SAINT DU JOUR
Saint du : Sainte Estelle, St Mamert (Saint de glace)
La fête de Sainte Estelle, St Mamert (Saint de glace), célébrée le 11 mai, perpétue une ancienne tradition du calendrier des saints.
Saint du jour 11 mai
Estelle est un prénom féminin issu du latin stella, signifiant « étoile », par l’intermédiaire d’une forme française ancienne.
Sainte Estelle, également appelée Eustelle, est une vierge honorée à Saintes, en Saintonge ; la tradition la situe au IIIe siècle, mais les dates de sa vie ne sont pas établies.
Dans le récit hagiographique consacré à saint Eutrope par le Codex Calixtinus, au XIIe siècle, Eustelle est la fille du souverain de Saintes ; baptisée par Eutrope, elle est chassée par son père et demeure auprès de l’évêque.
Ce récit lui attribue l’ensevelissement d’Eutrope après son martyre et rapporte qu’elle demande ensuite à être enterrée près de lui ; il ne décrit pas sa propre mort comme un martyre.
Une autre tradition la présente comme une martyre mise à mort sur l’ordre de son père pour sa fidélité chrétienne ; cet épisode appartient à l’hagiographie et ne constitue pas un fait historiquement établi.
Sa fête locale est célébrée le 11 mai ; les évêques de La Rochelle et Saintes l’ont choisie comme patronne de la jeunesse chrétienne.
Variantes : Estella, Estela, Estrella, Stella.
Estelle est un prénom féminin issu du latin stella, signifiant « étoile », par l’intermédiaire d’une forme française ancienne.
Sainte Estelle, également appelée Eustelle, est une vierge honorée à Saintes, en Saintonge ; la tradition la situe au IIIe siècle, mais les dates de sa vie ne sont pas établies.
Dans le récit hagiographique consacré à saint Eutrope par le Codex Calixtinus, au XIIe siècle, Eustelle est la fille du souverain de Saintes ; baptisée par Eutrope, elle est chassée par son père et demeure auprès de l’évêque.
Ce récit lui attribue l’ensevelissement d’Eutrope après son martyre et rapporte qu’elle demande ensuite à être enterrée près de lui ; il ne décrit pas sa propre mort comme un martyre.
Une autre tradition la présente comme une martyre mise à mort sur l’ordre de son père pour sa fidélité chrétienne ; cet épisode appartient à l’hagiographie et ne constitue pas un fait historiquement établi.
Sa fête locale est célébrée le 11 mai ; les évêques de La Rochelle et Saintes l’ont choisie comme patronne de la jeunesse chrétienne.
Variantes : Estella, Estela, Estrella, Stella.
Le saviez-vous ?
Estelle vient du latin stella, qui signifie « étoile ». Son évocation lumineuse explique pourquoi ce prénom demeure apprécié depuis plusieurs générations.
Vie, histoire et traditions
Sainte Estelle
Jeune martyre vénérée depuis les premiers siècles du christianisme, sainte Estelle est devenue l'une des grandes figures spirituelles de la Saintonge, où son culte demeure profondément enraciné.
Patronne de la Saintonge.
La tradition en fit la protectrice de cette ancienne province, où son souvenir accompagne depuis des siècles la vie religieuse et l'identité culturelle du territoire.
La ville de Saintes et la basilique Saint-Eutrope perpétuent sa mémoire.
Étape majeure sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, la basilique rappelle les profondes racines chrétiennes de la Saintonge et demeure l'un des principaux monuments religieux de la région.
Le saviez-vous ? Le prénom Estelle, issu du latin stella (« étoile »), a fait de la sainte un symbole d'espérance et de lumière. Cette image inspira notamment les Jeux floraux et le mouvement du Félibrige, qui adoptèrent l'étoile comme emblème.
Saint Mamert
Archevêque de Vienne au Ve siècle, saint Mamert est à l'origine des Rogations, les grandes processions de prières qui précèdent l'Ascension.
Patron des pompiers.
La tradition rapporte qu'il organisa des prières publiques après une série de catastrophes, notamment des incendies, qui frappèrent Vienne. Cette protection contre le feu expliqua qu'il devienne le patron des pompiers.
La cathédrale Saint-Maurice, à Vienne, perpétue le souvenir de saint Mamert.
Depuis cette ancienne cité épiscopale, les Rogations se diffusèrent dans toute l'Europe. Ces processions parcouraient champs, vergers et vignobles pour demander la protection des récoltes et demeurent l'une des plus anciennes traditions rurales du calendrier chrétien.
Le saviez-vous ? Bien avant les bénédictions modernes des campagnes, les Rogations voyaient prêtres et habitants parcourir les limites des paroisses en chantant des litanies. Cette coutume associait prière, mémoire du territoire et protection des cultures au cœur du printemps.
Saints de l'Église orthodoxe du 11 mai
Plusieurs saints célébrés le 11 mai occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Gangolphe, martyr d’Avallon encore présent dans plusieurs traditions populaires bourguignonnes († 760).
- Mamert, archevêque de Vienne et fondateur des Rogations, encore associé aux anciennes bénédictions agricoles et processions rurales († 475).
- Mayeul, abbé de Cluny, grande figure du renouveau monastique médiéval occidental.
- Possesseur, évêque de Verdun associé aux anciennes traditions chrétiennes lorraines († 485).
- Tudy, abbé à Quimper lié aux anciennes traditions bretonnes chrétiennes. Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 11 mai
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
Saints Philip and James, apôtres célébrés dans plusieurs traditions liturgiques du printemps.
Saint Mammertus, archevêque de Vienne et initiateur des Rogations face aux catastrophes naturelles.
Saint Odon (Eudes) of Cluny, abbé réformateur du grand mouvement monastique clunisien.
Saints bretons du 11 mai
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Tudi et Mayeul, noms liés aux traditions monastiques et bretonnes anciennes.
- Saint Mamert, évêque de Vienne associé aux Rogations et aux anciennes processions rurales du printemps.
Saint du jour selon l'Église catholique
Saint Mayeul (+ 994)
Abbé de Cluny à la fin du Xeme siècle, Mayeul participe à la réforme du monachisme occidental. Ami des rois et des papes, il mourut à Souvigny, dans l’Allier.
Saint Mayeul était né dans les Alpes de Haute-Provence, fit ses études à Lyon et à Mâcon où il fut également professeur. Cluny était en pleine réforme du monachisme occidental. Il fut ainsi requis en Souabe, à Ravenne, à Marmoutiers, à Rome. C’est d’ailleurs au cours d’un de ces voyages qu’il fut fait prisonnier par les Arabes retranchés en Provence et ne dut sa libération qu’au prix d’une lourde rançon. Grand était son rayonnement dans tout l’Occident. Ami des rois et des papes, il refusa même de devenir pape. Il mourut à Souvigny, dans l'Allier.
"Il était ferme en sa foi, certain de son espérance, rempli d’une douce charité, remarquable de sagesse, admirable de capacité à comprendre, prudent dans ses conseils, robuste en son courage, ne cessant de s’instruire dans la science spirituelle, véritablement amoureux de la piété et de la charité."
(Saint Odilon, parlant de saint Mayeul)
Source : Conférence des évêques de France
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