SAINT DU JOUR
Saint du : Sainte Désirée
Chaque année, le 8 mai, le nom de Sainte Désirée est associé à cette journée du calendrier traditionnel.
Saint du jour 8 mai
Désiré est un prénom masculin issu du latin Desideratus, « désiré » ou « souhaité » ; sa forme féminine Désirée correspond au latin Desiderata.
Saint Désiré de Bourges († vers 550), appelé Desideratus dans les sources latines, fut évêque de Bourges au VIe siècle, à l’époque mérovingienne.
La tradition biographique le présente comme un ancien serviteur de la cour royale, chargé de garder le sceau du roi avant son épiscopat.
Sa participation au cinquième concile d’Orléans, en 549, est attestée par sa souscription aux actes de cette assemblée d’évêques.
Grégoire de Tours lui attribue la construction d’une basilique dédiée à saint Symphorien, près des murailles de Bourges.
Saint Désiré est commémoré le 8 mai dans le calendrier de référence ; les Désirée sont également fêtées à cette date en raison du lien entre les deux prénoms.
Prénoms dérivés et variantes : Désirée, Desideratus, Desiderata, Desiree.
Le saviez-vous ?
Désirée exprime un souhait heureux dès son origine. Ce prénom est notamment resté célèbre grâce à Désirée Clary, devenue reine de Suède après avoir grandi à Marseille.
Vie, histoire et traditions
Saint Pierre de Tarentaise
Moine cistercien devenu archevêque de Tarentaise au XIIe siècle, saint Pierre consacra son ministère à la réforme de l'Église, à la paix entre les seigneurs et à l'accueil des voyageurs franchissant les Alpes.
Patron du diocèse de Tarentaise.
Son attention portée aux populations des vallées alpines, aux pèlerins et aux marchands empruntant les grands cols fit de lui le protecteur historique de ce diocèse, dont il demeure l'une des figures les plus marquantes.
La cathédrale Saint-Pierre de Moûtiers, ancienne église métropolitaine de la Tarentaise, perpétue sa mémoire.
Située au cœur de la vallée, cette cathédrale rappelait le rôle spirituel et stratégique de Moûtiers, étape majeure sur les routes reliant la Savoie à l'Italie. Elle demeure l'un des principaux témoins du patrimoine religieux alpin.
Le saviez-vous ? Bien avant l'ouverture des tunnels alpins, la vallée de la Tarentaise constituait l'un des grands passages entre la France et l'Italie. Les archevêques de Tarentaise y organisaient l'accueil des pèlerins, des marchands et des voyageurs qui franchissaient les cols de montagne.
Saints de l'Église orthodoxe du 8 mai
Plusieurs saints célébrés le 8 mai occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Aurélien, évêque de Limoges associé aux premières traditions chrétiennes du Limousin (Ier ou IIIe siècle).
- Hellade, évêque d’Auxerre associé aux anciennes traditions religieuses bourguignonnes († 387).
- Itte, moniale de Nivelles encore présente dans plusieurs traditions religieuses belges et brabançonnes.
- Jean, évêque de Chalon lié aux anciennes traditions chrétiennes bourguignonnes († 475).
- Michel Archange, apparition au Mont Gargan, haut lieu des traditions chrétiennes et pèlerinages liés à saint Michel en Italie. Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 8 mai
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
Apparition of Saint Michael the Archangel au Monte Gargano en Italie (492), l’un des grands sanctuaires européens dédiés à l’archange Michel.
Blessed Catherine of St. Augustine, religieuse hospitalière missionnaire en Nouvelle-France.
Saints bretons du 8 mai
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Tunvel et Tunvez, prénoms bretons anciens présents dans certains calendriers régionaux.
- Saint Désiré, évêque de Bourges encore mentionné dans plusieurs calendriers liturgiques français.
Saint du jour selon l'Église catholique
Saint Pierre de Tarentaise (+ 1174)
Pierre de Tarentaise, né vers 1100 était un enfant prodige, devenu moine cistercien à 12 ans, il fonda l’abbaye de Tamié et devint malgré lui, à 40 ans, archevêque de Tarentaise. Il fut administrateur et conciliateur, soutenant le pape légitime contre l’empereur Frédéric Barberousse.
Ce petit berger dauphinois est un enfant prodige. Gardien vigilant de ses moutons, il mémorise entièrement le psautier. A 12 ans, il décide de lui-même d’entrer à l’abbaye cistercienne de Bonnevaux. De là on l’envoie fonder l’abbaye de Tamié (mons qui stat medius). A 40 ans, le voici nommé, bien malgré lui, archevêque de Tarentaise, vallée supérieure de l’Isère. Au bout de 13 ans, il s’enfuit et va se réfugier dans l’anonymat d’un petit couvent cistercien suisse. On le retrouve, on le ramène sur son siège archiépiscopal. Il poursuivra bon gré mal gré sa tâche ingrate de conciliateur et d’administrateur : faiseur de paix, inlassable distributeur d’aumônes, constant soutien du pape légitime Alexandre III contre l’empereur Frédéric Barberousse.
"Pas de disputes à propos des biens matériels ! Vous y perdriez vite vos deux richesses : celle du ciel et celle de la terre."
(Saint Pierre de Tarentaise)
Source : Conférence des évêques de France
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