SAINT DU JOUR
Saint du : Sainte Apolline
La fête de Sainte Apolline, célébrée le 9 février, perpétue une ancienne tradition du calendrier des saints.
Saint du jour 9 février
Apolline est un prénom féminin, forme française du grec Apollonia, féminin d’Apollonios, nom formé sur celui du dieu Apollon.
Sainte Apolline d’Alexandrie (†249) est une chrétienne martyrisée à Alexandrie lors de violences dirigées contre les chrétiens peu avant la persécution générale de l’empereur Dèce.
Son martyre est connu grâce à une lettre de Denys d’Alexandrie, contemporain des événements, dont le récit fut conservé au IVe siècle par l’historien Eusèbe de Césarée.
Selon ce témoignage, ses persécuteurs lui brisèrent les dents puis menacèrent de la brûler vive si elle refusait de renier sa foi ; Apolline choisit alors d’affronter la mort plutôt que d’abjurer.
En raison de ce supplice, sainte Apolline est devenue la patronne des dentistes et est traditionnellement invoquée contre les douleurs dentaires.
Prénoms dérivés et variantes : Apolline, Apollonie, Apollonia, Apolonia, Apolónia, Apolônia, Apolena, Apolonija.
Le saviez-vous ?
Les tenailles serrant une dent permettent souvent de reconnaître sainte Apolline dans les peintures et les statues. Pourtant, le récit ancien de son martyre rapporte que ses dents furent brisées par des coups aux mâchoires. Transmis par Eusèbe de Césarée dans son Histoire ecclésiastique, ce témoignage distingue le supplice raconté de l’objet devenu son symbole dans l’art religieux.
Vie, histoire et traditions
Sainte Apolline d'Alexandrie
Martyre d'Alexandrie au IIIe siècle, sainte Apolline est l'une des grandes saintes guérisseuses de la tradition chrétienne. Son culte s'est largement répandu en Europe dès le Moyen Âge.
Patronne des dentistes et invoquée contre les maux de dents.
Selon la tradition, ses bourreaux lui arrachèrent les dents avant son martyre. Cette épreuve fit d'elle la protectrice des dentistes et la sainte vers laquelle on se tournait pour soulager les douleurs dentaires.
La ville d'Alexandrie, en Égypte.
C'est à Alexandrie que sainte Apolline subit le martyre lors des persécutions du IIIe siècle. Son témoignage se diffusa rapidement dans toute la chrétienté, où de nombreuses églises conservèrent des reliques ou lui dédièrent des autels.
Le saviez-vous ? Jusqu'au développement de la dentisterie moderne, de nombreux fidèles portaient une petite image ou une médaille de sainte Apolline et l'invoquaient avant une extraction dentaire ou en cas de violente rage de dents.
Saints de l'Église orthodoxe du 9 février
Plusieurs saints célébrés le 9 février occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Ansbert, évêque de Rouen dans les traditions religieuses normandes († 700).
- Apolline, vierge martyre d’Alexandrie, souvent invoquée dans les traditions populaires liées aux douleurs dentaires († 249).
- Clair, évêque d’Apt et martyr lié aux traditions religieuses provençales († 660).
- Maire, évêque d’Avenches associé aux anciennes traditions religieuses helvétiques (VIe siècle).
- Nicéphore, martyr d’Antioche dans les traditions chrétiennes orientales († 260). Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 9 février
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
St. Cyril of Alexandria, docteur de l’Église et défenseur majeur du dogme marial lors du concile d’Éphèse.
St. Apollonia et les martyrs d’Alexandrie, particulièrement invoqués contre les douleurs dentaires dans les traditions populaires chrétiennes.
Saints bretons du 9 février
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Saint Telo, grand saint gallois vénéré dans les traditions celtiques bretonnes et britanniques.
Saint du jour selon l'Église catholique
Saint Miguel Cordero (+ 1910)
qui naquit en Equateur, à Cuenca, en 1854. Lorsque les Frères des Ecoles chrétiennes s’établirent en Amérique du Sud, ils commencèrent par l’Equateur. Après avoir été leur élève, Miguel sollicita d’être admis dans l’Institut. Il fut le premier Sud-américain à y entrer. Il enseigna à Quito pendant quarante ans, composant des manuels scolaires qui sont devenus et sont encore des classiques dans tous les pays de langue espagnole. Chassé de sa patrie par des gouvernants anticléricaux, il séjourna à Paris puis en Belgique et enfin en Espagne. Lorsqu’éclata la révolution espagnole de 1930, ses reliques furent renvoyées en Equateur et reçues en triomphe. Un imposant monument les accueillit près de Quito.
"Ne craignons jamais de nous fatiguer à faire le bien. Le moment venu, nous récolterons. Cette vie présente est un temps de semailles. Viendra le jour de la récolte où chacun recevra les fruits du grain à la mesure de ce qu’il aura semé."
(Saint Léon le Grand)
Source : Conférence des évêques de France
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