SAINT DU JOUR
Saint du : Sainte Emma
Chaque année, le 19 avril, le nom de Sainte Emma est associé à cette journée du calendrier traditionnel.
Saint du jour 19 avril
Emma est un prénom d’origine germanique, généralement expliqué comme une forme courte de noms contenant l’élément ermen ou irmin, « entier, universel ».
Sainte Emma de Lesum (+1038), également appelée Emma de Stiepel, est une noble saxonne, épouse du comte Liudger.
Devenue veuve en 1011, elle vit sur ses domaines de Lesum, aujourd’hui dans Brême, et consacre une partie de ses biens aux pauvres et à l’Église.
Elle est notamment associée à la fondation de l’église de Stiepel, près de Bochum, et à des donations en faveur de la cathédrale de Brême.
Elle meurt le 3 décembre 1038 et est inhumée dans la cathédrale de Brême ; son souvenir demeure attaché à ses œuvres de bienfaisance.
Elle est commémorée le 19 avril dans certains calendriers ; le 3 décembre, anniversaire de sa mort, est également indiqué comme jour de fête.
Variantes : Ema, Hemma.
Le saviez-vous ?
Emma figure parmi les prénoms féminins les plus donnés depuis le début du XXIᵉ siècle. D'origine germanique, il séduit par sa simplicité, son élégance et son caractère international.
Vie, histoire et traditions
Saint Vernier
Ermite du VIe siècle, saint Vernier mena une vie de prière et de simplicité qui lui valut une profonde vénération dans les régions viticoles de l'est de la France.
Patron des vignerons.
Les vignerons placèrent très tôt leurs vignobles sous sa protection afin de préserver les ceps des intempéries et d'obtenir d'abondantes vendanges. Cette tradition fit de lui l'un des grands saints protecteurs de la vigne en Franche-Comté et dans le Jura.
La ville d'Ornans, dans le Doubs, perpétue la mémoire de saint Vernier à travers plusieurs monuments et traditions locales.
Depuis des siècles, confréries viticoles et fêtes des vendanges entretiennent son souvenir dans les vignobles comtois et jurassiens. Son héritage demeure étroitement associé à la culture de la vigne et au patrimoine rural de ces régions.
Le saviez-vous ? Plusieurs fontaines Saint-Vernier, auxquelles les vignerons attribuaient des vertus protectrices pour les récoltes, sont encore visibles en Franche-Comté. Elles rappellent l'ancienne coutume de bénir les vignes au retour du printemps.
Saints de l'Église orthodoxe du 19 avril
Plusieurs saints célébrés le 19 avril occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Elphège, abbé de Bath et archevêque de Cantorbéry, martyr dans les traditions chrétiennes anglaises (954-1012).
- Olivia, vierge martyre de Brescia associée aux traditions chrétiennes italiennes antiques († 138).
- Timon, l’un des sept premiers diacres de l’Église primitive, martyr selon la tradition chrétienne.
- Vincent, martyr à Collioure dans les traditions chrétiennes catalanes († 304). Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 19 avril
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
Saint Elphege, archevêque de Cantorbéry assassiné lors des invasions danoises.
Saints bretons du 19 avril
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Saint Gestin, personnage religieux breton conservé dans les traditions paroissiales locales.
- Saint Vincent Ferrier, célèbre prédicateur dominicain très populaire en Bretagne.
Saint du jour selon l'Église catholique
Bienheureux Marcel Callo (+ 1945)
Membre de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC), en Bretagne, il est fiancé à une jeune fille qui appartient au mouvement. Réquisitionné, en 1943, par l’occupant allemand pour le Service du travail obligatoire, il lui faut partir pour l’Allemagne. Il décide de s’y comporter "en missionnaire, pour aider ses frères jocistes". Souffrant du froid, mal nourri, il doit travailler de longues heures dans une usine. Ses nerfs sont mis à rude épreuve. Pour surmonter son désarroi, il cherche sa force dans sa foi au Christ. C’est alors qu’il rencontre un groupe de jocistes allemands et leur aumônier, un prêtre capable de s’exprimer en français. Marcel entraîne avec lui à ces messes des camarades français qui ne sont guère familiers de l’Eglise. Un groupe chaleureux se forme ainsi autour de lui, ce qui attire aussitôt l’attention de la Gestapo qui n’aime guère cette "action catholique". Arrêté, il est déporté à Mauthausen. Soumis à la soif, la faim, battu, il doit travailler tout le jour dans une usine souterraine. Dans ce qui pourrait être le désespoir, sa foi ne cesse de grandir en espérance et en charité. Il la partage avec d’autres prisonniers. Bientôt, à bout de force, il est envoyé à l’infirmerie, à deux pas du four crématoire. Là, il continuera de soutenir ses compagnons de misère jusqu’au bout, alors que lui-même se meurt de dénutrition, de tuberculose et de dysenterie.
"Je ne pars pas comme travailleur, je pars comme missionnaire. Le Christ a été très exigeant pour ses apôtres. Il leur a demandé de tout quitter. Il leur a même annoncé qu’ils mourraient pour lui. Ils sont morts martyrs."
(Lettre de Marcel Callo)
Source : Conférence des évêques de France
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