SAINT DU JOUR
Saint du : Saint Vivien
Dans le calendrier traditionnel, le 10 mars correspond à la fête de Saint Vivien, célébrée dans plusieurs pays de tradition chrétienne.
Saint du jour 10 mars
Vivien est un prénom masculin, forme française du latin Vivianus, dérivé de vivus, « vivant ».
Saint Vivien, appelé Vivianus dans les sources anciennes, fut l’un des quarante soldats chrétiens martyrisés à Sébaste, en Petite-Arménie, vers 320 sous l’empereur Licinius.
Ayant refusé de sacrifier aux dieux, les quarante soldats furent condamnés à passer nus une nuit d’hiver sur un étang gelé près de Sébaste, l’actuelle Sivas en Turquie.
Un seul abandonna le groupe pour rejoindre un bain chaud préparé à proximité ; un gardien, impressionné par la constance des martyrs, prit alors sa place afin que leur nombre demeure quarante.
Leur martyre est attesté dès le IVe siècle par saint Basile de Césarée et leur culte se diffusa rapidement dans les Églises d’Orient et d’Occident.
Prénoms dérivés et variantes : Vivianus, Vivian, Viviano, Viviana, Viviane, Vivienne.
Le saviez-vous ?
Dans le récit des quarante martyrs de Sébaste, parmi lesquels la tradition compte saint Vivien, un gardien rejoint les condamnés après la défection de l’un d’eux. Cet épisode figure déjà dans une homélie de Basile de Césarée, au IVe siècle : le gardien se déclare chrétien et prend place auprès des soldats exposés au froid, maintenant ainsi leur nombre à quarante.
Vie, histoire et traditions
Saint Vivien
Évêque et martyr des premiers siècles, saint Vivien est honoré pour son dévouement pastoral et sa fidélité à la foi. Son culte s'est particulièrement développé dans le sud-ouest de la France.
Patron des marchands de tissus.
Les marchands d'étoffes le choisirent comme protecteur en raison des valeurs de droiture et d'honnêteté que la tradition lui attribue. Son patronage rappelait l'importance de la confiance dans les échanges commerciaux.
La ville de Saintes, en Charente-Maritime, conserve l'un des principaux héritages de saint Vivien.
Plusieurs églises et traditions locales témoignent encore de l'ancien rayonnement de son culte dans cette région, où sa mémoire s'est transmise au fil des siècles.
Le saviez-vous ? Au Moyen Âge, les grandes foires de draps et d'étoffes étaient souvent placées sous la protection d'un saint, symbole de loyauté et de confiance dans les transactions commerciales.
Saint Blanchard
Religieux honoré par plusieurs traditions locales, saint Blanchard est resté associé aux métiers du linge et du blanchissage, activités essentielles à la vie quotidienne avant l'ère industrielle.
Patron des blanchisseurs.
Le blanchissage, qui exigeait un savoir-faire exigeant et symbolisait la propreté, conduisit les blanchisseurs à placer leur métier sous sa protection. Il incarnait le soin apporté à un travail indispensable dans les villes comme dans les campagnes.
Plusieurs paroisses perpétuent encore la mémoire de saint Blanchard.
Les anciennes confréries de blanchisseurs y célébraient leur fête patronale et demandaient sa protection lors des bénédictions liées à leur profession, rappelant l'importance de ce métier dans la société d'autrefois.
Le saviez-vous ? Avant l'apparition des blanchisseries industrielles, le linge était lavé dans les lavoirs et blanchi au soleil sur de vastes prés, appelés prés de blanchiment, qui faisaient partie du paysage de nombreuses villes et villages.
Saints de l'Église orthodoxe du 10 mars
Plusieurs saints célébrés le 10 mars occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Attalius, abbé de Bobbio associé aux grands monastères italiens du haut Moyen Âge († 627).
- Doctrovée, abbé de Saint-Germain-des-Prés associé aux premières traditions religieuses parisiennes.
- Émilien, abbé de Lagny lié aux anciennes traditions monastiques franciliennes († 675).
- Macaire, évêque de Jérusalem associé aux premières traditions chrétiennes de Terre sainte († 335). Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 10 mars
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
The Forty Martyrs of Sebaste, soldats chrétiens martyrisés en Arménie sous l’Empire romain, très honorés dans les traditions orientales.
