SAINT DU JOUR
Saint du : Saint Benoît-Joseph Labre
Le 16 avril, la mémoire de Saint Benoît-Joseph Labre est célébrée à travers les usages du calendrier des fêtes.
Saint du jour 16 avril
Benoît vient du latin benedictus, « béni » ou « loué ».
Ce prénom ancien, très présent dans la tradition chrétienne et monastique, évoque la bienveillance et la mesure.
Saint Benoît-Joseph Labre (1748-1783), né en Artois dans une famille modeste, choisit une vie de pèlerin et de pauvreté à travers l’Europe.
Refusant les honneurs et les biens matériels, il visite de nombreux sanctuaires, vivant d’aumônes et de prière.
Mort à Rome pendant la Semaine sainte, il est canonisé en 1883 et reste associé à la figure du pèlerin humble et solitaire.
Les Benoît sont souvent décrits comme réservés, exigeants envers eux-mêmes et attachés à l’idée de perfection.
Leur discrétion cache généralement une grande force intérieure et une réelle fidélité dans leurs engagements.
Prénoms dérivés : Benedetto, Benedetta, Bénédicte, Benedicte, Nenito.
Saint patron du jour 16 avril
Saint Benoît-Joseph Labre
Pèlerin français du XVIIIe siècle, saint Benoît-Joseph Labre parcourut l'Europe à pied dans une vie de prière, de pauvreté volontaire et de confiance absolue en la Providence.
Patron des pèlerins, des réfugiés et des voyageurs.
Saint Druon
Ermite du XIIe siècle, saint Druon mena une vie de prière et de solitude tout en demeurant proche des populations rurales du nord de la France, où son souvenir reste profondément vivant.
Patron des bergers.
Saints de l'Église orthodoxe du 16 avril
Plusieurs saints célébrés le 16 avril occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Agape, Irène et Chionia, martyres de Thessalonique restées présentes dans les traditions chrétiennes orientales († 304).
- Chionia, Agape et Irène, martyres de Thessalonique dans les traditions chrétiennes orientales († 304).
- Fructueux, archevêque de Braga lié aux traditions chrétiennes ibériques et monastiques († 665).
- Irène, Agape et Chionia, martyres de Thessalonique dans les traditions chrétiennes orientales († 304).
- Paterne, moine puis évêque d’Avranches lié aux traditions chrétiennes normandes († 563).
- Pern, évêque de Vannes lié aux anciennes traditions religieuses bretonnes. Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 16 avril
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
St. Benedict Joseph Labre, pèlerin pauvre français devenu symbole d’humilité radicale.
St. Engratia and her Companions, martyrs hispaniques des premiers siècles.
Saint Bernadette Soubirous, voyante de Lourdes et figure majeure du catholicisme moderne.
Saint Paternus, évêque d’Avranches honoré dans plusieurs traditions régionales françaises.
Saints bretons du 16 avril
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Saint Patern, évêque missionnaire de Vannes et l’un des grands saints fondateurs bretons.
Repères liturgiques du 16 avril 2026
- Temps liturgique
- Temps pascal
- Jour liturgique
- Jeudi de la 2e semaine de Pâques
Cette journée s’inscrit dans le Temps pascal.
Saint du jour selon l'Église catholique
Saint Benoît-Joseph Labre (+ 1783)
Confesseur. Il est l’aîné d’une famille de quinze enfants d’un laboureur d’Amettes dans le nord de la France. Il passe sa jeunesse dans les champs avec son père et ses frères. Mais il rêve d’être moine pour ne vivre que de Dieu. A 19 ans, il se présente dans plusieurs monastères de chartreux. L’un ne prend pas de novices à cause d’un incendie récent. Dans l’autre, on le trouve trop jeune. Admis à la chartreuse de Montreuil-sur-Mer, il n’est pas gardé à cause de sa santé trop fragile. A pied, il se rend à la Grande Trappe de Soligny : il est toujours trop jeune. Il revient à Montreuil, c’est un nouvel échec. La Grande Trappe de Sept-Fons ne l’accepte pas non plus et le Père Abbé lui dit : "Dieu vous veut ailleurs." Désormais c’est "ailleurs" qu’il vivra dans l’errance et le pèlerinage perpétuel. Il ne cherche plus à se fixer. Son monastère sera la route, son seul compagnon de prière sera Dieu seul. En sept ans, il parcourut près de 30 000 kilomètres d’un sanctuaire à l’autre, en Espagne, en Suisse, en Allemagne et jusqu’en Pologne, vivant dans le plus extrême dénuement, partageant avec les pauvres les soupes populaires et les humiliations, toujours en oraison et toujours patient. Les prêtres qui le confessent sont émerveillés par sa vie mystique et son humilité. Mais son lieu de prédilection, c’est Rome où il passe ses journées en prière dans les églises, logeant avec tant d’autres pauvres dans les ruines du Colisée, distribuant à de plus pauvres ce qu’on lui donne. Dans les rues, les gamins se moquent de lui. Il les entend et rend grâce à Dieu. Le mercredi saint 1783, on le ramasse mourant sur les marches d’une église. Dès sa mort connue, les gamins et le peuple de Rome s’en vont par les rues de Rome en criant : "Le saint est mort!" Les miracles se multiplient sur son tombeau. Bénéficiant ainsi d’un culte précoce et populaire, il est un défi au matérialisme d’une société vouée à l’argent. Il est le saint des sans domicile fixe, des pauvres et des exclus.
"Pour aimer Dieu, il faut trois coeurs réunis : un coeur qui ne soit qu’amour et tendresse envers Dieu. Un coeur de charité et de zèle envers le prochain. Un coeur de pénitence et de haine contre soi-même."
(Saint Benoît-Joseph, cité par l’un de ses contemporains)
"67"
(Verlaine, pour la canonisation de saint Benoît-Joseph. 1873)
Source : Conférence des évêques de France
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