SAINT DU JOUR
Saint du : Sainte Béatrice
Le 13 février, le calendrier des saints met à l'honneur Sainte Béatrice, une figure associée aux traditions religieuses et au patrimoine culturel.
Saint du jour 13 février
Béatrice est un prénom féminin, forme française du latin Beatrix. Son étymologie est discutée : Beatrix est probablement issu de Viatrix, féminin de Viator, « voyageur », sa graphie ayant ensuite été influencée par le latin beatus, « heureux » ou « bienheureux ».
Bienheureuse Béatrice d’Ornacieux (vers 1260-1303), née à Ornacieux dans le Dauphiné, entra à l’âge de treize ans à la chartreuse de Parménie, en Isère.
Devenue prieure, elle fut envoyée en 1300 fonder la chartreuse d’Eymeux, dans la Drôme, où elle mourut en 1303.
Sa spiritualité fut particulièrement marquée par la contemplation eucharistique, la dévotion à la Vierge Marie et la méditation de la Passion du Christ.
Sa dépouille fut ramenée à Parménie vers 1309, où son tombeau devint l’objet d’un culte populaire ; elle fut béatifiée par le pape Pie IX en 1869.
Prénoms dérivés et variantes : Béatrix, Beatrix, Beatrice, Beatriz, Beatriu, Beatrise, Viatrix, Béa.
Le saviez-vous ?
La vie de la bienheureuse Béatrice d’Ornacieux fut racontée peu après sa mort par une autre moniale chartreuse, Marguerite d’Oingt. Celle-ci rédigea son récit en francoprovençal, une langue régionale distincte du français et de l’occitan. Destiné à nourrir la vie spirituelle des religieuses, ce texte conserve aussi un témoignage précieux de la langue médiévale de la région lyonnaise.
Vie, histoire et traditions
Bienheureux Jordan de Saxe
Successeur de saint Dominique à la tête de l'Ordre des Prêcheurs, le bienheureux Jordan de Saxe joua un rôle décisif dans l'essor des Dominicains au XIIIe siècle. Son éloquence et son rayonnement attirèrent de nombreuses vocations.
Protecteur des vocations dominicaines.
Par sa prédication auprès des universités et son attention aux jeunes étudiants, il encouragea de nombreux hommes à rejoindre l'Ordre dominicain. Son exemple en a fait une figure de référence pour les vocations religieuses dominicaines.
La basilique Saint-Dominique, à Bologne, en Italie.
Le bienheureux Jordan de Saxe repose dans la basilique où se trouve également le tombeau de saint Dominique. Ce haut lieu de la spiritualité dominicaine accueille encore aujourd'hui religieux, étudiants et pèlerins venus honorer les deux grandes figures fondatrices de l'ordre.
Le saviez-vous ? Excellent prédicateur, le bienheureux Jordan de Saxe aurait convaincu plusieurs milliers de jeunes universitaires d'embrasser la vie dominicaine, contribuant à la diffusion rapide de l'ordre dans toute l'Europe médiévale.
Saints de l'Église orthodoxe du 13 février
Plusieurs saints célébrés le 13 février occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Agabus, prophète du Nouveau Testament cité dans les premiers récits apostoliques.
- Fusca et Maura, vierges martyres de Ravenne dans les traditions chrétiennes italiennes († 250).
- Maura et Fusca, vierges martyres de Ravenne dans les traditions chrétiennes italiennes († 250).
- Polyeucte, martyr de Nicomédie encore honoré dans plusieurs traditions orientales († 259). Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 13 février
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
Saint Catherine of Ricci, mystique dominicaine florentine réputée pour ses extases spirituelles.
Saints bretons du 13 février
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Saint Gwengal, moine breton associé aux anciens ermitages du Léon.
- Sainte Liczenn, figure féminine des traditions chrétiennes populaires bretonnes.
Saint du jour selon l'Église catholique
Bienheureux Jourdain de Saxe (+ 1237)
L’un des tout premiers dominicains. C’est au cours de ses études à Paris qu’il rencontra, en 1219, saint Dominique. Il lui succéda d’ailleurs comme maître général de l’Ordre qu’il gouverna avec sagesse et prudence en ces temps où son expansion était rapide et considérable. Il sut garder l’esprit de son bienheureux Père. Il prêcha plusieurs carêmes à Paris et à Bologne, recrutant ainsi un grand nombre de disciples. C’est en revenant d’un pèlerinage en Terre Sainte qu’il périt, noyé, au large de Saint Jean d’Acre.
"Un laïc lui posa un jour cette question : "Le Pater a-t-il autant de mérite dans notre bouche, nous qui sommes laïcs et n’en connaissons pas toute la valeur, que dans la bouche de clercs qui savent ce qu’ils disent ? – Une pierre précieuse a toujours son prix, même dans la main de celui qui ne sait pas ce qu’elle vaut", lui répondit le bienheureux Jourdain."
(Vie de Jourdain de Saxe par Humbert)
"De même que la vie du corps se soutient par le mélange de la boisson et de la nourriture, ainsi pour que se développe la vie de l’âme, il faut alternativement passer de l’oraison à l’étude des saintes Ecritures."
(Réponse de Jourdain de Saxe à un frère)
Source : Conférence des évêques de France
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