Saints bretons du 10 mars
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Saint Vellé, figure hagiographique bretonne conservée dans les traditions paroissiales anciennes.
Saint du jour selon l'Église catholique
Sainte Marie-Eugénie Milleret (+ 1898)
Née à Metz le 25 août 1817, elle partagea son enfance entre l’hôtel particulier des Milleret de Brou et la vaste propriété de Preisch, aux frontières du Luxembourg, de l’Allemagne et de la France. Comblée dans une famille incrédule dont le père voltairien est un haut fonctionnaire et la mère, excellente éducatrice, ne pratique que le formalisme religieux, elle connaîtra une véritable rencontre mystique avec Jésus Christ au jour de sa première communion : "Je ne l’ai jamais oublié." En 1830, son père ruiné doit vendre la manoir de Preisch puis l’hôtel de Metz. Ses parents se séparent en 1831 et elle vient à Paris avec sa mère qui sera emportée brutalement par le choléra en 1832. Elle est recueillie dans une riche famille amie, à Châlons. L’adolescente de 17 ans connaît alors le désarroi et la solitude dans les mondanités qui l’entourent : "Je passai quelques années à me questionner sur la base et l’effet des croyances que je n’avais pas comprises... Mon ignorance de l’enseignement de l’Eglise était inconcevable et pourtant j’avais reçu les instructions communes du catéchisme." (Lettre à Lacordaire - 1841) Son père la fait revenir à Paris. Durant le carême 1835, elle retrouve la lumière en entendant l’abbé Lacordaire prêcher à Notre-Dame. "Votre parole me donnait une foi que rien ne devait plus faire vaciller." "Ma vocation date de Notre-Dame" dira-t-elle plus tard. Elle se passionne alors pour le renouveau du christianisme de Lamennais, de Montalembert et de ses amis. Parmi eux, l’abbé Combalot dont elle entend les prédications à Saint-Eustache en mars 1837. Il rêvait de fonder une congrégation dédiée à Notre-Dame de l’Assomption, pour former les jeunes filles des milieux dirigeants, irréligieux pour la plupart. Elle rêvait de réaliser une vocation religieuse. Elle hésite d’abord à le suivre, puis elle acquiesce. En avril 1839, elles sont deux à se réunir pour cela rue Férou dont le changement de numérotation rend difficile la localisation et se retrouvent bientôt quatre dans un appartement, 104 rue de Vaugirard, étudiant la théologie, l’Ecriture Sainte et les sciences profanes. Kate O’Neill, une Irlandaise, est déjà là qui prendra Thérèse-Emmanuel comme nom de religieuse et dont la forte personnalité l’accompagnera toute sa vie de son amitié. Et c’est la rencontre avec l’abbé d’Alzon qui fondera les Pères de l’Assomption en 1845. Cette grande amitié durera 40 ans. Pétri des idées de Lamennais, attaché à l’Eglise, il l’entraîne, elle le modère. Il est combatif, elle le nuance. Les fondations ne se comptent plus à travers le monde. Rome reconnaît cette nouvelle congrégation en 1867. Les "Constitutions" de la Congrégation de l’Assomption seront définitivement approuvées le 11 avril 1888. Sa santé s’altère. Vaincue par la paralysie en 1897, elle n’aura plus que son regard pour exprimer son unique passion, le Christ ressuscité qu’elle rejoint le 10 mars 1898. Le 9 février 1975, le pape Paul VI béatifie celle qui, venue de l'incrédulité, a découvert la foi dans un amour passionné du Christ et s'est retrouvée fondatrice au cœur de l'Eglise. A Rome, le samedi 16 décembre 2006, le Pape Benoît XVI a autorisé la Congrégation des Causes des Saints à promulguer le Décret relatif au miracle attribué par l’intercession de la Bienheureuse Marie-Eugénie de Jésus (Anne-Eugénie Milleret de Brou) fondatrice des Religieuses de l’Assomption. . A Rome, le dimanche 3 juin 2007, le Pape Benoît XVI a canonisé Sainte Marie-Eugenie de Jésus.
"La vieillesse, un état où il ne reste plus que l’amour. Je n’ai plus qu’à être bonne."
(Sainte Marie Eugénie Milleret)
Source : Conférence des évêques de France
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