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SAINT DU JOUR

Saint du : Sainte Clémence

Chaque année, le 21 mars, le nom de Sainte Clémence est associé à cette journée du calendrier traditionnel.

🙏 Saint du 21 mars
Sainte Clémence
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Sainte Léa

Saint du jour 21 mars

Clémence est un prénom féminin issu du latin Clementia, forme féminine rattachée à Clemens et Clementius, de clemens, « doux », « clément » ou « miséricordieux ».

Bienheureuse Clémence de Hohenberg (+1176), fille du comte Adolphe de Hohenberg, entra au monastère féminin d’Oeren, à Trèves, où elle mena une vie religieuse jusqu’à sa mort.

Les sources divergent sur sa vie antérieure : certaines la présentent comme épouse puis veuve du comte de Sponheim, tandis que des traditions anciennes indiquent qu’elle fut seulement fiancée à Craffo de Sponheim et renonça au mariage pour entrer au monastère.

Les Acta Sanctorum, s’appuyant sur la chronique de Sponheim de Jean de Trittenheim, rapportent que Craffo consentit à son choix de vie religieuse et que Clémence mourut à Oeren le 21 mars 1176.

Sa mémoire demeure liée à l’ancien monastère d’Oeren, devenu plus tard Saint-Irminen, l’une des grandes communautés féminines historiques de Trèves.

Prénoms dérivés et variantes : Clementia, Clemencia, Clemency, Clémentine.

Le saviez-vous ?

Les récits consacrés à la bienheureuse Clémence divergent sur son entrée au monastère : l’un raconte qu’elle renonça au mariage et que son fiancé devint lui aussi religieux ; un autre la présente comme une veuve devenue bénédictine à Trèves. Ces versions ne permettent donc pas de raconter son parcours conjugal comme une histoire certaine.

Vie, histoire et traditions

Saint Nicolas de Flüe

Ermite suisse du XVe siècle, saint Nicolas de Flüe, plus connu sous le nom de Frère Nicolas, est l'une des grandes figures spirituelles de la Suisse. Sa sagesse et son sens de la médiation ont profondément marqué l'histoire du pays.

Patron de la Confédération suisse.

Son intervention lors des tensions qui menaçaient d'opposer les cantons permit de préserver leur unité. Devenu un symbole de paix, de réconciliation et de concorde, il est naturellement considéré comme le protecteur de la Suisse.

Son ermitage de Flüeli-Ranft, dans le canton d'Obwald, demeure le principal lieu de mémoire consacré à saint Nicolas de Flüe.

C'est dans ce vallon paisible que magistrats, pèlerins et simples fidèles venaient solliciter ses conseils. Aujourd'hui encore, ce sanctuaire incarne l'idéal de paix et d'unité auquel son nom reste indissociablement attaché.

Le saviez-vous ? Connu sous le nom de Frère Nicolas, il est traditionnellement représenté en ermite. Selon une ancienne tradition, il aurait vécu près de vingt ans sans autre nourriture que l'Eucharistie, un fait qui contribua largement à sa renommée dans toute l'Europe.

Saints de l'Église orthodoxe du 21 mars

Plusieurs saints célébrés le 21 mars occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.

Saints du calendrier anglophone, 21 mars

Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :

Saint Benedict, père du monachisme occidental et auteur de la célèbre règle bénédictine.

Saint Nicholas of Flue, ermite suisse et figure de paix nationale en Suisse.

Saints bretons du 21 mars

Dans le calendrier breton, on célèbre également :

Saint du jour selon l'Église catholique

Saint Nicolas de Flüe (+ 1487)

Cet herbager du centre de la Suisse, du canton d’Unterwald, eut une grande influence dans les cantons de langue germanique qui ont été à la naissance de la Confédération helvétique. Malgré son penchant pour la méditation solitaire, il ne suivit pas immédiatement ce qui était sa vocation première. Il épousa une femme courageuse, Dorothée Wiss, qui lui donna cinq filles et cinq fils. Il tenait sa place dans la vie politique du canton comme conseiller, mais aussi comme officier dans l’armée. Mais ce bon père de famille, cet homme d’un grand civisme, se retire dans un lieu solitaire pour prier chaque fois qu’il le peut. A cinquante ans, n’y tenant plus, celui qu’on appelle familièrement "Bruder Claus", frère Nicolas, se laisse happer par la contemplation. Il demande à sa femme et à ses grands enfants l’autorisation de se consacrer entièrement à Dieu. Permission accordée qui devrait mériter à Dorothée aussi la reconnaissance de l’Eglise pour l’héroïcité de ses vertus. Nicolas s’enfonce dans la prière. Les visions mystiques deviennent de plus en plus nombreuses. Son jeûne est absolu, scrupuleusement vérifié par des espions de l’évêque du lieu. Curieusement, plus il s’isole, plus il influence la politique de son pays. On vient lui demander conseil, il dicte ses recommandations, toujours en faveur de la paix et de la concorde. Et c’est ainsi qu’il sauva sa patrie en 1471, lors de l’invasion de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, qui voulait l’annexer et en 1481, quand il rédigea en une nuit une constitution qui empêcha Unterwald de quitter les autres cantons, au risque de la désagrégation de la Confédération.

"Seigneur Dieu, enlevez-moi tout ce qui m’éloigne de vous. Seigneur Dieu, donnez-moi tout ce qui me rapproche de vous. Prenez-moi à moi et donnez-moi tout à vous."

(Prière de saint Nicolas de Flüe)

Source : Conférence des évêques de France

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