SAINT DU JOUR
Saint du : Sainte Isabelle
Le 22 février, le calendrier des saints met à l'honneur Sainte Isabelle, une figure associée aux traditions religieuses et au patrimoine culturel.
Saint du jour 22 février
Isabelle est un prénom féminin, forme française de Isabel, elle-même forme médiévale d’Élisabeth, issue de l’hébreu Elisheva, généralement interprété comme « mon Dieu est serment ».
Bienheureuse Isabelle de France (1225-1270), fille du roi Louis VIII et de Blanche de Castille et sœur de saint Louis, refusa plusieurs projets de mariage princier afin de consacrer sa vie à la prière et à la charité.
À partir de 1255, elle fonda à Longchamp, près de Paris, un monastère féminin franciscain consacré à l’Humilité de Notre-Dame, avec le soutien de son frère Louis IX.
Elle participa à l’élaboration d’une règle propre pour cette communauté, avec l’aide de théologiens franciscains ; celle-ci fut approuvée par Alexandre IV en 1259 puis révisée et approuvée par Urbain IV en 1263.
Isabelle ne prononça pas de vœux religieux et vécut ses dernières années dans une maison proche du monastère ; morte le 23 février 1270, elle reçut en 1521 de Léon X la reconnaissance de son culte avec le titre de bienheureuse.
Prénoms dérivés et variantes : Isabel, Isabella, Isabeau, Isabèl.
Le saviez-vous ?
Isabelle de France, sœur de saint Louis, fonda le monastère de Longchamp sans devenir elle-même moniale. À partir de 1260, elle vécut dans une petite maison auprès de la communauté, partageant sa prière sans faire profession religieuse. Elle participa pourtant à la rédaction de sa règle, avec l’aide de théologiens franciscains, dont saint Bonaventure.
Vie, histoire et traditions
La Chaire de saint Pierre
Cette fête célèbre la mission confiée par le Christ à saint Pierre, premier évêque de Rome et chef des Apôtres. Elle rappelle la continuité de son ministère à travers les papes, successeurs de Pierre.
Symbole de l'unité de l'Église catholique et du Saint-Siège.
La chaire ne désigne pas seulement un siège, mais l'autorité d'enseignement confiée à saint Pierre. Depuis les origines du christianisme, elle symbolise la mission de transmettre fidèlement la foi au sein de l'Église.
La basilique Saint-Pierre, au Vatican.
Dominant l'abside de la basilique, le monumental reliquaire conçu par Le Bernin met en valeur l'ancienne cathèdre traditionnellement associée à saint Pierre. Chef-d'œuvre du baroque, il demeure l'un des symboles les plus remarquables de la papauté.
Le saviez-vous ? Réalisée entre 1657 et 1666, la spectaculaire Chaire de saint Pierre semble portée par quatre grands docteurs de l'Église. Une lumière dorée traversant un vitrail représentant la colombe du Saint-Esprit renforce l'impression d'élévation voulue par Le Bernin.
Sainte Marguerite de Cortone
Après une jeunesse marquée par les épreuves, sainte Marguerite de Cortone choisit une vie de pénitence, de prière et de charité. Cette grande figure franciscaine du XIIIe siècle consacra son existence aux plus démunis.
Patronne des mères célibataires, des repenties et des sans-abri.
Sa profonde conversion et son accueil des personnes rejetées par la société expliquent qu'elle soit devenue la protectrice de ceux qui cherchent un nouveau départ, ainsi que des plus fragiles et des personnes sans foyer.
La ville de Cortone, en Toscane.
Le sanctuaire de sainte Marguerite, qui domine la ville de Cortone, conserve son tombeau et perpétue son souvenir. Ce lieu de pèlerinage rappelle l'œuvre de celle que l'on surnomme souvent la « Madeleine franciscaine ».
Le saviez-vous ? Après sa conversion, sainte Marguerite de Cortone fonda un hôpital destiné à accueillir les pauvres et les malades. Cette œuvre de charité contribua largement à sa réputation de sainte proche des exclus et des personnes en détresse.
Saints de l'Église orthodoxe du 22 février
Plusieurs saints célébrés le 22 février occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Abylius, patriarche d’Alexandrie dans les premiers siècles du christianisme († 98).
- Apias, évêque d’Hiérapolis en Phrygie dans les anciens calendriers orientaux († 130).
- Aristion, disciple du Seigneur mentionné dans les premières traditions chrétiennes.
- Mathusalem, patriarche biblique associé aux grandes généalogies de l’Ancien Testament.
- Maximien, évêque de Ravenne associé aux traditions chrétiennes byzantines d’Italie († 556).
- Paschase, évêque de Vienne lié aux traditions chrétiennes gallo-romaines († 312). Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 22 février
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
Saint Peter’s Chair at Antioch, fête rappelant le ministère apostolique de saint Pierre avant son arrivée à Rome.
Saint Margaret of Cortona, pénitente italienne devenue figure spirituelle franciscaine.
Saints bretons du 22 février
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Saint Evarzheg, personnage religieux breton mentionné dans quelques anciens calendriers paroissiaux.
- Sainte Aesa, figure féminine des traditions chrétiennes celtiques armoricaines.
- Sainte Izabell, forme bretonne d’Élisabeth, intégrée aux traditions populaires régionales.
Saint du jour selon l'Église catholique
Bienheureuse Isabelle de France (+ 1270)
Vierge. Ce n’est pas une princesse de légende. Nous avons d’elle le portrait vivant qu’a écrit l’une de ses dames d’honneur, Agnès d’Harcourt, qui deviendra par la suite abbesse de Longchamp. Dès son plus jeune âge, cette soeur du roi saint Louis fut attirée par les choses célestes. Elle était gracieuse et belle, en sa jeunesse, mais de santé chétive. Près de sa mère, elle tint son rang au palais royal, mais passait beaucoup de temps avec les pauvres. Elle réussit à ne point se laisser marier à Conrad, le fils de l’empereur Frédéric II, malgré les instances du pape. Après la mort de Blanche de Castille, elle résolut de vivre à l’écart du monde et passa le reste de sa vie dans une petite maisonnette, près du couvent de Longchamp qu’elle avait bâti à Paris pour les clarisses et qu’elle consacra à "l’Humilité de Notre-Dame". Elle y mena une vie d’austérité et de prière, sans prononcer pour autant des voeux de religion.
"Toi qui l’aimes comme une Mère, cherche à égaler son humilité, sa pureté, sa pauvreté, son obéissance. Imite-la dans son amour de Dieu et du prochain et dans ses autres vertus."
(Michel de Saint-Augustin - 17ème siècle)
Source : Conférence des évêques de France
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