SAINT DU JOUR
Saint du : Saint Casimir
Dans le calendrier traditionnel, le 4 mars correspond à la fête de Saint Casimir, célébrée dans plusieurs pays de tradition chrétienne.
Saint du jour 4 mars
Casimir est un prénom masculin, forme française du polonais Kazimierz, d’origine slave ; son étymologie est discutée, le nom étant généralement analysé à partir de kaziti, « détruire », et mirŭ, « paix » ou « monde », tandis qu’une autre interprétation le rapproche de kazać, « proclamer », d’où « proclamateur de paix ».
Saint Casimir (1458-1484), prince de la dynastie jagellonne, fils du roi Casimir IV de Pologne et d’Élisabeth d’Autriche, naquit au château du Wawel à Cracovie.
Après l’échec d’une tentative de lui faire obtenir la couronne de Hongrie en 1471, son père lui confia progressivement d’importantes responsabilités ; de 1481 à 1483, il administra notamment la Pologne pendant les séjours du roi en Lituanie.
Réputé pour sa piété, son souci de la justice et son aide aux pauvres, il refusa également un projet de mariage avec une fille de l’empereur Frédéric III et conserva une profonde dévotion à la Vierge Marie.
Mort à Grodno le 4 mars 1484 à l’âge de vingt-cinq ans, il fut enseveli à Vilnius ; son culte se développa rapidement et il est honoré comme patron de la Lituanie et de la Pologne.
Prénoms dérivés et variantes : Kazimierz, Kazimir, Kasimir, Kazimír, Kazimieras, Casimiro, Kazimiera.
Le saviez-vous ?
Dans la cathédrale de Vilnius, un tableau du XVIe siècle représente saint Casimir avec trois mains : ses deux mains droites tiennent chacune un lys. Une légende raconte qu’une première main, recouverte par le peintre, serait miraculeusement réapparue. Les deux mains droites ont pourtant été peintes ensemble ; cette particularité est interprétée comme un symbole de la générosité du saint.
Vie, histoire et traditions
Saint Casimir
Prince de Pologne et de Lituanie au XVe siècle, saint Casimir est demeuré un modèle de piété, de justice et de charité. Malgré son rang princier, il mena une vie de grande simplicité, tournée vers les plus démunis.
Patron de la Pologne, de la Lituanie, des jeunes et des tailleurs.
Son existence exemplaire, marquée par l'humilité, la droiture et le service des plus pauvres, en fit un modèle pour la jeunesse. Les tailleurs le choisirent également comme protecteur en raison de la simplicité de son vêtement princier, devenue le symbole de son détachement des richesses.
La cathédrale de Vilnius, en Lituanie, abrite le principal sanctuaire consacré à saint Casimir.
Sa chapelle baroque, qui renferme son tombeau, est l'un des hauts lieux spirituels du pays. Depuis plus de cinq siècles, pèlerins et visiteurs y honorent celui qui demeure l'une des figures les plus marquantes de l'identité lituanienne.
Le saviez-vous ? La Kaziuko mugė, la célèbre foire de la Saint-Casimir, anime chaque année les rues de Vilnius depuis le XVIIe siècle. Artisans, musiciens et producteurs venus de toute la Lituanie y perpétuent l'une des plus anciennes traditions populaires du pays.
Saints de l'Église orthodoxe du 4 mars
Plusieurs saints célébrés le 4 mars occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Basin, évêque de Trêves associé aux traditions religieuses rhénanes († 705).
- Léodowald, évêque d’Avranches lié aux anciennes traditions chrétiennes normandes.
- Lucius Ier, pape de Rome et martyr des premiers siècles chrétiens († 254). Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 4 mars
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
Saint Casimir, prince de Pologne et de Lituanie, patron de la jeunesse polonaise et symbole de pureté chrétienne.
Saints bretons du 4 mars
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Saint Elven, saint breton ancien conservé dans plusieurs traditions paroissiales rurales.
Saint du jour selon l'Église catholique
Saint Casimir (+ 1484)
Il est le deuxième des treize enfants du Grand-Duc de Lituanie, devenu roi de Pologne, Kazimierz Jagellon le Grand. Il a treize ans quand son père lui commande d’aller ceindre la couronne de Hongrie. Mais il devra livrer bataille. Casimir refuse une couronne qu’il lui faudra conquérir dans un bain de sang chrétien. "J’ai en vue, écrit-il alors, une union de la Hongrie avec la Pologne, mais pas une guerre fratricide. Régent de Pologne en l’absence de son père, prince intelligent et généreux, il accomplit ses fonctions avec conscience et justice. Atteint de tuberculose pulmonaire, il refuse les moyens qu’on lui propose pour sauver sa vie. Il avait fait voeu de chasteté et ses médecins lui proposaient d’abandonner ce voeu comme étant le meilleur moyen de guérir : " Plutôt mourir que de commettre le péché." Au milieu d’une cour luxueuse, il sut garder un grand amour des pauvres et de la pauvreté grâce à une vie de prière intense. Il est le patron de la Lituanie, mais la Pologne ne l’oublie pas dans ses prières.
"Je ne prends pas la parole pour accuser les riches. Je vise les riches qui usent mal de leur richesse, car la richesse n’est pas un mal. Encore faut-il s’en servir comme il faut."
(Saint Jean Chrysostome)
"Le prince royal ne peut rien faire de plus noble que de servir le Christ caché dans les pauvres. En ce qui me concerne, je ne veux que servir les plus pauvres d’entre les pauvres."
(Saint Casimir en réponse à l’un de ses interlocuteurs)
Source : Conférence des évêques de France
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