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SAINT DU JOUR

Saint du : Saint Urbain et Sainte Samantha

Le 19 décembre, le calendrier des saints met à l'honneur Saint Urbain et Sainte Samantha, une figure associée aux traditions religieuses et au patrimoine culturel.

🙏 Saint du 19 décembre
Saint Urbain et Sainte Samantha
👥 Fête du jour
Urbain · Anastase · Anastasia · Anastasian · Nastase · Samantha · Sametane · Samthann · Urban · Urbane · Urbanie · Urbanilla
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Saint Théophile

Saint du jour 19 décembre

Urbain est un prénom masculin issu du latin Urbanus, dérivé de urbs, « ville » ; l’adjectif urbanus signifiait « de la ville, citadin » et, par extension, « cultivé » ou « raffiné ».

Bienheureux Urbain V (vers 1310-1370), né Guillaume de Grimoard à Grizac, dans le Gévaudan, fut moine bénédictin avant d’être élu pape à Avignon en 1362.

Soucieux de réformer l’Église, de soutenir les études et de rétablir le siège pontifical à Rome, il quitta Avignon pour l’Italie et entra à Rome en 1367.

Les difficultés politiques italiennes et le contexte européen le conduisirent toutefois à revenir à Avignon en 1370, où il mourut le 19 décembre de la même année.

Son culte fut officiellement approuvé par le pape Pie IX en 1870 ; son corps fut transféré après sa mort à l’abbaye Saint-Victor de Marseille, dont il avait été abbé.

Prénoms dérivés et variantes : Urbain, Urbanus, Urban, Urbano, Orbán, Urbana.

Le saviez-vous ?

Le bâtiment historique de la faculté de médecine de Montpellier trouve son origine dans un collège monastique fondé en 1364 par Urbain V. Il accueillait des moines bénédictins étudiant le droit canonique, c’est-à-dire le droit de l’Église. Transformé ensuite en palais épiscopal, cet ensemble reçut l’école de santé en 1795 : un lieu destiné à former des religieux devint ainsi un lieu de formation des médecins.

Vie, histoire et traditions

Saint Urbain de Langres

Évêque de Langres au IVe siècle, saint Urbain appartient aux premières générations de pasteurs de l'Église en Gaule. Son culte s'est développé dans plusieurs régions de France, où il fut associé à des traditions populaires liées aux récoltes et au vin.

Patron des vignerons et des buveurs dans certaines traditions populaires.

Son nom fut progressivement associé au monde de la vigne et aux boissons partagées lors des fêtes rurales. Dans plusieurs régions viticoles, les communautés invoquaient saint Urbain pour protéger les récoltes et accompagner les moments de convivialité autour du vin.

La cathédrale Saint-Mammès de Langres, en Haute-Marne, rappelle l'ancien siège épiscopal dont saint Urbain fut l'un des premiers évêques.

Dominant la cité fortifiée de Langres, cette cathédrale gothique témoigne de l'ancienneté du christianisme dans la région. Elle perpétue la mémoire des premiers évêques de la ville et inscrit saint Urbain dans l'histoire religieuse de la Haute-Marne.

Le saviez-vous ? Dans plusieurs régions viticoles, le nom de saint Urbain resta longtemps associé aux caves et aux vendanges. Des traditions populaires faisaient de sa fête un moment où l'on observait les signes annonçant la qualité des futures récoltes.

Sainte Emma de Lesum

Noble saxonne du XIe siècle, sainte Emma de Lesum consacra une grande partie de sa vie au soutien des pauvres et des institutions religieuses. Sa générosité en fit l'une des grandes figures de la charité chrétienne médiévale en Allemagne du Nord.

Protectrice des œuvres de charité et des personnes consacrées au service des pauvres.

Après la mort de son époux, sainte Emma choisit de consacrer ses biens aux œuvres religieuses et au secours des plus démunis. Ses dons aux monastères et aux communautés locales expliquent la mémoire durable laissée par son engagement auprès des pauvres.

La collégiale de Lesum, près de Brême, demeure associée à la mémoire de sainte Emma, qui contribua à son développement.

Par ses fondations et ses donations, sainte Emma de Lesum participa au rayonnement religieux de la région de Brême au Moyen Âge. Son souvenir rappelle le rôle joué par les grandes familles chrétiennes dans la création d'établissements destinés à la prière, à l'accueil et à l'aide aux plus fragiles.

Le saviez-vous ? Selon la tradition, sainte Emma de Lesum aurait distribué une grande partie de ses richesses aux pauvres après la mort de son mari. Son nom est ainsi resté associé pendant des siècles à l'idéal médiéval de la noblesse mise au service des plus démunis.

Saints de l'Église orthodoxe du 19 décembre

Plusieurs saints célébrés le 19 décembre occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.

Saints du calendrier anglophone, 19 décembre

Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :

Blessed Urban V, pape d’Avignon ayant tenté de rétablir durablement la papauté à Rome.

Saint Nemesion and Companions, martyrs des persécutions antiques.

Saints bretons du 19 décembre

Dans le calendrier breton, on célèbre également :

Repères liturgiques du 19 décembre 2026

Temps liturgique
Avent
Jour liturgique
Férie de l'Avent (19 décembre)

Cette journée s’inscrit dans le Avent.

Saint du jour selon l'Église catholique

Saints Martyrs du Tonkin (+ 1839)

C'étaient de pauvres laboureurs et des artisans de la campagne vietnamienne. Une mission dominicaine s'était fixée dans leur village, et ils avaient pris au sérieux les promesses faites à leur baptême. Augustin Moï; Etienne Vinh et Thomas Dé étaient entrés dans le Tiers Ordre de saint Dominique. Dominique Uy et François Xavier Mau assuraient le catéchisme à la mission. Vint le temps de la persécution ordonnée par l'empereur Minh Mang. On les arrête et on les somme de piétiner le crucifix et les saintes images. Ils refusent. Prisonniers durant un an, ils en profitèrent pour évangéliser les prisonniers de droit commun qui partageaient leur détention. On finit par étrangler ces "dangereux fauteurs de troubles".

"Je salue respectueusement le gouverneur. Je suis décidé à adorer un seul Dieu qui est le Seigneur du ciel, de la terre, de toutes choses, de mon âme et de mon corps. Je consens à mourir plutôt que de commettre un péché et d’offenser mon Seigneur. Le gouverneur peut me commander qu’on me coupe la tête ; il peut me faire mettre à mort comme il voudra : je me soumets et j’accepte."

(Saint François-Xavier Mau - Lettre à l’un de ses amis)

Source : Conférence des évêques de France

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