SAINT DU JOUR
Saint du : Sainte Florence
Le 1 décembre, la mémoire de Sainte Florence est célébrée à travers les usages du calendrier des fêtes.
Saint du jour 1 décembre
Florence est un prénom féminin issu du latin florere, « fleurir ».
Sainte Florence (IVe siècle) est une jeune chrétienne originaire du Poitou devenue religieuse après sa conversion.
Le prénom Florence connaît une grande popularité en Europe dès le Moyen Âge, notamment grâce au prestige culturel de la ville italienne de Florence pendant la Renaissance.
Associé à l’idée d’épanouissement et de vitalité, il conserve une élégance classique dans le monde francophone.
Prénoms dérivés : Florence, Flora, Floriane, Florencia.
Saint patron du jour 1 décembre
Saint Éloi
Évêque de Noyon au VIIe siècle et ancien orfèvre du roi mérovingien Dagobert Ier, saint Éloi demeure l'une des grandes figures des métiers de l'artisanat et du travail des métaux.
Patron des orfèvres, des forgerons, des graveurs, des mécaniciens, des maréchaux-ferrants, des horlogers, des chaudronniers, des mineurs et, plus largement, des artisans travaillant avec le marteau.
Saints de l'Église orthodoxe du 1 décembre
Plusieurs saints célébrés le 1 décembre occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Ayry, évêque de Verdun dans les traditions chrétiennes de Lorraine.
- Diodore et ses compagnons, martyrs de Rome dans les premiers calendriers chrétiens († 283).
- Éloi, évêque de Noyon, encore patron des orfèvres, forgerons et métiers du métal dans plusieurs traditions populaires européennes (588-660).
- Florence, vierge de Poitiers associée aux anciennes traditions chrétiennes du Poitou.
- Léonce, évêque de Fréjus lié aux anciennes traditions religieuses provençales († 432).
- Marien et ses compagnons, martyrs de Rome dans les premiers calendriers chrétiens occidentaux († 283).
- Nahum, prophète de l’Ancien Testament associé aux traditions bibliques hébraïques et chrétiennes.
- Olympias, martyr d’Amélia dans les traditions chrétiennes antiques († 303). Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 1 décembre
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
Saint Eligius (Éloi), évêque de Noyon, orfèvre devenu grand conseiller des rois mérovingiens et patron des artisans du métal.
Saints bretons du 1 décembre
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Alar et Bretoch, noms bretons liés aux anciennes traditions religieuses armoricaines.
- Saint Éloi, patron des forgerons, artisans du métal et maréchaux-ferrants dans les campagnes anciennes.
- Saint Charles de Foucauld, figure spirituelle française du désert saharien.
Repères liturgiques du 1 décembre 2026
- Temps liturgique
- Avent
- Jour liturgique
- Mardi de la 1re semaine de l'Avent
Cette journée s’inscrit dans le Avent.
Saint du jour selon l'Église catholique
Saint Eloi (+ 659)
Gallo-romain, "le bon saint Eloi" appartenait à une famille de paysans aisés qui travaillaient eux-mêmes leur domaine, à la différence de tant de grands propriétaires qui les faisaient cultiver par de nombreux esclaves. Il entra comme apprenti orfèvre dans un atelier où l’on frappait la monnaie royale selon les méthodes romaines anciennes. Ses qualités professionnelles allaient de pair avec une scrupuleuse honnêteté. Il a la confiance du roi qui lui demande de résider à Paris, comme orfèvre royal, fonctionnaire de la Trésorerie royale et conseiller à la cour. Nommé "monétaire" (fabricant de la monnaie de l’Etat) à Marseille, il rachètera de nombreux esclaves que l’on vendait sur le port. Rappelé à Paris, il reçoit, entre autres, la commande d’orner les tombes de sainte Geneviève et de saint Denis et réalise des châsses pour saint Germain, saint Séverin, saint Martin et sainte Colombe et de nombreux objets liturgiques pour la nouvelle abbaye de Saint-Denis. En 632, il fonde le monastère de Solignac au sud de Limoges et un an après, dans sa propre maison de l’île de la Cité, le premier monastère féminin de Paris dont il confiera la charge à sainte Aure. Ordonné prêtre, il devient évêque de Noyon et Tournai, un diocèse qui s’étend jusqu’à Courtrai, Gand et la Frise néerlandaise. Il tente, sans grand succès, d’évangéliser la région d’Anvers. Au travers de ses sermons, nous connaissons la situation religieuse de cette époque et les superstitions païennes qu’il rencontre. Il fait sienne la spiritualité de saint Colomban, le moine irlandais, et fonde de nombreux monastères. Nous le trouvons au concile de Chalon-sur-Saône et en Aquitaine, à Uzès et à Marseille. Il meurt en 660, à la veille de partir pour Cahors.
"Bien qu’une immense distance nous sépare l’un de l’autre et que nous ne puissions espérer nous revoir sur cette terre, soyons unis dans le Christ. Efforçons-nous de vivre de telle sorte qu’après si peu de temps, nous nous trouvions réunis, en corps et âme tout à la fois, pour l’éternité."
(Lettre à l’un de ses amis)
Source : Conférence des évêques de France
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