SAINT DU JOUR
Saint du : Saint Christian
Dans le calendrier traditionnel, le 12 novembre correspond à la fête de Saint Christian, célébrée dans plusieurs pays de tradition chrétienne.
Saint du jour 12 novembre
Christian est un prénom masculin issu du latin Christianus, « chrétien », c’est-à-dire « disciple du Christ ».
Saint Christian (†1003), serviteur polonais d’une communauté missionnaire établie en Pologne, fut pendu lors de l’attaque nocturne qui coûta également la vie à Benoît, Jean, Matthieu et Isaac ; tous cinq sont honorés comme les cinq martyrs de Pologne.
Le 12 novembre est également la mémoire obligatoire de saint Josaphat Kuntsevych (1580-1623), moine basilien puis archevêque de Polotsk, grande figure de l’Église ruthène de tradition byzantine unie à Rome.
Né dans une famille orthodoxe, Josaphat œuvra à l’union avec Rome tout en défendant la liturgie et les traditions byzantines ; il fut tué à Vitebsk en 1623 au cours de violents conflits religieux.
Peu après le martyre des cinq frères, saint Bruno de Querfurt leur consacra la Vita quinque fratrum martyrum, l’une des principales sources anciennes sur leur vie et leur mort en 1003.
Prénoms dérivés et variantes : Christian, Christiane, Christianus, Christiaan, Kristian, Cristian, Cristiano, Chrétien, Chris.
Le saviez-vous ?
Parmi les « cinq frères » martyrs de Pologne, saint Christian occupait une fonction bien concrète : il préparait les repas de la communauté. Ce cuisinier polonais partagea le sort de Benoît, Jean, Isaac et Matthieu, tués par des brigands en 1003. Le récit de Bruno de Querfurt, rédigé quelques années après leur mort, lui conserve une place aux côtés des quatre religieux.
Vie, histoire et traditions
Saint René d'Angers
Évêque d'Angers au Ve siècle, saint René compte parmi les grandes figures de l'Église d'Anjou. Son souvenir est resté vivant dans l'Ouest de la France, où son culte accompagna longtemps la vie des campagnes.
Patron des sabotiers.
Les artisans fabriquant les sabots en bois le choisirent comme protecteur dès le Moyen Âge. Dans les régions forestières, où le sabot constituait la chaussure quotidienne des paysans, son patronage symbolisait un métier modeste mais essentiel à la vie rurale.
L'église Saint-René, à Angers, perpétue la mémoire de l'ancien évêque, dont le souvenir demeure étroitement lié à l'histoire religieuse de l'Anjou.
Depuis des siècles, la ville d'Angers conserve la mémoire de saint René. Son culte accompagna le développement des paroisses angevines et resta profondément associé aux traditions rurales de la région.
Le saviez-vous ? Jusqu'au début du XXe siècle, les sabotiers installaient souvent leur atelier au cœur des forêts afin de façonner les sabots dans des troncs fraîchement abattus. Ce métier itinérant a durablement marqué les paysages et les traditions des campagnes françaises.
Saints de l'Église orthodoxe du 12 novembre
Plusieurs saints célébrés le 12 novembre occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Jean le Miséricordieux, également appelé Jean l’Aumônier, patriarche d’Alexandrie au début du VIIe siècle.
- Nil l’Ascète, moine et auteur spirituel du Ve siècle, traditionnellement associé au Sinaï.
- Achija, également appelé Ahija, prophète de Silo qui annonce à Jéroboam son règne sur dix tribus d’Israël dans le premier livre des Rois.
- Athanase Todoran, Basile de Mocod, Grégoire de Zagra et Basile de Telciu, martyrs et confesseurs de Năsăud, en Transylvanie, exécutés en 1763 après leur opposition aux mesures militaires et religieuses des autorités habsbourgeoises. Ils sont commémorés ensemble dans l’Église orthodoxe roumaine.
- Martin de Todi, également appelé Martin Ier, pape de Rome et confesseur de la foi, mort en exil en 655 ; la translation de ses reliques est commémorée le 12 novembre.
- Théodore le Studite, abbé du monastère du Stoudion à Constantinople et défenseur de la vénération des icônes († 826), commémoré le 12 novembre dans l’usage de l’Église orthodoxe des Gaules et le 11 novembre dans le calendrier byzantin.
- Martin de Tours, évêque de Tours († 397), commémoré le 12 novembre dans le synaxaire grec, tandis que les usages occidentaux retiennent généralement le 11 novembre.
- Cunibert, évêque de Cologne au VIIe siècle.
- René d’Angers, honoré comme évêque d’Angers dans une tradition dont la biographie est légendaire. Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 12 novembre
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
Saint Martin I, pape et martyr exilé pour sa défense de la foi chrétienne orthodoxe.
Saint Josaphat, archevêque et martyr de l’unité entre Orient et Occident chrétiens.
Saints bretons du 12 novembre
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Kristen et Tristan, noms associés aux traditions bretonnes et aux récits médiévaux celtiques.
- Saint Josaphat, archevêque martyr lié aux traditions chrétiennes d’Europe orientale.
Repères liturgiques du 12 novembre 2026
- Temps liturgique
- Temps ordinaire
- Célébration du jour
- Saint Josaphat
En ce jeudi du Temps ordinaire, l’Église célèbre saint Josaphat.
Saint du jour selon l'Église catholique
Saint Josaphat (+ 1623)
Né en Volhynie, il est encore adolescent à l'époque de l'Union de Brest (1596) où une partie de l'Eglise d'Ukraine se rattache à Rome et constitue l'Eglise gréco-catholique ou Eglise ruthène. A vingt ans, il entre au monastère de la Sainte Trinité à Vilnius, alors dans le royaume polono-lituanien, dans un monastère de l'ordre basilien. A trente ans, il en devient l'un des supérieurs. Déchiré en lui-même par cette séparation entre catholiques romains et orthodoxes, il se dévoue à la cause de l'unité, polémique avec les orthodoxes tout en gardant une grande douceur. Nommé évêque de Polock en 1617, il se trouve dans une région où les antagonismes sont exacerbés plus encore par des considérations politiques et culturelles que par des points de vue religieux. Au cours d'une émeute provoquée par des intégristes orthodoxes, alors qu'il accomplissait une visite pastorale à Vitebsk, il est lynché et jeté dans le fleuve, martyr pour son attachement à l'Eglise romaine. Ses reliques se trouvent dans la basilique Saint-Pierre du Vatican.
"Vous me haïssez à mort. Par contre, je vous porte en mon cœur et serais content de mourir pour vous."
(Saint Josaphat à ses ennemis)
Source : Conférence des évêques de France
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