SAINT DU JOUR
Saint du : Saint Boris
Dans le calendrier traditionnel, le 2 mai correspond à la fête de Saint Boris, célébrée dans plusieurs pays de tradition chrétienne.
Saint du jour 2 mai
Boris est un prénom ancien attesté chez les souverains bulgares ; son origine reste discutée, entre une explication protobulgare probablement turcique et un rapprochement slave avec l’idée de combat.
Saint Boris Ier de Bulgarie (†907), souverain de 852 à 889, reçoit au baptême le nom de Michel et favorise la christianisation de son royaume.
Baptisé vers 864-865 dans le cadre de ses relations avec Byzance, il négocie ensuite avec Rome et Constantinople pour organiser l’Église bulgare et limiter sa dépendance extérieure.
Vers 886, il accueille des disciples de Cyrille et Méthode, notamment Clément et Naum, et soutient la formation d’un clergé capable de célébrer en langue slave.
Retiré dans un monastère en 889, il intervient de nouveau contre son fils Vladimir, hostile à la christianisation, et favorise l’avènement de son autre fils, Syméon.
Mort le 2 mai 907, il est célébré à cette date dans l’Église orthodoxe avec le titre d’« égal aux apôtres », en référence à son rôle dans la diffusion du christianisme.
Variantes : Borys, Boriss, Barys ; diminutif russe : Borya.
Le saviez-vous ?
Principalement répandu dans les pays slaves, Boris s'est progressivement imposé dans toute l'Europe au XXᵉ siècle. Son prénom évoque autant l'histoire des Balkans que celle de la Russie.
Vie, histoire et traditions
Saint Boris de Bulgarie
Souverain de Bulgarie au IXe siècle, saint Boris Ier fit entrer son royaume dans le monde chrétien en favorisant son évangélisation et l'organisation de l'Église bulgare.
Patron de la Bulgarie.
Son baptême en 864 et son engagement en faveur de la foi chrétienne marquèrent un tournant décisif dans l'histoire du pays. Cette œuvre fondatrice explique qu'il soit honoré comme l'un des grands protecteurs de la nation bulgare.
La cathédrale Saint-Alexandre-Nevski, à Sofia, évoque la mémoire des souverains qui ont façonné l'identité chrétienne de la Bulgarie, parmi lesquels saint Boris occupe une place essentielle.
Édifiée au cœur de la capitale, cette imposante cathédrale est devenue l'un des symboles du patrimoine religieux bulgare. Elle rappelle l'héritage spirituel laissé par le prince qui fit de la Bulgarie l'un des grands foyers du christianisme slave.
Le saviez-vous ? Lors de son baptême, Boris prit le nom de Michel, en hommage à l'empereur byzantin Michel III, son parrain. Ce choix symbolisa le rapprochement durable entre la Bulgarie et le monde chrétien byzantin.
Saints de l'Église orthodoxe du 2 mai
Plusieurs saints célébrés le 2 mai occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Athanase, patriarche d’Alexandrie et père de l’Église, figure majeure des débats théologiques du IVe siècle (296-373).
- Flamine, vierge et martyre de Nicomédie dans les traditions chrétiennes orientales.
- Valbert, abbé de Luxeuil et héritier de la tradition monastique de saint Colomban.
- Vindémial, évêque de Caspe et martyr durant les persécutions vandales en Afrique chrétienne († 485). Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 2 mai
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
St. Athanasius, évêque d’Alexandrie et docteur de l’Église, grand défenseur de la foi contre l’arianisme.
Saints bretons du 2 mai
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Saint Athanase, grand théologien d’Alexandrie, figure importante du christianisme ancien.
- Saint Boris de Bulgarie, souverain associé à la christianisation du royaume bulgare au IXe siècle.
- Aenor, ancien prénom breton resté vivant dans plusieurs familles et traditions régionales.
Saint du jour selon l'Église catholique
Saint Athanase d'Alexandrie (+ 375)
Nul ne contribua davantage à la défaite de l’arianisme. Il n’écrivit, ne souffrit, ne vécut que pour défendre la divinité du Christ. Petit de taille, prodigieusement intelligent, nourri de culture grecque, il n’était encore que diacre lorsqu’il accompagna l’évêque d’Alexandrie au concile de Nicée en 325. Il y contribua à la condamnation de son compatriote Arius et à la formulation des dogmes de l’Incarnation et de la Sainte Trinité. Devenu lui-même évêque d’Alexandrie en 328, il fut, dès lors et pour toujours, en butte à la persécution des ariens, semi-ariens et anti-nicéens de tout genre qui pullulaient en Egypte et dans l’Eglise entière. Ces ariens étaient soutenus par les empereurs qui rêvaient d’une formule plus souple que celle de Nicée, d’une solution de compromis susceptible de rallier tous les chrétiens et de rendre la paix à l’empire. C’est ce qui explique que sur les quarante-cinq années de son épiscopat, saint Athanase en passa dix-sept en exil : deux années à Trèves, sept années à Rome, le reste dans les cavernes des déserts de l’Egypte. Il fut même accusé d’avoir assassiné l’évêque Arsène d’Ypsélé. Il ne dut la reconnaissance de son innocence qu’au fait qu’Arsène revint en plein jour et se montra vivant aux accusateurs de saint Athanase. Son oeuvre théologique est considérable.
"Le Seigneur n’est pas venu seulement pour se montrer, mais pour soigner et enseigner ceux qui souffraient. Pour se montrer il lui suffisait d’apparaître et d’étonner ceux qui le verraient. Pour soigner et pour instruire, il lui fallait se mettre au service des hommes, sans excès qui dépasseraient les besoins de l’humanité et rendraient inutiles l’apparition de Dieu."
(Saint Athanase - De l’incarnation du Verbe)
Source : Conférence des évêques de France
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