SAINT DU JOUR
Saint du : Sainte Geneviève
La fête de Sainte Geneviève, célébrée le 3 janvier, perpétue une ancienne tradition du calendrier des saints.
Saint du jour 3 janvier
Qui était Sainte Geneviève ?
Geneviève est un prénom féminin issu du latin tardif Genovefa, d’origine incertaine ; il pourrait être formé d’éléments germaniques signifiant « lignée, famille » et « femme », tandis qu’une origine gauloise est également proposée.
Sainte Geneviève (vers 420-vers 500), née à Nanterre et consacrée à Dieu dès sa jeunesse, est l’une des grandes figures chrétiennes de la Gaule du Ve siècle et la patronne de la ville de Paris.
En 451, face à l’avancée des Huns conduits par Attila, elle convainquit les habitants de Paris de ne pas abandonner leur cité et les invita à jeûner et à prier.
Quelques années plus tard, lors du siège de Paris par les Francs, elle organisa également le ravitaillement de la population en faisant venir des vivres par voie fluviale.
Son influence religieuse et civique lui valut une place durable dans l’histoire de Paris, dont elle devint l’une des principales figures protectrices.
Prénoms dérivés et variantes : Geneviève, Genevieve, Genovefa, Genoveva, Genoveffa, Genowefa, Ginette.
Le saviez-vous ?
Le Panthéon de Paris fut construit pour être une église dédiée à sainte Geneviève. Son origine remonte à une promesse de Louis XV, après sa grave maladie de 1744. À peine achevé, l’édifice fut transformé en 1791 en lieu de sépulture pour les grandes personnalités de la nation.
Vie, histoire et traditions
Sainte Geneviève
Née à Nanterre vers 420, sainte Geneviève est une vierge consacrée qui vécut à Paris au Ve siècle. Sa vie ancienne rapporte qu'elle encouragea les habitants à ne pas fuir devant la menace des Huns en 451 et qu'elle organisa le ravitaillement de la ville lors d'une famine.
Patronne de la ville de Paris et de la Gendarmerie nationale française.
Le 18 mai 1962, le pape Jean XXIII la désigna comme patronne des gendarmes français. Son souvenir de soutien aux habitants dans les moments de péril fut associé à leur mission de gardiens de l'ordre public.
L'église Saint-Étienne-du-Mont, à Paris, abrite une chapelle consacrée à sainte Geneviève. L'édifice actuel, construit entre la fin du XVe et le XVIIe siècle, se trouve près du site de l'ancienne abbaye Sainte-Geneviève.
La grande châsse actuelle contient les pierres subsistantes de son ancien sarcophage. L'église conserve également des reliques provenant d'autres églises : celles de la châsse principale furent brûlées en 1793, pendant la Révolution.
Traditionnellement reconnue comme patronne des bergères et des fabricants de cierges.
Son iconographie la représente notamment en bergère ou tenant un cierge. La tradition hagiographique raconte qu'un cierge éteint se ralluma lors d'un déplacement nocturne vers Saint-Denis ; ce récit appartient à sa légende religieuse.
Le saviez-vous ? Bien que sa fête soit célébrée le 3 janvier, les gendarmes lui rendent traditionnellement hommage autour du 26 novembre. Cette seconde date correspond à la mémoire de sainte Geneviève des Ardents, qui commémore une tradition de guérisons attribuées à son intercession au Moyen Âge.
Saint Antère
Saint Antère, également appelé Antéros, est un pape du IIIe siècle, traditionnellement présenté comme d'origine grecque. Successeur de saint Pontien en novembre 235, il meurt à Rome le 3 janvier 236.
Son pontificat, qui dura environ six semaines, compte parmi les plus brefs de l'histoire de la papauté.
Le Liber Pontificalis lui attribue la collecte des actes des martyrs pour les archives de l'Église romaine. Ce récit associe cette activité à son martyre, mais les circonstances de sa mort ne sont pas suffisamment établies pour être affirmées avec certitude.
Sa sépulture est identifiée dans la crypte des Papes des catacombes de Saint-Calixte, à Rome.
Cette chambre funéraire accueillit plusieurs évêques de Rome du IIIe siècle. Des fragments de son inscription funéraire ont été retrouvés lors des recherches archéologiques de Giovanni Battista de Rossi en 1854.
