SAINT DU JOUR
Saint du : Saint Thomas
La fête de Saint Thomas, célébrée le 3 juillet, perpétue une ancienne tradition du calendrier des saints.
Saint du jour 3 juillet
Thomas est un prénom masculin issu du grec biblique Thōmas (Θωμᾶς), lui-même transcription de l’araméen t’ōmā, « jumeau » ; l’Évangile de Jean le traduit par le grec Didymos, de même signification.
Saint Thomas (Ier siècle), également appelé Didyme, fut l’un des douze apôtres de Jésus ; les Évangiles le mentionnent notamment lors du retour de Jésus en Judée, à la dernière Cène et après la Résurrection.
Selon l’Évangile de Jean, absent lors d’une première apparition du Christ ressuscité, Thomas demanda à voir ses blessures avant de croire ; huit jours plus tard, il confessa Jésus par les paroles « Mon Seigneur et mon Dieu ».
Une ancienne tradition chrétienne orientale, développée notamment dans les Actes de Thomas au IIIe siècle, attribue à l’apôtre une mission vers l’Orient et l’Inde ; les détails de ce voyage ne peuvent toutefois pas être établis historiquement avec certitude.
Les communautés chrétiennes de tradition syriaque du Kerala, connues comme les chrétiens de saint Thomas, rattachent depuis des siècles leurs origines à sa prédication ; une ancienne tradition situe également son martyre et son tombeau dans le sud de l’Inde, près de l’actuelle Chennai.
Saint Thomas, apôtre, est célébré le 3 juillet ; cette date a le rang de fête dans le calendrier romain.
Prénoms dérivés et variantes : Tomas, Tomás, Tomé, Tommaso, Tomáš, Tomasz, Toma, Tom, Tommy, Thomasin, Thomasine, Thomelin.
Le saviez-vous ?
Porté dans de très nombreux pays, Thomas compte parmi les prénoms les plus universels. D'origine araméenne, il signifie traditionnellement « jumeau » et traverse les siècles sans jamais avoir réellement quitté les premiers rangs des prénoms les plus appréciés.
Vie, histoire et traditions
Saint Thomas Apôtre
L'un des Douze Apôtres, saint Thomas est traditionnellement considéré comme l'évangélisateur de l'Inde, où son héritage chrétien demeure particulièrement vivant depuis les premiers siècles.
Patron des architectes, des maçons et des arpenteurs.
Une ancienne tradition raconte qu'avant sa mission apostolique, il mit son savoir-faire de bâtisseur au service d'un roi des Indes. Ce récit explique qu'il soit devenu le protecteur des corporations liées à la construction et à l'art de bâtir.
La basilique Saint-Thomas, à Chennai, en Inde, perpétue sa mémoire.
Édifiée sur le lieu où la tradition situe son tombeau, cette basilique compte parmi les très rares sanctuaires élevés sur la sépulture d'un apôtre. Elle témoigne de l'ancienneté du christianisme sur la côte de Coromandel et demeure un important lieu de pèlerinage.
Le saviez-vous ? Les chrétiens de saint Thomas, présents principalement dans l'État du Kerala, revendiquent une origine remontant à la prédication de l'apôtre au Ier siècle. Ils constituent encore aujourd'hui l'une des plus anciennes communautés chrétiennes d'Asie.
Saints de l'Église orthodoxe du 3 juillet
Plusieurs saints célébrés le 3 juillet occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Anatole, évêque de Laodicée et père de l’Église dans les traditions chrétiennes orientales († 282).
- Euloge et ses compagnons, martyrs de Constantinople dans les traditions byzantines (364-370).
- Gonthiern, ermite de Bretagne associé aux anciennes traditions chrétiennes bretonnes († 500). Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 3 juillet
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
Saint Leo II, pape du VIIe siècle connu pour avoir confirmé les décisions du troisième concile de Constantinople.
Saint Heliodorus of Altino, évêque italien et ami de saint Jérôme dans l’Antiquité chrétienne.
Saint Thomas, apôtre et martyr, traditionnellement associé à l’évangélisation de l’Inde.
Saints bretons du 3 juillet
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Diboan et Gouziern, saints bretons invoqués autrefois dans certaines traditions populaires contre les maladies.
- Saint Thomas, apôtre associé aux anciennes routes chrétiennes vers l’Orient et l’Inde.
- Saint Héliodore, évêque ancien présent dans plusieurs calendriers liturgiques.
Repères liturgiques du 3 juillet 2026
- Temps liturgique
- Temps ordinaire
- Célébration du jour
- Saint Thomas, apôtre
En ce vendredi du Temps ordinaire, l’Église célèbre saint Thomas, apôtre.
Saint du jour selon l'Église catholique
Saint Thomas (1er s.)
Thomas appelé Didyme (le Jumeau) fait partie du petit groupe de ces disciples que Jésus a choisis, dès les premiers jours de sa vie publique, pour en faire ses apôtres. Il est "l’un des Douze" comme le précise saint Jean (Jean 21, 24). Le même Jean nous rapporte plusieurs interventions de Thomas, qui nous révèlent son caractère. Lorsque Jésus s’apprête à partir pour Béthanie au moment de la mort de Lazare, il y a danger et les disciples le lui rappellent : "Rabbi, tout récemment les Juifs cherchaient à te lapider." Thomas dit alors aux autres disciples : "Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui." Dans cette parole est préfiguré le martyre futur de celui qui, dès le début, a donné sa vie à Jésus. Lors du dernier repas, lorsque Jésus annonce son départ, c’est Thomas, la gorge nouée sans doute, qui pose la question : "Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment saurions-nous le chemin ?" - "Je suis le chemin, la vérité et la vie", répond Jésus. Mais, c’est à ses questions et à ses doutes que Thomas doit sa célébrité. Le voici qui revient d’on ne sait où. Les autres apôtres lui déclarent : "Nous avons vu le Seigneur !" - "Si je ne vois pas dans les mains la marque des clous, si je ne mets pas ma main dans son côté, non, je ne croirai pas." Pour la postérité, il a reçu le qualificatif d’incrédule. C’est grâce à cette incrédulité, à cet esprit scientifique pourrait-on dire, qui ne croit que ce qu’il a vérifié, que nous devons la certitude qui nous habite. On oublie souvent que Thomas est surtout le premier qui, devant le mystère des plaies du Christ, a donné à Jésus son véritable titre : "Mon Seigneur et mon Dieu."
"O miracle inouï, la paille touche le feu et fut sauvée. Thomas mit sa main dans le côté brûlant de Jésus-Christ et ne fut pas consumé par ce toucher. Il transforma la méchanceté de son âme en foi bénie. Avec ferveur, il s’écria du fond de son âme : Tu es mon Seigneur et mon Dieu. O Ressuscité des morts, gloire à Toi !"
(Hymne byzantine)
Source : Conférence des évêques de France
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