SAINT DU JOUR
Saint du : Sainte Viviane
Dans le calendrier traditionnel, le 2 décembre correspond à la fête de Sainte Viviane, célébrée dans plusieurs pays de tradition chrétienne.
Saint du jour 2 décembre
Viviane est un prénom féminin issu du latin Viviana, féminin de Vivianus, lui-même formé sur vivus, « vivant ».
Sainte Bibiane, appelée également Viviane, est une vierge et martyre romaine traditionnellement située au IVe siècle, à l’époque de l’empereur Julien l’Apostat.
Les récits hagiographiques rapportent qu’elle refusa de renier sa foi malgré les persécutions et qu’elle mourut après avoir subi de violents supplices ; les détails historiques de sa vie demeurent toutefois très incertains.
Son culte est anciennement attesté à Rome, où une église de l’Esquilin porte son nom et conserve la mémoire de la martyre.
Le Martyrologe romain associe directement Bibiane à cette basilique romaine, dont le nom fut consacré à la sainte par le pape Simplice au Ve siècle.
Prénoms dérivés et variantes : Viviane, Viviana, Vivienne, Vivianne, Vivien, Vivian, Vivette.
Le saviez-vous ?
À Rome, l’église dédiée à sainte Bibiane, également appelée Viviane, marque les débuts du Bernin comme architecte. En 1624-1625, à la demande du pape Urbain VIII, il rénove cet ancien sanctuaire et lui donne une nouvelle façade précédée d’un portique. Ce premier chantier architectural conserve la structure de l’église ancienne tout en lui apportant une façade baroque.
Vie, histoire et traditions
Sainte Viviane
Martyre des premiers siècles, sainte Viviane, également connue sous le nom de sainte Bibiane, est vénérée à Rome depuis l'Antiquité. Son culte s'est progressivement diffusé en Europe, où il s'est enrichi de traditions populaires.
Patronne des buveurs de bière.
Une ancienne tradition d'Europe centrale associait le temps observé le jour de la Sainte Viviane à la future récolte de l'orge, indispensable au brassage de la bière. Ce lien avec le calendrier agricole conduisit confréries et amateurs de bière à la considérer comme leur protectrice.
La basilique Sainte-Bibiane, à Rome, demeure le principal sanctuaire consacré à la sainte.
Construite dès le Ve siècle sur le lieu traditionnel de son martyre, elle conserve une mémoire ancienne de son culte. Sa façade baroque et la célèbre statue sculptée par Le Bernin rappellent l'importance durable de sainte Viviane dans le patrimoine religieux de la Ville éternelle.
Le saviez-vous ? Dans plusieurs régions brassicoles d'Europe centrale, le temps de la Sainte Viviane était observé avec attention : un ciel favorable était réputé annoncer une bonne récolte d'orge et, par conséquent, une bière abondante l'année suivante.
Saints de l'Église orthodoxe du 2 décembre
Plusieurs saints célébrés le 2 décembre occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Chromace, évêque d’Aquilée associé aux grandes traditions chrétiennes du nord de l’Italie († 406).
- Constantien, abbé de Javron lié aux traditions monastiques du Maine († 570).
- Loup, évêque de Vérone lié aux anciennes traditions religieuses italiennes.
- Pierre Chrysologue, archevêque de Ravenne et père de l’Église renommé pour son éloquence spirituelle (406-450).
- Viviane, vierge martyre à Rome vénérée dans les premiers calendriers chrétiens. Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 2 décembre
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
Saint Bibiana, vierge et martyre romaine des premiers siècles chrétiens.
Saints bretons du 2 décembre
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Tadeg, forme bretonne de Tadg encore visible dans plusieurs traditions celtiques.
- Sainte Viviane, martyre romaine associée aux anciens calendriers d’hiver.
Repères liturgiques du 2 décembre 2026
- Temps liturgique
- Avent
- Jour liturgique
- Mercredi de la 1re semaine de l'Avent
Cette journée s’inscrit dans le Avent.
Saint du jour selon l'Église catholique
Bienheureux Jean Ruysbroeck (+ 1381)
Originaire du village belge dont il porte le nom, il est appelé "Ruysbroeck l'admirable". Son oncle, prêtre de Sainte-Gudule à Bruxelles se chargea de son éducation. Jean fut ordonné prêtre à 24 ans. Il sera chapelain de Sainte-Gudule vingt-cinq ans durant. Tout en poursuivant ses activités sacerdotales dans la paroisse, il écrivit plusieurs ouvrages mystiques par lesquels il cherche à faire partager son intense vie contemplative : "Les sept clôtures", "La pierre étincelante", "Le royaume des amants". C'est un regard aigu qu'il pose sur le monde et sur l'Eglise de son temps : il voit la cause de tous les maux dans la pauvreté de la vie intérieure. Mais, dans le même temps, il s'attaque aux illuminés qui cherchent à dévoyer les fidèles et à les entraîner sur les chemins d'une mystique hors de l'Eglise. A 50 ans, il se retire avec quelques amis dans un petit ermitage de la vallée de Groenendal, adopte la règle de saint Augustin et devient prieur d'une petite communauté durant les trente-huit années du restant de sa vie. Il compose beaucoup d'autres ouvrages mystiques : "Les noces spirituelles", "Les sept clôtures", "Le livre de la plus haute vérité", etc. jouant ainsi un rôle important de maître spirituel que l'on vient consulter de loin et que l'on consulte encore, car il est d'une étonnante actualité.
"Voici mon âme et mon cœur comme des vases. Remplissez-les, mon Dieu. Je serai magnanime et audacieux. Je suis rempli de vous et je désire encore. Voilà bien la vie d’union contemplative offerte aux âmes libres qui adhèrent à Dieu seul. Il demeure en eux et ils demeurent en lui."
(Jean Ruysbroeck - La pierre étincelante)
Source : Conférence des évêques de France
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