Le saviez-vous ? L'inscription funéraire d'Antère est rédigée en grec. Plusieurs autres papes ensevelis dans la même crypte possèdent également une épitaphe grecque, témoignant de l'usage de cette langue dans l'Église romaine ancienne.
Saint Gordius
Saint Gordius, également appelé Gordien, est un centurion romain mort martyr à Césarée de Cappadoce, au début du IVe siècle. Son martyre est situé vers 304 ou en 320 selon les sources.
Un soldat chrétien honoré pour sa fidélité à sa foi face aux persécutions.
Selon le récit de son martyre, Gordius se retira un temps dans la solitude avant de revenir confesser publiquement sa foi chrétienne. Refusant d'y renoncer, il fut condamné à mourir décapité.
Son histoire et son culte sont associés à Césarée de Cappadoce, dans l'actuelle Turquie.
Au IVe siècle, saint Basile, évêque de cette ville, prononça une homélie en son honneur. Ce texte constitue un témoignage ancien de la vénération du martyr.
Le saviez-vous ? Dans son éloge de Gordius, saint Basile compare les fidèles rassemblés à des abeilles attirées par les fleurs. Cette image introduit son invitation à trouver dans la mémoire des martyrs un encouragement à vivre leur foi.
Saints de l'Église orthodoxe du 3 janvier
Plusieurs saints célébrés le 3 janvier occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Antère, pape de Rome et martyr des premiers siècles chrétiens († 236).
- Cirinus, Prime et Théogène, martyrs de l’Hellespont dans les traditions chrétiennes orientales.
- Constant, évêque de Gap associé aux anciennes traditions chrétiennes alpines.
- Florent, évêque de Vienne associé aux anciennes traditions religieuses de la vallée du Rhône († 275).
- Geneviève, vierge et patronne de Paris, figure majeure des traditions populaires parisiennes et franciliennes (422-500).
- Prime, Cirinus et Théogène, martyrs de l’Hellespont liés aux premiers récits chrétiens orientaux.
- Théogène, Cirinus et Prime, martyrs dans l’Hellespont durant les persécutions romaines. Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 3 janvier
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
Saint Genevieve, vierge et patronne de Paris, protectrice emblématique de la capitale française au Ve siècle.
Saints bretons du 3 janvier
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Sainte Genovefa et saint Vincaton, saints bretons secondaires dont le souvenir subsiste dans certains anciens martyrologes et listes paroissiales armoricaines.
- Saint Coulitz, saint populaire du Léon ayant laissé plusieurs traces toponymiques en Finistère.
Saint du jour selon l'Église catholique
Sainte Geneviève (+ 500)
Elle est née à Nanterre vers 420. Alors qu'elle a sept ans, l'évêque saint Germain d'Auxerre, de passage, la remarque et la consacre à Dieu. C'est dans le monde qu'elle mènera sa vie consacrée. En 451, les Huns menacent Paris. Geneviève persuade les Parisiens affolés que les Barbares n'attaqueront pas la ville et qu'il est inutile de fuir. En effet Paris est épargné. Puis ce sont les Francs qui viennent l'assiéger. Geneviève s'échappe par la Seine et va quérir du ravitaillement jusqu'à Troyes. Plus tard, elle jouit de la confiance des rois francs et obtient d'eux la grâce des condamnés. Elle se lia d'amitié avec sainte Clotilde. Sa réputation est telle qu'elle se répand jusqu'en Syrie où saint Syméon le Stylite, du haut de sa colonne, se recommande à ses prières. Elle passera sa vie à secourir les pauvres et guérir les malades.
"Beau douz père, fet Geneviève, qui a ja el cœur estancelle de Dieu amer et en est ardanz. Et qui plus est plus li alume. Je ne demant et ne convoit mas cœurs ne veut nule autre chose, ne me demande car oncques rienz tant ne me plot.Beau doux Père, répond Geneviève qui a déjà dans le cœur l'étincelle d'aimer Dieu et en est ardente. Et qui, plus va le temps, plus il l'allume. Je ne demande et mon cœur ne désire et ne me demande nulle autre chose car rien ne me plaît davantage."
(La rencontre avec saint Germain - Poème du 14ème siècle)
Source : Conférence des évêques de France
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