SAINT DU JOUR
Saint du : Saint Hubert et Saint Gwenaël
Dans le calendrier traditionnel, le 3 novembre correspond à la fête de Saint Hubert et Saint Gwenaël, célébrée dans plusieurs pays de tradition chrétienne.
Saint du jour 3 novembre
Hubert est un prénom masculin d’origine germanique formé de hug ou hugu, « esprit » ou « pensée », et de berht, « brillant ».
Saint Hubert (†727), disciple puis successeur de saint Lambert, fut évêque de Tongres-Maastricht avant de transférer le siège épiscopal à Liège au début du VIIIe siècle.
Il participa à l’évangélisation du Brabant et des Ardennes et fit transférer à Liège les reliques de saint Lambert, contribuant ainsi au développement religieux de la cité.
Une tradition hagiographique tardive, attachée à saint Hubert à partir du Moyen Âge tardif, raconte que lors d’une chasse il aurait aperçu un cerf portant une croix entre ses bois ; ce motif, également présent dans la légende plus ancienne de saint Eustache, devint emblématique de son culte.
Saint Hubert est traditionnellement reconnu comme le patron des chasseurs et des forestiers.
Prénoms dérivés et variantes : Hubert, Huberte, Hubertus, Hubrecht, Huberto, Uberto.
Le saviez-vous ?
Le cerf portant une croix entre ses bois, célèbre dans la légende de saint Hubert, apparaît d’abord dans celle de saint Eustache. Ce récit de rencontre pendant une chasse fut ensuite repris pour raconter la conversion d’Hubert. Les deux saints partagent ainsi le même motif dans l’art chrétien, au point que certaines œuvres ont été désignées sous l’un ou l’autre nom.
Vie, histoire et traditions
Saint Hubert
Évêque de Liège au VIIIe siècle, saint Hubert demeure l'une des grandes figures des traditions forestières d'Europe occidentale. Son nom est indissociable de la chasse, de la forêt et de la protection de la faune sauvage.
Patron des chasseurs, des forestiers, des gardes-chasse et des armuriers.
La tradition rapporte que sa conversion fut provoquée par la vision d'un cerf portant une croix lumineuse entre ses bois. Cette scène emblématique fit de lui le protecteur des chasseurs et des métiers de la forêt, invités à exercer leur activité dans le respect de la création.
La basilique Saint-Hubert, à Saint-Hubert, dans les Ardennes belges, demeure le principal lieu de mémoire consacré au saint.
Édifiée autour des reliques de saint Hubert, cette basilique attire des pèlerins depuis le Moyen Âge. La ville reste aujourd'hui encore un haut lieu des traditions cynégétiques et du patrimoine forestier européen.
Saint Hubert était invoqué contre la rage et les morsures d'animaux.
La réputation protectrice de ses reliques fit naître une importante tradition de guérison. Les fidèles recevaient notamment le pain de saint Hubert ou la célèbre clé de saint Hubert, un petit instrument de métal chauffé puis appliqué sur la peau afin de prévenir la rage après une morsure.
Le saviez-vous ? Chaque année, autour de la Saint-Hubert, de nombreuses paroisses bénissent encore les chiens de chasse, les chevaux et les équipages. Cette cérémonie perpétue l'une des plus anciennes traditions cynégétiques d'Europe.
Saints de l'Église orthodoxe du 3 novembre
Plusieurs saints célébrés le 3 novembre occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Acepsimas, Joseph et Aïthala, évêque, prêtre et diacre martyrs en Perse au IVe siècle, durant les persécutions de Shapur II.
- Georges de Lydda, commémoration de la dédicace de l’église consacrée au martyr à Lydda, aujourd’hui Lod, et du transfert de ses reliques ; sa fête principale est célébrée le 23 avril.
- Gwenaël, également appelé Guénaël, abbé de Landévennec en Bretagne au VIe siècle.
- Hubert, évêque de Tongres-Maastricht et de Liège († 727).
- Marcel de Paris, évêque de Paris, commémoré le 3 novembre dans certains usages occidentaux orthodoxes et le 1er novembre dans d’autres calendriers.
- Pirmin, évêque et fondateur du monastère de Reichenau, sur le lac de Constance, au VIIIe siècle.
- Winifred, également appelée Wénefride, moniale galloise traditionnellement située au VIIe siècle, honorée à Holywell. Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 3 novembre
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
Saint Martin de Porres, frère dominicain péruvien célèbre pour sa charité envers les pauvres et les malades.
Saint Hubert, évêque et patron des chasseurs, associé aux traditions forestières des Ardennes.
Saint Malachy of Armagh, proche de saint Bernard de Clairvaux et figure majeure du christianisme celtique médiéval.
Saints bretons du 3 novembre
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Gwenael et Levenez, prénoms bretons évoquant la joie et les anciennes traditions celtiques.
- Saint Hubert, patron des chasseurs et figure populaire des traditions forestières.
- Saint Martin de Porrès, religieux péruvien associé aux œuvres de charité.
Repères liturgiques du 3 novembre 2026
- Temps liturgique
- Temps ordinaire
- Jour liturgique
- Mardi de la 31e semaine du Temps ordinaire
- Mémoire facultative
- Saint Martin de Porrès
En ce mardi du Temps ordinaire, la mémoire facultative de saint Martin de Porrès peut être célébrée.
Saint du jour selon l'Église catholique
Saint Martin de Porres (+ 1639)
Fils d'une ancienne esclave noire péruvienne et d'un noble espagnol castillan qui ne voulut pas le reconnaître, il supportera, toute sa vie, les humiliations et le mépris que lui attiraient sa naissance illégitime et la couleur de sa peau. Dès son adolescence, il partageait son pain avec plus pauvre que lui dans les rues de Lima. A 22 ans, il entre comme tertiaire laïc dominicain à Lima, où il accomplira avec beaucoup de délicatesse et de patience sa charge d'infirmier. Sa bonté envers les chiens, les chats et même les dindons est immense, ce qui le rend très populaire auprès des populations indiennes. Un jour qu'il apprend que son couvent est couvert de dettes, il supplie le prieur de le vendre comme esclave puisqu'il est le fils d'une ancienne esclave,"pour être utile au moins à quelque chose dans la communauté". Ses journées se passent à recevoir, écouter et aider les pauvres. Ses nuits se passent en prière. Bientôt, malgré ses ruses de Sioux, tous les frères savent qu'il "ne faut pas s'étonner des extases de frère Martin à qui le Seigneur donne tant de grâces mystiques".
"Frère Martin, lui dit son prieur, vous ne faites rien de bon – C’est malheureusement vrai, révérendissime Père. Malgré tout, permettez-moi de vous offrir tout de même une sélection de nos meilleurs fruits et spécialités locales. – Volontiers ! Somme toute, vous n’êtes point si mauvais, reconnut le prieur."
(Molina - Vie de saint Martin)
Source : Conférence des évêques de France
Autres rubriques de l’éphéméride
Rubriques de l’almanach
© 1994-2026 Tous droits réservés.
La reproduction de tout ou partie du matériel contenu sur ce site est interdite sans l'autorisation écrite de l'auteur.
Tous les noms, textes et marques de produits ou autres marques cités dans ce site sont déposées par leurs propriètaire respectifs.
Les sources mentionnées conservent leurs droits respectifs.