SAINT DU JOUR
Saint du : Saint Émile
Dans le calendrier traditionnel, le 22 mai correspond à la fête de Saint Émile, célébrée dans plusieurs pays de tradition chrétienne.
Saint du jour 22 mai
Émile est un prénom masculin issu du latin Aemilius, nom porté par les membres de la gens Aemilia, une famille de la Rome antique.
Le nom Aemilius est parfois rapproché du latin aemulus, « rival » ou « émule », mais cette étymologie n’est pas certaine.
Saint Émile, nommé Aemilius dans les textes latins, est un martyr d’Afrique romaine mort vers 250, généralement rattaché à Carthage, dans l’actuelle Tunisie. Il est honoré avec saint Caste, ou Castus.
Dans son traité De lapsis, saint Cyprien de Carthage rapporte que les deux chrétiens ont d’abord cédé sous les tortures, puis ont renouvelé leur profession de foi et affronté le supplice du feu.
Saint Augustin leur consacre également son Sermon 285, témoignant de leur culte dans l’Église africaine antique. Le Martyrologe romain les commémore ensemble le 22 mai.
Variantes : Emil, Emiel, Emili, Emilio, Emílio ; forme latine : Emilius. Forme féminine : Émilie.
Le saviez-vous ?
Émile doit une part de sa célébrité au roman de Jean-Jacques Rousseau et à de nombreux écrivains célèbres. Hérité du latin, il demeure un grand classique de la littérature et des prénoms français.
Vie, histoire et traditions
Sainte Rita de Cascia
Religieuse augustine italienne du XVe siècle, sainte Rita est devenue l'une des saintes les plus populaires de l'Église catholique. Sa vie marquée par les épreuves fit d'elle un symbole d'espérance et de confiance en Dieu.
Le sanctuaire Sainte-Rita, à Cascia, en Ombrie, conserve ses reliques.
Chaque année, des milliers de pèlerins venus du monde entier s'y rendent pour confier leurs intentions à celle que beaucoup appellent la « sainte de l'impossible ». Les nombreux ex-voto conservés dans le sanctuaire témoignent de la vitalité de cette dévotion.
Sainte Rita est invoquée dans les causes désespérées, les situations impossibles et les maladies incurables.
Sa confiance inébranlable en Dieu malgré les épreuves de sa vie explique qu'elle soit devenue l'intercesseure de ceux qui ne voient plus d'issue. Les fidèles sollicitent son aide lorsque les ressources humaines semblent impuissantes face à la souffrance.
Le saviez-vous ? Le jour de sa fête, les fidèles font bénir des roses en mémoire de la fleur que, selon la tradition, sainte Rita demanda à recevoir en plein hiver peu avant sa mort.
Saint Ausone d'Angoulême
Considéré comme le premier évêque d'Angoulême, saint Ausone est traditionnellement regardé comme l'un des premiers évangélisateurs de l'Angoumois.
Patron du diocèse d'Angoulême.
La tradition qui le place aux origines de l'Église d'Angoulême explique qu'il soit devenu le protecteur historique du diocèse et l'une des grandes figures religieuses de la région.
La cathédrale Saint-Pierre d'Angoulême perpétue sa mémoire.
Dominant la vieille ville, cette cathédrale romane est l'un des chefs-d'œuvre de l'art religieux du sud-ouest de la France. Sa monumentale façade sculptée témoigne du rayonnement spirituel et artistique de l'ancienne cité épiscopale.
Le saviez-vous ? La façade de la cathédrale Saint-Pierre d'Angoulême est considérée comme l'un des plus remarquables ensembles de la sculpture romane française, attirant amateurs d'art et pèlerins depuis des siècles.
Sainte Quitterie
Jeune martyre particulièrement vénérée dans le sud-ouest de la France, sainte Quitterie est devenue l'une des grandes figures spirituelles de la Gascogne.
Patronne de la Gascogne.
Son culte s'est profondément enraciné dans les terres gasconnes dès le Moyen Âge, où elle demeure la protectrice emblématique de cette région.
L'église Sainte-Quitterie, à Aire-sur-l'Adour, perpétue son souvenir.
Inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, cette église accueille depuis des siècles pèlerins et visiteurs venus découvrir l'un des grands sanctuaires de la Gascogne.
Le saviez-vous ? La crypte de Sainte-Quitterie abrite un ancien sarcophage paléochrétien. Depuis le Moyen Âge, les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle y font étape avant de poursuivre leur route vers l'Espagne.
Saints de l'Église orthodoxe du 22 mai
Plusieurs saints célébrés le 22 mai occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Ausone, premier évêque d’Angoulême, martyr des premiers siècles chrétiens (Ier siècle).
- Boétian, ermite de Pierrepont près de Soissons dans les traditions religieuses picardes (VIIe siècle).
- Caste et Émile, martyrs honorés dans les anciens calendriers d’Afrique romaine († 250).
- Julie, vierge et martyre, patronne de la Corse, encore très honorée dans plusieurs traditions insulaires méditerranéennes (Ve siècle).
- Quitterie, vierge et martyre, patronne de la Gascogne, très présente dans les traditions populaires du sud-ouest de la France (Ve siècle). Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 22 mai
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
Saint Rita of Cascia, veuve augustine italienne invoquée dans les causes désespérées.
Saint Yves, protecteur traditionnel des juristes et des pauvres.
Saint Julia, vierge et martyre honorée comme patronne de la Corse.
Saints bretons du 22 mai
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Votrom et Milig, anciens prénoms bretons encore présents dans certains calendriers régionaux.
- Saint Rita, sainte italienne très populaire, souvent invoquée dans les causes difficiles.
Saint du jour selon l'Église catholique
Sainte Rita (+ 1457)
Le culte de sainte Rita est mieux attesté que sa vie. On peut cependant en reconstituer les grandes lignes. Née dans un petit village italien, elle fut l’enfant inespérée de la vieillesse. Toute jeune, elle veut se consacrer à Dieu, contrairement au projet de ses parents. Elle se laisse marier à Fernandino, un homme violent dont elle a deux fils. Elle est une épouse et une mère sans reproche. Mais les querelles de clans sont féroces dans l’Italie du XVème siècle. Fernandino est assassiné après 18 ans de vie conjugale pendant lesquelles la douceur de Rita a peu à peu converti à la paix et à la charité le mari brutal. C’est un déchirement pour Rita, mais plus encore lorsqu’elle voit que ses deux fils, pour venger leur père, sont prêts à assassiner à leur tour. Rita supplie Dieu de les rappeler à lui plutôt que de les laisser devenir assassins. Dieu exauce sa prière. Demeurée seule, Rita s’emploie à réconcilier les clans ennemis, pardonnant aux assassins, avant d’entrer chez les Augustines de Cascia. Elle y vivra une vie mystique intense et recevra les stigmates de la Passion du Christ. A sa mort, les miracles se multiplient sur son tombeau, faisant naître un culte populaire qui se répand rapidement. Sainte Rita a reçu le titre de "sainte des causes désespérées".
"Une très honnête sœur, la dame Rita, dans le cloître de Sainte-Marie-Madeleine de Cascia, y ayant vécu quarante ans comme moniale, vivant avec amour, au service de Dieu… Elle passa sa vie, servant Dieu par des jeûnes et des prières."
(Introduction au recueil de ses miracles)
Source : Conférence des évêques de France
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