SAINT DU JOUR
Saint du : Sainte Barbe et Sainte Barbara
Le 4 décembre, le calendrier des saints met à l'honneur Sainte Barbe et Sainte Barbara, une figure associée aux traditions religieuses et au patrimoine culturel.
Saint du jour 4 décembre
Barbara est un prénom féminin issu du latin Barbara, féminin de barbarus, lui-même emprunté au grec barbaros, « étranger » ou « non-Grec ».
Sainte Barbe, appelée également Barbara, est une vierge et martyre dont la tradition situe la vie à Nicomédie dans l’Antiquité chrétienne ; les détails historiques de son existence demeurent cependant très incertains.
Selon la légende, son père Dioscore l’aurait lui-même mise à mort après sa conversion au christianisme avant d’être frappé par la foudre ; ce récit contribua au développement de son invocation contre la foudre, le feu et la mort subite.
Elle devint ainsi la patronne de nombreux métiers exposés au feu ou aux explosions, notamment les artilleurs, artificiers, mineurs et pompiers, dont plusieurs traditions professionnelles célèbrent encore la Sainte-Barbe.
Le 4 décembre est également associé à saint Jean Damascène (vers 675-749), prêtre et docteur de l’Église, grand théologien oriental et défenseur de la vénération des icônes durant la crise iconoclaste.
Prénoms dérivés et variantes : Barbara, Barbe, Bárbara, Barbra, Barbora, Varvara, Barbie.
Le saviez-vous ?
Le nom de sainte Barbe est entré dans le vocabulaire maritime : à bord des anciens vaisseaux, la « sainte-barbe » désignait un espace réservé au matériel d’artillerie et, selon les usages, à la poudre. Cette appellation vient de son patronage des artilleurs. Le nom d’une sainte pouvait ainsi désigner une partie du navire.
Vie, histoire et traditions
Sainte Barbe
Martyre des premiers siècles, sainte Barbe est l'une des saintes les plus populaires de la chrétienté. Son culte s'est largement diffusé auprès des métiers confrontés au feu, aux explosions et aux dangers soudains.
Patronne des artilleurs, des artificiers, des pompiers, des mineurs, des sapeurs et de nombreux métiers exposés aux risques d'explosion ou d'incendie.
Selon la tradition, son père fut frappé par la foudre aussitôt après son martyre. Cet épisode fit d'elle la protectrice de ceux qui affrontent quotidiennement le feu, les déflagrations et les explosions, au point que les artilleurs, artificiers, mineurs et pompiers la choisirent comme sainte patronne dès le Moyen Âge.
La majestueuse cathédrale Sainte-Barbe, à Kutná Hora, en Tchéquie, demeure le plus prestigieux monument placé sous son patronage.
Élevée par les riches confréries de mineurs exploitant les célèbres gisements d'argent de Kutná Hora, cette cathédrale, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, illustre le lien ancien entre sainte Barbe et les métiers du sous-sol. Sa silhouette élancée rappelle encore aujourd'hui la protection invoquée par les professions les plus exposées au danger.
Sainte Barbe était invoquée contre la foudre, le tonnerre, les incendies et la mort subite.
Cette tradition est née du récit de son martyre, où la foudre frappe son bourreau. Les fidèles lui confièrent ensuite leur protection face aux orages, aux explosions et aux morts brutales, particulièrement redoutés avant l'époque moderne.
Le saviez-vous ? Chaque 4 décembre, la Sainte-Barbe est encore célébrée dans de nombreuses casernes, centres de secours, mines et écoles militaires. Cette fête demeure l'une des plus anciennes traditions communes aux pompiers, artilleurs, mineurs et artificiers dans de nombreux pays.
Saints de l'Église orthodoxe du 4 décembre
Plusieurs saints célébrés le 4 décembre occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Adnette, abbesse au Mans liée aux anciennes communautés monastiques du Maine (fin VIIe siècle).
- Barbe ou Barbara, vierge et martyre de Nicomédie, encore invoquée par plusieurs métiers liés au feu, aux mines et aux pompiers dans les traditions populaires européennes († 235).
- Berthoare, abbesse de Bourges liée aux anciennes communautés religieuses du Berry.
- Clément d’Alexandrie, père de l’Église et grande figure intellectuelle du christianisme antique († 217).
- Maruthas, évêque de Séleucie lié aux traditions chrétiennes syriaques orientales. Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 4 décembre
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
Saint Barbara, vierge et martyre, protectrice traditionnelle des mineurs, pompiers et artilleurs.
Saint John Damascene, docteur de l’Église orientale et grand défenseur des saintes icônes.
Saints bretons du 4 décembre
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Barba, forme populaire liée à Barbe et aux traditions hivernales européennes.
- Sainte Barbe, patronne des mineurs, pompiers et artilleurs dans les traditions populaires.
- Saint Jean Damascène, théologien majeur du christianisme oriental.
Repères liturgiques du 4 décembre 2026
- Temps liturgique
- Avent
- Jour liturgique
- Vendredi de la 1re semaine de l'Avent
- Mémoire facultative
- Saint Jean de Damas
En ce vendredi de l’Avent, la mémoire facultative de saint Jean de Damas peut être célébrée.
Saint du jour selon l'Église catholique
Saint Jean Damascène (+ 753)
Jean Mansour est né à Damas en Syrie, dans une famille de fonctionnaires des impôts, arabe et chrétienne. Son grand-père et son père ont servi successivement sous les Perses, les Byzantins et les Arabes. Mansour, à son tour, supervise durant des années, la perception des impôts que les chrétiens doivent à l'émir de Damas. Vers 720, le nouveau calife décide d'islamiser son administration et en chasse les chrétiens. Mansour a 45 ans et il est désormais sans travail. Cette liberté lui permet de se rendre en Palestine où il entre au monastère de Mar Saba (saint Sabas) entre Jérusalem et Bethléem. Devenu prêtre, il prend le nom de Jean et partage désormais sa vie entre la prédication à Jérusalem où le patriarche l'a choisi comme conseiller théologique et l'étude dans son monastère. Son principal écrit, la "Source de la connaissance", résume toute la théologie byzantine. Il est aussi un grand défenseur des images saintes lors de la première crise iconoclaste. On lui doit de nombreux tropaires, des hymnes et des poèmes. C'est lui composa le canon que la liturgie chante à Pâques et il rédigea la plupart des hymnes de l'Octoèque (hymnes pour les dimanches selon les huit tons musicaux) en l'honneur de la résurrection du Seigneur. Le Pape Léon XIII l'a proclamé docteur de l'Eglise en 1890.
"Ce n’est pas la matière que j’adore mais le créateur de la matière qui, à cause de moi, s’est fait matière, a choisi sa demeure dans la matière. Par la matière, il a établi mon salut. En effet, "le Verbe s’est fait chair et il a dressé sa tente parmi nous"… Cette matière, je l’honore comme prégnante de l’énergie et de la grâce de Dieu."
(Saint Jean Damascène, à propos des icônes - Discours sur les images)
Source : Conférence des évêques de France
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