SAINT DU JOUR
Saint du : Saint Sidoine et Saint Saens
La fête de Saint Sidoine et Saint Saens, célébrée le 14 novembre, perpétue une ancienne tradition du calendrier des saints.
Saint du jour 14 novembre
Sidoine est un prénom masculin issu du latin Sidonius, « originaire de Sidon », ancienne cité phénicienne correspondant à l’actuelle Saïda, au Liban ; dans le cas de saint Sidoine/Saëns, Sidonius pourrait toutefois être la latinisation du prénom irlandais Sétna.
Saint Sidoine, appelé également saint Saëns († après 684), était un moine d’origine irlandaise qui mena d’abord la vie monastique à Jumièges, en Neustrie.
Il séjourna ensuite au monastère d’Hério, sur l’île de Noirmoutier, sous la direction de saint Philibert, avant de revenir en Neustrie.
Il fonda dans la vallée de la Varenne un monastère qui prit progressivement son nom et donna naissance à l’actuelle commune de Saint-Saëns, en Seine-Maritime.
Des traditions anciennes rapportent également qu’il accompagna saint Ouen, évêque de Rouen, lors d’un pèlerinage à Rome avant d’établir sa communauté dans la vallée de la Varenne.
Prénoms dérivés et variantes : Sidoine, Sidonius, Sidonie, Sidonia, Saëns.
Le saviez-vous ?
Sidoine et Saëns désignent ici le même saint : un moine du VIIe siècle dont le souvenir subsiste dans le nom de Saint-Saëns, en Seine-Maritime. Le bourg s’est développé autour du monastère qu’il fonda sur les rives de la Varenne. Le nom de cette commune normande conserve ainsi une forme moins immédiatement reconnaissable du prénom Sidoine.
Vie, histoire et traditions
Saint Ruf d'Avignon
Considéré par la tradition comme le premier évêque d'Avignon, saint Ruf est l'une des figures fondatrices du christianisme dans la vallée du Rhône. Son culte se développa très tôt autour de son tombeau et de l'abbaye qui porta son nom.
Patron du diocèse d'Avignon.
Vénéré comme le premier pasteur de la communauté chrétienne d'Avignon, saint Ruf est devenu le protecteur naturel du diocèse. Son souvenir demeure étroitement lié aux origines de l'Église avignonnaise.
Les vestiges de l'abbaye Saint-Ruf, à Avignon, perpétuent la mémoire du saint.
Fondée près de son tombeau, cette abbaye donna naissance à une importante congrégation de chanoines réguliers dont l'influence s'étendit dans une grande partie de l'Europe médiévale. Ses vestiges rappellent encore aujourd'hui le rayonnement spirituel de saint Ruf.
Le saviez-vous ? L'ordre de Saint-Ruf, né à Avignon au XIe siècle, joua un rôle majeur dans la réforme des communautés de chanoines. De nombreuses abbayes d'Europe adoptèrent sa règle, prolongeant pendant des siècles l'héritage du saint.
Saints de l'Église orthodoxe du 14 novembre
Plusieurs saints célébrés le 14 novembre occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Philippe, l’un des douze apôtres, originaire de Bethsaïde en Galilée, commémoré le 14 novembre dans le calendrier orthodoxe.
- Grégoire Palamas, archevêque de Thessalonique et théologien orthodoxe († 1359), défenseur de l’hésychasme, une pratique de prière fondée sur le silence intérieur et l’invocation du nom de Jésus.
- Justinien, empereur byzantin († 565), commémoré dans les calendriers orthodoxes. Il fit reconstruire Sainte-Sophie à Constantinople et convoqua le concile de Constantinople de 553.
- Théodora, impératrice byzantine et épouse de Justinien († 548), commémorée avec lui le 14 novembre dans les calendriers orthodoxes.
- Constantin d’Hydra, martyr grec originaire de l’île d’Hydra, pendu à Rhodes en 1800 après être revenu à la foi chrétienne et l’avoir professée publiquement.
- Saëns, également appelé Sidoine, moine de Jumièges puis abbé en Normandie au VIIe siècle.
- Vénérand, martyr de Troyes sous l’empereur Aurélien, au IIIe siècle.
- Vénérande, vierge et martyre traditionnellement située au IIe siècle, commémorée dans certains calendriers orthodoxes de saints occidentaux. Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 14 novembre
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
Saint Josaphat, martyr ukrainien de la communion ecclésiale.
Saint Laurence O’Toole, archevêque de Dublin et figure spirituelle de l’Irlande médiévale.
Saints bretons du 14 novembre
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Devrig, ancien prénom breton lié aux traditions monastiques armoricaines.
- Saint Sidoine Apollinaire, écrivain gallo-romain et évêque de Clermont.
Repères liturgiques du 14 novembre 2026
- Temps liturgique
- Temps ordinaire
- Jour liturgique
- Samedi de la 32e semaine du Temps ordinaire
- Mémoire facultative
- La Vierge Marie
En ce samedi du Temps ordinaire, la mémoire facultative de la Vierge Marie peut être célébrée.
Saint du jour selon l'Église catholique
Saint Grégoire Palamas (+ 1360)
Etudiant, il fut touché par la quête spirituelle très ardente que connut cette fin de l'empire byzantin. A vingt ans, il se rend au mont Athos et se fait moine dans un petit ermitage, en retrait des grands monastères. C'est là qu'il découvre la contemplation fondée sur la paix du cœur et la répétition du nom de Jésus Sauveur. Ce courant mystique est attaqué par un philosophe calabrais qui veut le faire déclarer hérétique. Saint Grégoire lui tient tête et il prend la défense des moines qu'on appelle "hésychastes" en fondant cette expérience spirituelle sur une théologie fondamentale distinguant en Dieu l'inaccessible (l'essence) et le participable (les énergies). Une grande controverse s'ensuivit, mais après plusieurs années de luttes, la doctrine de Palamas fut officiellement adoptée par l'Eglise byzantine. Saint Grégoire devint même évêque de Thessalonique. Même si la théologie est encore discutée entre l'Orient et l'Occident, la spiritualité hésychaste est adoptée actuellement par de nombreux fidèles de l'Eglise d'Occident.
"Lorsque l’âme est transportée et comme mise en mouvement par l’amour irrésistible envers l’Unique Désirable, le cœur se met lui aussi en mouvement, indiquant par des bonds spirituels qu’il est en communion avec la grâce, comme s’il s’élançait d’ici-bas pour rencontrer le Seigneur."
(Saint Grégoire Palamas – "Triade")
Source : Conférence des évêques de France
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