SAINT DU JOUR
Saint du : Saint Parfait
À la date du 18 avril, la fête de Saint Parfait s'inscrit dans la tradition du calendrier des saints et des prénoms.
Saint du jour 18 avril
Parfait vient du latin perfectus, « accompli, achevé », participe passé de perficere, « achever, mener à terme ».
Saint Parfait de Cordoue (+850) est un prêtre attaché à l’église Saint-Aciscle, dans cette ville d’al-Andalus alors gouvernée par l’émir Abd al-Rahman II.
Selon le récit d’Euloge de Cordoue, il connaît l’arabe et répond à des musulmans qui l’interrogent sur Jésus et Mahomet.
Ses propos contre Mahomet lui valent une accusation de blasphème ; emprisonné, il est décapité à Cordoue le 18 avril 850.
Euloge, son contemporain, rapporte son martyre dans le Memoriale sanctorum, un témoignage chrétien dont la visée est aussi hagiographique.
Sa commémoration est fixée au 18 avril ; il appartient au groupe des martyrs de Cordoue du IXe siècle.
Formes du prénom : Perfectus (latin), Perfecto (espagnol).
Le saviez-vous ?
Parfait appartient à ces rares prénoms inspirés directement d'une qualité humaine. Son originalité rappelle qu'autrefois, certaines vertus étaient choisies comme prénom.
Vie, histoire et traditions
Saint Parfait de Cordoue
Prêtre espagnol du IXe siècle, saint Parfait mourut martyr à Cordoue pour avoir défendu sa foi au cœur d'Al-Andalus, devenant l'une des figures les plus marquantes du christianisme andalou.
Patron de Cordoue.
Son courage face aux persécutions ouvrit la période des célèbres martyrs de Cordoue. Son témoignage fit de lui un symbole de fidélité pour les communautés chrétiennes vivant sous domination musulmane.
La ville de Cordoue, en Andalousie, demeure le principal lieu de mémoire consacré à saint Parfait.
Son souvenir reste intimement lié à l'histoire des martyrs de Cordoue, qui éclaire la coexistence parfois difficile entre les communautés chrétiennes et musulmanes dans l'Espagne médiévale. Cette mémoire fait aujourd'hui partie du riche patrimoine historique de la cité andalouse.
Le saviez-vous ? Au IXe siècle, Cordoue comptait parmi les plus grandes villes d'Europe occidentale. Réputée pour sa Grande Mosquée, ses bibliothèques et ses écoles, elle était alors l'un des plus brillants foyers intellectuels du monde méditerranéen.
Saints de l'Église orthodoxe du 18 avril
Plusieurs saints célébrés le 18 avril occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Apollonius l’Apologète, martyr des premiers siècles chrétiens connu pour ses écrits de défense de la foi († 190).
- Cosmas, évêque de Chalcédoine associé à la défense des saintes icônes dans les traditions byzantines.
- Parfait, prêtre martyr de Cordoue associé aux traditions chrétiennes hispaniques († 851). Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 18 avril
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
Blessed Mary of the Incarnation, carmélite et figure spirituelle missionnaire.
Saint Apollonius, martyr des premiers siècles chrétiens.
Saints bretons du 18 avril
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Saint Keveren, ermite breton populaire ayant laissé plusieurs traces toponymiques en Cornouaille.
- Saint Parfait, martyr de Cordoue honoré dans les anciens usages religieux bretons.
Saint du jour selon l'Église catholique
Bienheureuse Marie de l'Incarnation (+ 1618)
ou Madame Acarie. Barbe Avrillot était fille d’un conseiller du Roi et, pour obéir à ses parents, elle épouse Pierre Acarie, maître des comptes, certainement très pieux mais d’humeur contrariante. Elle lui donnera six enfants. Elle sera une épouse parfaite, paisible et joyeuse. Elle a un charme extrême qui fait d’elle une exquise dame de la haute société qui l’appelle "la belle Acarie". Elle a une vie intérieure intense. Son rayonnement spirituel est grand et son salon devient le rendez-vous des universitaires de l’époque et des grands hommes d’Eglise comme saint Vincent de Paul et le cardinal de Bérulle. Elle contribue à l’installation des Ursulines et à celle des Prêtres de l’Oratoire. Surtout, séduite par la lecture de sainte Thérèse d’Avila, elle introduit en France le Carmel réformé, projet approuvé par saint François de Sales et par Bérulle. Les carmélites arrivent à Paris en 1604. Avec l’aide de Madame Acarie, les fondations vont se succéder : Pontoise, Dijon, Amiens, Tours, Rouen. A la mort de son mari bien-aimé, ayant établi ses enfants, elle entre au carmel d’Amiens où elle est Marie de l’Incarnation, simple soeur converse dont l’obéissance et la charité sont admirables. Transférée au carmel de Pontoise, elle rentre dans la paix de ce Dieu qui tant lui suffisait.
"Trop est avare à qui Dieu ne suffit. Quand on donne du temps à Dieu, on en trouve pour tout le reste."
(Madame Acarie)
"Le seau du puits ne s’emplit pas à moins qu’il ne s’abaisse. Quant à moi, je reste vide, faute de m’abaisser."
(Madame Acarie)
"Maintenant, mon Dieu, je suis toute à vous. C’est pourquoi je prendrai la hardiesse de demander non seulement vos dons et vos grâces, mais aussi vous-même et spécialement en la réception de votre très précieux Corps, en ce saint Sacrement que je désire recevoir pour être plus parfaitement conjointe et unie à vous."
(Madame Acarie)
Source : Conférence des évêques de France
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