SAINT DU JOUR
Saint du : Saint Rodolphe
Chaque 21 juin, la fête de Saint Rodolphe rappelle une ancienne coutume liée au calendrier chrétien.
Saint du jour 21 juin
Rodolphe est un prénom masculin d’origine germanique issu de Hrodulf, formé des éléments hruod, « gloire » ou « renommée », et wulf, « loup ».
Saint Raoul de Bourges, également appelé Rodolphe, Radulphe ou Rudolphe dans certaines traditions françaises, fut archevêque de Bourges au IXe siècle et mourut en 866.
Issu d’une famille noble d’Aquitaine, il exerça son épiscopat dans le contexte politique complexe du royaume carolingien et participa à plusieurs conciles et assemblées ecclésiastiques de son temps.
Entre 853 et 866, il rédigea pour le clergé et les fidèles de son diocèse une Instruction pastorale ou série de Capitula en quarante-cinq chapitres, consacrée notamment à la discipline ecclésiastique et à la vie chrétienne.
Il fonda ou favorisa plusieurs établissements monastiques ; parmi eux figure l’abbaye de Beaulieu-sur-Dordogne, établie au IXe siècle sur des terres appartenant à sa famille.
Mort à Bourges le 21 juin 866, saint Raoul de Bourges est célébré localement à cette date ; les calendriers associent également sa fête aux prénoms Rodolphe et Rudolf.
Prénoms dérivés et variantes : Rodolph, Rudolf, Rudolph, Rodolf, Rodolfo, Rolf, Rudi, Rudy, Rūdolfs, Rodolphine.
Le saviez-vous ?
Porté par plusieurs souverains du Saint-Empire romain germanique, Rodolphe évoque les grandes dynasties médiévales. Son origine germanique souligne son ancienneté.
Vie, histoire et traditions
Saint Aubain de Mayence
Évêque missionnaire du VIIe siècle, saint Aubain, également connu sous le nom d'Alban de Mayence, est l'une des grandes figures chrétiennes honorées en Belgique. Son culte s'est particulièrement développé à Namur, où il demeure le saint protecteur du diocèse.
Patron du diocèse de Namur.
L'importance prise par son culte dans la cité épiscopale de Namur explique qu'il soit devenu le principal protecteur du diocèse. Depuis des siècles, sa mémoire accompagne la vie religieuse et le patrimoine de la capitale wallonne.
La cathédrale Saint-Aubain de Namur, en Belgique, demeure le principal lieu de mémoire consacré au saint.
Unique cathédrale baroque des anciens Pays-Bas méridionaux, elle domine le cœur historique de Namur. Son imposante coupole et son riche décor rappellent la place de saint Aubain dans l'histoire religieuse de la Wallonie.
Invoqué contre les violents maux de tête, l'épilepsie et les empoisonnements.
La tradition populaire attribuait à son intercession de nombreuses guérisons. Les pèlerins venaient demander son aide contre les maladies nerveuses et les intoxications, faisant de saint Aubain l'un des saints guérisseurs les plus populaires de la région.
Le saviez-vous ? Chaque année, les Fêtes de Wallonie transforment le quartier de la cathédrale Saint-Aubain en un haut lieu de célébration. Musiques, cortèges et traditions populaires y rappellent l'attachement de Namur à son patrimoine historique et culturel.
Saints de l'Église orthodoxe du 21 juin
Plusieurs saints célébrés le 21 juin occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Eusèbe, évêque de Samosate en Syrie et martyr des débats théologiques du IVe siècle († 380).
- Silvère, évêque de Bourges lié aux traditions chrétiennes berrichonnes.
- Térence, évêque et martyr à Iconium dans les premières communautés chrétiennes (Ier siècle). Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 21 juin
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
Saint Aloysius Gonzaga, jeune jésuite italien devenu patron de la jeunesse chrétienne.
Saints bretons du 21 juin
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Méen, saint breton lié aux traditions monastiques et aux anciens pèlerinages bretons.
- Saint Louis de Gonzague, jeune jésuite italien devenu patron de la jeunesse catholique.
Saint du jour selon l'Église catholique
Saint Louis de Gonzague (+ 1591)
C’est un saint rayonnant de pureté qu’il nous est donné de fêter. Promis aux plus hautes destinées car il était fils de la haute aristocratie italienne, il fut d’abord page à la cour de Florence. Il avait 9 ans. Dans cette atmosphère fastueuse et corrompue des cours italiennes de la Renaissance, il répond aux dépravations qui l’entourent par un voeu de chasteté. Il rencontre saint Charles Borromée qui lui donne sa première communion. Envoyé à la cour de Madrid pour parfaire son expérience princière, il revient décidé à devenir jésuite. Il a 17 ans. Son père s’y oppose farouchement, mais doit se plier à la volonté inébranlable de son fils. Novice à Rome, saint Louis y sera l’élève de saint Robert Bellarmin. Il multiplie les austérités au point d’avoir un mal de tête lancinant. Il étudie intensément. Sa vie spirituelle est alors douloureuse et tourmentée. A 22 ans, il reçoit la révélation que sa vie sera brève. Cette révélation transforme sa vie spirituelle qui sera désormais plus dépouillée, plus sereine, plus abandonnée à Dieu. En 1591, la peste ravage Rome. Louis se dévoue auprès des malades et meurt, pestiféré à son tour, à 23 ans, dans l’allégresse en s’écriant : "Quel bonheur !"
"Une âme agitée par le vent des passions ne peut refléter Dieu."
(Saint Louis de Gonzague)
"La bonté divine est un immense océan. Plus je m’y plonge, plus je m’y perds."
(Saint Louis de Gonzague)
Source : Conférence des évêques de France
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