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SAINT DU JOUR

Saint du : Sainte Germaine

À la date du 15 juin, la fête de Sainte Germaine s'inscrit dans la tradition du calendrier des saints et des prénoms.

🙏 Saint du 15 juin
Sainte Germaine
👥 Fête du jour
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📅 Demain
Saint Jean François Régis, Aurélien et Cyr

Saint du jour 15 juin

Germaine est la forme féminine de Germain, prénom issu du latin Germanus, fondé sur germanus, « frère ou sœur germain(e) », puis « véritable » ou « authentique », terme lui-même dérivé de germen, « germe » ou « souche ».

Sainte Germaine Cousin (1579-1601), née à Pibrac près de Toulouse, fut une jeune bergère laïque dont la vie fut marquée par la maladie, la pauvreté et la mise à l’écart au sein de sa famille.

Les traditions biographiques rapportent qu’elle partageait sa nourriture avec les pauvres, assistait régulièrement à la messe et transmettait aux enfants des environs les éléments de la foi chrétienne.

En décembre 1644, lors de l’ouverture d’une tombe dans l’église de Pibrac, son corps fut découvert et identifié par les habitants ; cet événement contribua au développement rapide de son culte local.

Germaine Cousin fut béatifiée par le pape Pie IX le 7 mai 1854 puis canonisée le 29 juin 1867 ; Pibrac devint un important lieu de pèlerinage consacré à sa mémoire.

Sainte Germaine de Pibrac est célébrée le 15 juin ; ses reliques sont conservées et vénérées à Pibrac, où se déroule chaque année un pèlerinage autour de sa fête.

Prénoms dérivés et variantes : Germain, Germanus, Germana, Germane, Germano.

Le saviez-vous ?

Très apprécié au début du XXᵉ siècle, Germaine évoque aujourd'hui les prénoms d'autrefois. Son origine latine rappelle les liens anciens entre les peuples de la Gaule et du monde romain.

Vie, histoire et traditions

Saint Bernard de Menthon

Chanoine du XIe siècle, saint Bernard de Menthon consacra sa vie à l'accueil et au secours des voyageurs franchissant les cols alpins. Son œuvre fit des montagnes un lieu d'hospitalité autant que de passage.

Patron des alpinistes et des troupes alpines.

En fondant des hospices destinés à secourir les voyageurs confrontés aux dangers de la haute montagne, il devint naturellement le protecteur de ceux qui parcourent les Alpes. Son exemple inspire encore aujourd'hui les métiers et les activités liés au secours en montagne.

L'hospice du Grand-Saint-Bernard, au sommet du col du Grand-Saint-Bernard, entre la Suisse et l'Italie, demeure le principal lieu de mémoire consacré au saint.

Fondé au XIe siècle, cet hospice accueille sans interruption voyageurs, pèlerins et randonneurs depuis près de mille ans. Perché à plus de 2 400 mètres d'altitude, il constitue l'un des plus anciens lieux d'hospitalité encore en activité dans les Alpes.

Le saviez-vous ? Les célèbres chiens du Saint-Bernard, élevés par les chanoines de l'hospice, sont devenus le symbole universel du secours en montagne. Leur réputation s'est forgée au fil des siècles auprès des voyageurs égarés dans la neige et les tempêtes alpines.

Saints de l'Église orthodoxe du 15 juin

Plusieurs saints célébrés le 15 juin occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.

Saints du calendrier anglophone, 15 juin

Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :

Saint Germaine Cousin, humble bergère du sud-ouest de la France devenue figure de sainteté populaire.

Sts. Vitus, Modestus, and Crescentia, martyrs antiques très invoqués dans les traditions européennes contre les maladies nerveuses.

Saints bretons du 15 juin

Dans le calendrier breton, on célèbre également :

Saint du jour selon l'Église catholique

Sainte Germaine de Pibrac (+ 1601)

Germaine Cousin était née scrofuleuse, laide et difforme. Sa mère mourut quelque temps après sa naissance et son père n’avait qu’aversion pour elle. Il se remaria et sa belle-mère la haïssait. Ils l’obligèrent à coucher sous l’escalier sur des sarments, lui donnant le minimum de nourriture et lui faisant défense d’adresser la parole aux enfants de sa belle-mère. Il en fut ainsi de l’âge de neuf ans jusqu’à celui de vingt-deux ans où elle mourut. Elle passait son temps avec les bêtes, aux champs. Ne sachant pas lire, elle récitait son chapelet. Mais tous les matins, elle entendait la sainte messe laissant son troupeau qui jamais ne causa de dégâts chez les voisins, restant dans les limites qu’elle lui marquait avant de partir. Elle parlait avec Dieu et cela était pour elle toute joie. On la surnomme la bigote, mais son unique réponse aux railleries est une inlassable charité. Elle ne fut rien d’autre toute sa vie qu’une pauvre bergère et ne connut que les prés et les bêtes. Un matin, son père la trouva morte sous l’escalier et, à partir de ce moment, les miracles ne cessèrent d’authentifier sa sainteté. Elle fut canonisée en 1867.

"Vous avez été souffrante comme beaucoup. Vous avez été patiente. Vous n’avez ni juré ni blasphémé. Vous avez été courageuse et vaillante. Vous n’avez gardé que des moutons. Vous avez sué aux labours et aux fenaisons. Vous n’avez pas gémi. Vous avez souri. Conservez-nous le sourire."

(Cardinal Saliège - Prière à sainte Germaine)

Source : Conférence des évêques de France

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