienne (+1309), également appelée Alde ou Aldobrandesca.
Originaire de Sienne, en Toscane, elle épouse Bindo Bellanti ; après son veuvage, elle rejoint le tiers ordre des Humiliés, une communauté de laïcs engagés dans la vie religieuse.
Selon les notices biographiques, elle mène d’abord une vie retirée, puis consacre ses dernières années aux pauvres, aux malades et aux pèlerins dans l’hôpital Saint-André de Sienne.
Elle meurt à Sienne le 26 avril 1309 et est inhumée dans l’église Saint-Thomas, liée aux Humiliés ; son culte se diffuse notamment dans cet ordre.
Sa commémoration est fixée au 26 avril ; les récits de visions et de miracles qui lui sont attribués appartiennent à la tradition hagiographique.
Variantes du prénom : Aleida, Alyda, Aliida.
Le saviez-vous ?
Alida est un prénom rare dont les origines sont rattachées aux anciennes langues germaniques. Son élégance discrète séduit aujourd'hui les amateurs de prénoms peu communs.
Vie, histoire et traditions
Saint Clément de Rome
Quatrième pape de l'Église à la fin du Ier siècle, saint Clément de Rome compte parmi les premiers grands témoins de la foi chrétienne après les apôtres. Sa célèbre lettre aux chrétiens de Corinthe demeure l'un des plus anciens écrits de la tradition chrétienne.
Patron des marins, des navigateurs et des pêcheurs.
Selon une ancienne tradition, il fut martyrisé en étant précipité dans la mer avec une ancre attachée au cou. Devenue son principal attribut, cette ancre fit de lui le protecteur des gens de mer, qui invoquaient son aide avant les traversées.
Le monastère Saint-Clément d'Inkerman, en Crimée, perpétue la mémoire du saint près de la grotte traditionnellement associée à son martyre.
Creusé dans la falaise, ce remarquable monastère rupestre rappelle l'ancien rayonnement du culte de saint Clément en Orient. Depuis des siècles, il demeure un important lieu de pèlerinage consacré à l'un des premiers papes martyrs.
Le saviez-vous ? L'ancre de saint Clément est devenue l'un des grands symboles chrétiens de l'espérance. Bien au-delà du culte du saint, elle orne encore aujourd'hui de nombreuses églises, œuvres d'art et emblèmes du monde maritime.
Saints de l'Église orthodoxe du 26 avril
Plusieurs saints célébrés le 26 avril occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Anaclet ou Clet, pape de Rome et martyr des premiers siècles chrétiens.
- Berthilon, abbé martyr de Dijon dans les traditions monastiques bourguignonnes († 878).
- Clet ou Anaclet, pape de Rome et martyr des premiers siècles chrétiens.
- Exupérance, vierge de Troyes associée aux traditions religieuses champenoises.
- Fiari, évêque d’Agen associé aux anciennes traditions chrétiennes du sud-ouest.
- Riquier, abbé de Centule, figure majeure du monachisme dans le nord de la France. Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 26 avril
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
Our Lady of Good Counsel, dévotion mariale particulièrement populaire en Italie et dans les Balkans.
Saints bretons du 26 avril
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Saint Clet, ancien pape de Rome honoré dans plusieurs traditions chrétiennes bretonnes.
- Saint Riquier, abbé de Centule très connu dans les anciens réseaux monastiques de l’Ouest.
Saint du jour selon l'Église catholique
Saint Paschase Radbert (+ 865)
Confesseur. Enfant abandonné sous le porche de la cathédrale de Soissons et recueilli par des religieuses, dont la mère abbesse n’était autre qu’une cousine de l’empereur Charlemagne, il fugua pour mener une vie dissolue, puis il revint pour entrer dans la célèbre abbaye de Corbie où "il se nourrit de la philosophie, de la Sagesse chrétienne et de l’Ecriture Sainte" selon ses propres paroles. Il fut en effet un personnage important pour son époque, cherchant à "éclaircir" le mystère de la présence eucharistique de Jésus, ce qui le range parmi les grands témoins de la foi de l’Eglise sur ce mystère. Professeur aux écoles théologiques de Corbie, il leur donna un grand rayonnement et ses moines le choisirent comme abbé. Mais quelque temps après, ses collègues théologiens l’obligèrent à partir et il se réfugia à l’abbaye de Saint-Riquier dans la Somme, ce qui ne le fâcha pas, car il put ainsi davantage se consacrer à ses études. Les moines de Corbie finirent enfin par le rappeler. Il retourna dans son monastère et y vécut le reste de ses jours dans la plus grande humilité.
"Ne perds pas ce que la puissance divine t’a accordé… Conserve dans ton cœur le sacrement de la divine Ecriture. Que ta prière brûle toujours comme un encens agréable à Dieu. Prends le glaive de l’Esprit Saint. Que ton cœur soit l’autel où tu pourras, sans craindre Dieu, porter ton corps pour en faire la victime."
(Saint Pierre Chrysologue)
Source : Conférence des évêques de France
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