SAINT DU JOUR
Saint du : Saint Olivier
À la date du 12 juillet, la fête de Saint Olivier s'inscrit dans la tradition du calendrier des saints et des prénoms.
Saint du jour 12 juillet
Olivier est un prénom masculin médiéval d’étymologie incertaine ; il est notamment rapproché du latin oliva, « olive » ou « olivier », mais d’autres origines, notamment germaniques ou nordiques, ont également été proposées.
Saint Olivier Plunkett (1625-1681), né à Loughcrew dans le comté de Meath en Irlande, fut archevêque d’Armagh et primat de toute l’Irlande.
Parti étudier à Rome en 1647, ordonné prêtre en 1654 puis nommé archevêque d’Armagh en 1669, il regagna l’Irlande en 1670 et entreprit de réorganiser son diocèse après les persécutions et les bouleversements du XVIIe siècle.
Arrêté en 1679 dans le contexte du prétendu Popish Plot, il fut transféré à Londres, condamné pour haute trahison sur la base de faux témoignages et exécuté à Tyburn le 11 juillet 1681.
Béatifié par Benoît XV en 1920, il fut canonisé par le pape Paul VI le 12 octobre 1975 comme évêque et martyr.
Sa tête, conservée comme relique, est aujourd’hui présentée à la vénération dans l’église Saint-Pierre de Drogheda, où elle fut installée en 1921.
Prénoms dérivés et variantes : Oliver, Olier, Oliverius, Oliverio, Oliviero, Olivério, Oliveiros.
Le saviez-vous ?
Associé à l'olivier, arbre symbole de paix et de longévité, Olivier est un prénom solidement ancré dans la tradition française. Il demeure apprécié pour son caractère classique et intemporel.
Vie, histoire et traditions
Saint Uguzon du Val Cavargna
Berger des Alpes lombardes, saint Uguzon est honoré par la tradition locale comme une figure protectrice du monde pastoral et des alpages du Val Cavargna.
Patron des fromagers.
Les éleveurs et les artisans du lait l'ont adopté comme protecteur en raison de son attachement à la vie pastorale. Son souvenir demeure associé aux savoir-faire transmis de génération en génération dans les alpages des Préalpes lombardes.
Le Val Cavargna, en Lombardie, près du lac de Côme, perpétue sa mémoire.
Cette vallée de montagne a conservé un riche patrimoine pastoral, où la transhumance estivale et la fabrication des fromages d'altitude façonnent encore les paysages et les traditions locales. Elle demeure le principal territoire associé à saint Uguzon.
Le saviez-vous ? Chaque été, les troupeaux rejoignent encore les alpages du Val Cavargna lors de la transhumance. Ce déplacement saisonnier, toujours vivant, permet de produire des fromages d'altitude dont les saveurs varient selon les fleurs et les herbes des pâturages alpins.
Saints de l'Église orthodoxe du 12 juillet
Plusieurs saints célébrés le 12 juillet occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Balay, martyr breton lié aux anciennes traditions populaires de Bretagne.
- Hermagoras, premier évêque d’Aquilée et disciple de saint Marc, figure importante des traditions apostoliques du nord de l’Italie († 66).
- Menou, évêque de Quimper associé aux traditions chrétiennes bretonnes (VIIe siècle).
- Viventiole, évêque de Lyon dans la période mérovingienne († 524). Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 12 juillet
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
Saint John Gualbert, fondateur des Vallombrosains et modèle de pardon chrétien.
Saints bretons du 12 juillet
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Menou et Olier, noms anciens présents dans les traditions religieuses françaises et bretonnes.
- Saint Olivier Plunkett, archevêque irlandais martyrisé au XVIIe siècle.
Repères liturgiques du 12 juillet 2026
- Temps liturgique
- Temps ordinaire
- Célébration du jour
- Quinzième dimanche du Temps ordinaire
Cette journée correspond au Quinzième dimanche du Temps ordinaire.
Saint du jour selon l'Église catholique
Saint Michel Maleinos (+ 961)
Deux nobles époux de Cappadoce se désolaient de ne pas avoir d’enfants. Ils entreprirent un pèlerinage à un sanctuaire marial. Trois enfants leur naquirent, dont une fille, qui sera mère d’un empereur, et un fils, Manuel. Celui-ci, à 12 ans, fut envoyé à Constantinople pour y faire ses études et une brillante carrière. Il était à la cour impériale depuis 6 ans, lorsqu’il assiste à la mort de l’empereur Léon VI. Il s’aperçoit brusquement de la précarité des gloires humaines. Il a 18 ans et s’enfuit clandestinement jusqu’au pied du mont Kyminas, en Bithynie, où un ermite accepte de l’instruire. Il devient moine dans un monastère sur place, sert les tables pendant deux années. A la mort de ses parents, il abandonne tout son héritage à son frère et émigre vers un lieu plus désert pour vivre la solitude. Sa sainteté lui attire de nombreux disciples, au point qu’il doit fonder un monastère, puis le quitte pour revenir au mont Kyminas où les moines, joyeux de le retrouver, l’élisent comme higoumène. Trente ans durant, il dirigera le monastère tout en exerçant une grande influence sur son neveu, Nicéphore Phokas, qui deviendra empereur. Saint Athanase l’Athonite est l’un de ses disciples.
"Comme ses actions admirables s’étaient répandues, une foule de gens commença à affluer et à exiger de vivre avec lui, de pouvoir contempler sa continence, sa paix intérieure, son humilité, la simplicité de ses mœurs et la douceur de son langage, et de pouvoir s’approcher du bien en ayant près d’eux un modèle auquel conformer leur vie."
(Vie de saint Michel Maleinos)
Source : Conférence des évêques de France
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