SAINT DU JOUR
Saint du : Saint Renaud
Le 17 septembre est consacré à Saint Renaud, dont le nom demeure lié aux usages populaires et aux anciennes fêtes calendaires.
Saint du jour 17 septembre
Renaud est un prénom masculin d’origine germanique formé à partir de ragin, « conseil », et wald, « gouverner ».
Saint Renaud († vers 1104), chanoine à Saint-Jean-des-Vignes de Soissons, se retira ensuite comme ermite dans la forêt de Craon, puis à Mélinais.
Son parcours s’inscrit dans la tradition des ermites et des communautés religieuses établies dans les grands espaces forestiers de l’Ouest de la France.
Le prénom Renaud évoque également les récits chevaleresques médiévaux et les anciennes chansons de geste françaises.
Formes et variantes : Renauld, Reinold, Reynaud, Reynald, Rinaldo.
Saint patron du jour 17 septembre
Saint Lambert
Évêque de Maastricht au VIIe siècle, saint Lambert fut l'une des grandes figures de l'évangélisation des anciens Pays-Bas. Son martyre est à l'origine du développement religieux et urbain de Liège.
Patron de la ville de Liège.
Après sa mort, son tombeau attira de nombreux pèlerins et un important sanctuaire s'éleva autour de ses reliques. La cité de Liège se développa autour de ce lieu de pèlerinage et choisit naturellement saint Lambert comme protecteur.
La cathédrale Saint-Paul de Liège, en Belgique, perpétue aujourd'hui sa mémoire.
Depuis la disparition de l'ancienne cathédrale Saint-Lambert à la fin du XVIIIe siècle, les principales reliques du saint y sont conservées. La vaste place Saint-Lambert, aménagée sur l'emplacement de l'ancien sanctuaire, rappelle encore le rôle fondateur qu'il joua dans l'histoire de la cité.
Le saviez-vous ? Pendant près de huit siècles, l'imposante cathédrale Saint-Lambert domina le paysage de Liège. Détruite durant la Révolution liégeoise, elle a disparu, mais les vestiges de ses fondations peuvent encore être découverts sous la place qui porte aujourd'hui le nom du saint.
Saints de l'Église orthodoxe du 17 septembre
Plusieurs saints célébrés le 17 septembre occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Colombe, moniale martyre de Cordoue dans les traditions chrétiennes espagnoles médiévales († 853).
- Floscel, martyr d’Autun dans les traditions chrétiennes de Bourgogne.
- Lambert, évêque de Maastricht et martyr, encore très présent dans plusieurs traditions populaires belges et rhénanes († 709).
- Materne, premier évêque de Cologne associé aux débuts du christianisme rhénan († 325).
- Rouin, abbé de Beaulieu en Argonne lié aux traditions monastiques de Lorraine et Champagne († 690). Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 17 septembre
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
The Stigmata of Saint Francis, mémoire de la réception des stigmates par saint François d’Assise au mont Alverne.
Saint Lambert, évêque de Maastricht martyrisé au VIIe siècle dans les Pays-Bas mérovingiens.
Saint Robert Bellarmine, cardinal jésuite et docteur de l’Église durant la Contre-Réforme.
Saints bretons du 17 septembre
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Urfol, prénom breton rare encore visible dans certaines mémoires locales.
- Saint Robert Bellarmin, cardinal jésuite et théologien majeur de la Contre-Réforme.
- Saint Lambert, évêque martyr lié aux traditions chrétiennes des anciens Pays-Bas.
Repères liturgiques du 17 septembre 2026
- Temps liturgique
- Temps ordinaire
- Jour liturgique
- Jeudi de la 24e semaine du Temps ordinaire
- Mémoires facultatives
-
- Saint Robert Bellarmin
- Sainte Hildegarde de Bingen
En ce jeudi du Temps ordinaire, deux mémoires facultatives sont proposées : saint Robert Bellarmin et sainte Hildegarde de Bingen.
Saint du jour selon l'Église catholique
Sainte Hildegarde de Bingen (+ 1179)
Elle était d’une famille noble germanique. Très jeune, on la confie au couvent de Disbodenberg, un monastère double, sur les bords du Rhin, où moines et moniales chantent la louange divine en des bâtiments mitoyens. Devenue abbesse, elle s’en va fonder une autre communauté à Bingen, puis une à Eibingen. Elle voyage, va où on l’appelle, prêche dans les cathédrales et les couvents, correspond avec toutes les têtes couronnées, les pontifes de son temps, saint Bernard et bien d’autres. Elle plaide pour une réforme radicale de l’Eglise. Depuis sa petite enfance, elle est favorisée de visions exceptionnelles. Par obéissance, elle les couchera sur le papier. Ses récits apocalyptiques (au sens littéral de dévoilement des fins dernières) donnent de l’univers une vision étonnante de modernité où la science actuelle peut se reconnaître (création continue, énergie cachée dans la matière, magnétisme) mais qui peut aussi apaiser la soif actuelle de nos contemporains tentés par le "Nouvel Age" : "Le monde ne reste jamais dans un seul état", écrit-elle. L’essentiel de sa pensée réside dans le combat entre le Christ et le prince de ce monde, au coeur d’un cosmos conçu comme une symphonie invisible. Dante lui emprunta sa vision de la Trinité.
"Cette multitude des anges a une raison d’être qui est liée à Dieu plus qu’à l’homme et elle n’apparaît aux hommes que rarement. Certains anges, cependant, qui sont au service des hommes, se révèlent par des signes, quand il plaît à Dieu."
(Sainte Hildegarde - Le livre des œuvres divines)
Source : Conférence des évêques de France
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