SAINT DU JOUR
Saint du : Saint Gaston
Le calendrier du 6 février met en lumière Saint Gaston, dont le nom reste attaché aux traditions populaires.
Saint du jour 6 février
Gaston est un prénom masculin issu du germanique gast, « hôte » ou « étranger accueilli ».
Saint Gaston, évêque d’Arras au VIe siècle, aurait participé à la préparation de Clovis au baptême avant de diriger son diocèse pendant près de quarante ans.
Les Gaston sont souvent décrits comme charmeurs, intelligents et affectueux.
Leur sens du relationnel favorise généralement leur réussite sociale, même si une certaine mélancolie ou tendance à l’inaction peut parfois les freiner.
Saint patron du jour 6 février
Saint Gaston
Évêque d'Arras au VIe siècle, saint Gaston est resté dans la mémoire populaire pour son attention envers les plus humbles et sa proximité avec les familles.
Saint Gaston était invoqué lorsque les jeunes enfants tardaient à marcher.
Sainte Dorothée de Césarée
Jeune martyre du IVe siècle, sainte Dorothée est devenue l'une des grandes figures protectrices du monde des jardins grâce à une tradition restée célèbre dans toute l'Europe chrétienne.
Patronne des jardiniers et des maraîchers.
Saint Amand
Évêque missionnaire du VIIe siècle, saint Amand parcourut la Flandre et les régions voisines pour y fonder des communautés chrétiennes. Son œuvre laissa une profonde empreinte dans le nord de l'Europe.
Patron des viticulteurs, des brasseurs, des aubergistes et des hôteliers.
Saints de l'Église orthodoxe du 6 février
Plusieurs saints célébrés le 6 février occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Amand, évêque de Maastricht, souvent associé à l’évangélisation de la Flandre et des régions du nord de l’Europe († 675).
- Bucole, évêque de Smyrne dans les premières traditions chrétiennes d’Asie Mineure.
- Dorothée et Théophile, martyrs de Césarée dans les traditions chrétiennes orientales († 300).
- Photius, archevêque de Constantinople et grande figure intellectuelle du christianisme byzantin († 895).
- Théophile et Dorothée, martyrs à Césarée durant les persécutions romaines († 300).
- Vaast, évêque de Cambrai et d’Arras, grand évangélisateur du nord de la Gaule mérovingienne († 539). Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 6 février
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
Saint Titus, évêque et disciple fidèle de saint Paul, premier pasteur de l’Église de Crète selon la tradition chrétienne.
Saint Dorothy, vierge et martyre, accompagnée de la mémoire des Holy Martyrs of Japan.
Saints bretons du 6 février
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Saint Armand, moine missionnaire honoré dans plusieurs paroisses bretonnes anciennes.
- Saint Lalloc, personnage religieux breton des premiers siècles chrétiens.
- Saint Vaast, évêque d’Arras, très populaire en Bretagne médiévale par l’influence monastique du nord de la France.
Repères liturgiques du 6 février 2026
- Temps liturgique
- Temps ordinaire
- Célébration du jour
- Saint Paul Miki et ses compagnons
En ce vendredi du Temps ordinaire, l’Église célèbre saint Paul Miki et ses compagnons.
Saint du jour selon l'Église catholique
Saint Paul Miki (+ 1597)
et ses compagnons, martyrs au Japon. Sur les traces de saint François-Xavier, les pères jésuites et les frères franciscains avaient profondément enraciné le christianisme dans le sol japonais. Ecoles, paroisses, hospices et léproseries témoignaient de la vigueur de cette jeune Eglise. Mais, à cette date, le Japon est en proie à des bouleversements politiques importants. Le shogun Taïcosama cherche à unifier le pays en limitant l’influence des daïmios locaux. Il veut aussi limiter l’influence des étrangers au Japon. Or le christianisme est une importation étrangère : le shogun s’en prend donc aux chrétiens. En 1587, les missionnaires sont expulsés, le christianisme interdit. Celui-ci s’enfouit et devient clandestin. Dix ans plus tard, la persécution reprend de plus belle. En février 1597, vingt-six chrétiens sont arrêtés : des jésuites, des franciscains, des laïcs tertiaires de saint François, des enfants de choeur... Parmi eux, Paul Miki, premier jésuite japonais et prédicateur passionné. On les promène de ville en ville, pour l’exemple, pour dissuader ceux qui seraient tentés d’embrasser la religion interdite. Torturés, les martyrs continuent à prêcher et à chanter pendant leur supplice, avant de finir crucifiés sur une colline proche de Nagasaki, face à l’Occident, comme pour narguer cet horizon d’où venait le christianisme.
"Je vous déclare qu’il n’y a aucune autre voie de salut que celle que suivent les chrétiens. Puisqu’elle m’enseigne à pardonner aux ennemis et à tous ceux qui m’ont fait du mal, je pardonne de grand cœur au roi et à tous les auteurs de ma mort. Je les prie de bien vouloir recevoir le baptême chrétien."
(Dernières paroles de Paul Miki)
Source : Conférence des évêques de France
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