SAINT DU JOUR
Saint du : Saint Ulrich
Le 10 juillet, la tradition calendaire associe cette journée à Saint Ulrich et à son héritage spirituel.
Saint du jour 10 juillet
Ulrich est un prénom masculin d’origine germanique formé sur le vieux haut allemand uodal, « patrimoine », « héritage » ou « domaine ancestral », et rih, « souverain » ou « dirigeant ».
Saint Ulrich de Zell (vers 1029-1093), né à Ratisbonne, fut un moine bénédictin et prieur clunisien qui contribua à la diffusion de la réforme de Cluny dans les régions germaniques.
Après avoir exercé des fonctions ecclésiastiques à Freising et accompli des pèlerinages à Rome et en Terre sainte, il entra à l’abbaye de Cluny en 1061 sous l’abbatiat de saint Hugues.
Il participa à l’implantation de communautés clunisiennes au nord des Alpes et établit en 1087 sa communauté à Zell, dans la Forêt-Noire, lieu qui prit par la suite le nom de Saint-Ulrich.
À la demande de Guillaume de Hirsau, il rédigea les Consuetudines cluniacenses, importante description des usages de Cluny concernant notamment la liturgie, la formation des novices et le gouvernement des monastères.
Mort à Zell en 1093, il y fut inhumé ; son tombeau se trouve dans l’actuelle église de pèlerinage Saint-Ulrich, dans le Breisgau.
Prénoms dérivés et variantes : Ulric, Ulrik, Udalrich, Odalric, Ulderico, Ulrica, Ulrika, Ulrike.
Le saviez-vous ?
Porté depuis le Moyen Âge, Ulrich est un ancien prénom germanique qui évoque la puissance et le patrimoine des terres d'Europe centrale. Il reste aujourd'hui davantage présent dans les pays de langue allemande.
Vie, histoire et traditions
Saint Ulrich d'Augsbourg
Évêque d'Augsbourg au Xe siècle, saint Ulrich fut l'un des grands artisans du renouveau de l'Église en Germanie. En 993, il devint le premier saint officiellement canonisé par un pape.
Patron du diocèse d'Augsbourg.
Son long épiscopat, son dévouement envers les plus pauvres et son rôle décisif dans la défense d'Augsbourg lors des invasions hongroises expliquent qu'il soit devenu le principal protecteur de la ville et de son diocèse.
La cathédrale Sainte-Marie d'Augsbourg, en Bavière, conserve ses reliques.
Parmi les plus anciennes cathédrales d'Allemagne, elle perpétue depuis plus de mille ans le souvenir de saint Ulrich. Ses célèbres vitraux romans et son riche patrimoine rappellent l'importance d'Augsbourg comme grand centre religieux du sud de la Germanie médiévale.
Invoqué contre la rage et les maladies contagieuses.
La réputation de sainteté acquise après sa mort fit naître une tradition d'invocation pour obtenir la protection contre les épidémies et les maladies les plus redoutées. Son culte de saint guérisseur se diffusa largement dans les régions germaniques durant le Moyen Âge.
Le saviez-vous ? Un poisson accompagne presque toujours les représentations de saint Ulrich. Selon la tradition, un ange lui en apporta un un jour de jeûne, faisant de l'Ulrichsfisch l'un des symboles les plus célèbres du patrimoine religieux d'Augsbourg.
Saints de l'Église orthodoxe du 10 juillet
Plusieurs saints célébrés le 10 juillet occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Amalberge, moniale de Maubeuge liée aux anciennes traditions religieuses du Hainaut († 690).
- Félicité, martyre de Rome avec ses sept fils dans les traditions chrétiennes antiques († 165).
- Pasquaire, évêque de Nantes lié aux traditions chrétiennes bretonnes et ligériennes († 680).
- Rufine et Seconde, vierges martyres de Rome honorées dans les traditions chrétiennes antiques († 257). Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 10 juillet
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
Saint Felicity and her Seven Sons, martyrs romains honorés depuis les premiers siècles du christianisme.
Saints bretons du 10 juillet
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Pasquier, forme populaire liée à saint Pascal et aux anciens calendriers ruraux.
- Saint Ulrich, évêque allemand associé aux traditions médiévales bavaroises.
Repères liturgiques du 10 juillet 2026
- Temps liturgique
- Temps ordinaire
- Jour liturgique
- Vendredi de la 14e semaine du Temps ordinaire
Cette journée s’inscrit dans le Temps ordinaire.
Saint du jour selon l'Église catholique
Bienheureux Pacifique (+ 1230)
Troubadour converti par saint François d’Assise qui en fit l’un de ses plus chers compagnons et l’envoya en France. L’empereur lui-même de passage à Rome l’avait couronné "prince des poètes" lors d’une cérémonie au Capitole. Sa vie de troubadour n’était ni un exemple de sainteté, pas même d’honnête vie chrétienne. Il se convertit vers l’âge de cinquante ans en entendant saint François prêcher. En 1217, celui-ci l’envoya à Paris pour y implanter l’Ordre tant étaient grandes la confiance et l’estime du Poverello pour frère Pacifique. De retour en Italie, six ans plus tard, frère Pacifique fut nommé visiteur des soeurs clarisses. Ce fut lui qui donna, en première édition chantée, le "Cantique du soleil" que saint François venait de composer. L’épisode mérite qu’on le conte. Assise était déchirée entre les partisans de l’évêque et ceux du podestat. Au moment où se déroulait une querelle sur la place publique, l’ancien troubadour se mit à chanter : "Loué sois-tu, Seigneur, pour toutes les créatures." Le podestat écoutait pieusement, et quand il entendit : "Loué sois-tu, Seigneur, pour ceux qui pardonnent et persévèrent dans la paix, car par Toi, ô Très-Haut, ils seront couronnés." Le podestat alla se jeter aux pieds de l’évêque pour lui demander pardon et l’évêque le releva en disant :"Moi aussi, je te demande pardon. Excuse-moi de mon manque d’humilité."
"Chante, ton cœur dit mieux ainsi la joie de l’amour de Dieu qui est en toi. Chante pour t’unir au chant de la beauté de l’Univers où Dieu te fait vivre. Chante parce que la Sagesse de Dieu s’est réjouie d’être au milieu des hommes, comme le dit le livre de la Sagesse."
(Lectionnaire Emmaüs)
Source : Conférence des évêques de France
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