SAINT DU JOUR
Saint du : Saint Wilfried
Le 12 octobre, le calendrier des saints met à l'honneur Saint Wilfried, une figure associée aux traditions religieuses et au patrimoine culturel.
Saint du jour 12 octobre
Wilfried est un prénom masculin d’origine germanique, correspondant notamment à l’ancien anglais Wilfrið, formé de willa, « volonté » ou « désir », et friþ, « paix ».
Saint Wilfrid (vers 634-709), abbé de Ripon puis évêque d’York, fut l’une des grandes figures du christianisme anglo-saxon au VIIe siècle.
Au synode de Whitby en 664, il défendit les usages romains face aux traditions chrétiennes issues d’Iona, notamment sur la manière de calculer la date de Pâques.
Évêque en Northumbrie, il favorisa les usages liturgiques romains, fonda et développa plusieurs établissements monastiques et entretint des liens étroits avec Rome.
Plusieurs fois contraint à l’exil à la suite de conflits ecclésiastiques et politiques, il poursuivit son action missionnaire, notamment dans le Sussex, avant de revenir en Northumbrie à la fin de sa vie.
Prénoms dérivés et variantes : Wilfried, Wilfrid, Wilfred, Wilfrith, Wilfredo, Wilfreda, Wilf.
Le saviez-vous ?
Lors du synode de Whitby, en 664, saint Wilfrid défendit les usages romains face aux pratiques alors suivies par une partie de l’Église de Northumbrie, notamment pour le calcul de la date de Pâques. Le roi Oswiu se rangea finalement à son argumentation, faisant de cette réunion un tournant majeur de l’histoire religieuse anglaise.
Vie, histoire et traditions
Saint Vanne
Abbé réformateur des Xe et XIe siècles, saint Vanne joua un rôle majeur dans le renouveau du monachisme en Lorraine. Son influence dépassa largement les murs de son abbaye et marqua durablement la vie religieuse de la région.
Le diocèse de Verdun, dont saint Vanne est le patron, perpétue aujourd'hui sa mémoire.
L'ancienne abbaye Saint-Vanne de Verdun, longtemps l'un des plus importants centres monastiques de Lorraine, fut à l'origine d'une vaste réforme religieuse. Bien que l'abbaye ait disparu, son héritage demeure profondément lié à l'histoire de Verdun et de son diocèse.
Le saviez-vous ? La réforme monastique initiée à l'abbaye de Saint-Vanne inspira de nombreux établissements religieux avant même l'essor de Cluny. Pendant plusieurs siècles, l'expression « réforme de Saint-Vanne » désigna un modèle de renouveau spirituel largement diffusé dans le nord-est de la France.
Saints de l'Église orthodoxe du 12 octobre
Plusieurs saints célébrés le 12 octobre occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Probus, Tarachus et Andronique, martyrs en Cilicie lors de la persécution de Dioclétien, vers 304.
- Côme de Maïouma, évêque et auteur d’hymnes liturgiques au VIIIe siècle, compagnon de Jean Damascène. Il est commémoré le 12 octobre dans l’usage slave et le 14 octobre dans l’usage grec.
- Amphiloque de Glouchitsa, moine russe et disciple de Denis de Glouchitsa, auquel il succéda comme abbé. Il poursuivit l’organisation de cette communauté monastique jusqu’à sa mort en 1452.
- Martin de Tours, évêque et moine du IVe siècle, commémoré le 12 octobre dans certains calendriers orthodoxes, alors que sa fête occidentale principale est le 11 novembre.
- Edwin, roi de Northumbrie converti au christianisme, tué à la bataille de Hatfield en 633 et vénéré comme martyr.
- Spérie, également appelée Espérie ou Exupérie, vierge vénérée comme martyre et patronne de Saint-Céré, dans le Quercy, traditionnellement située au VIIIe siècle.
- Wilfrid, évêque d’York et fondateur du monastère de Ripon, défenseur des usages liturgiques romains dans l’Angleterre du VIIe siècle, mort en 709. Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 12 octobre
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
Blessed Jeanne Leber, recluse de Montréal ayant consacré sa vie à la prière et aux pauvres.
Saint Wilfrid, archevêque d’York et grande figure de l’Église anglo-saxonne.
Saints bretons du 12 octobre
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Saint Ké, également nommé saint Quay, figure de la tradition bretonne inscrite au 12 octobre dans le calendrier du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier.
- Charlez B., forme bretonne de Charles liée aux traditions populaires armoricaines.
- Saint Wilfrid, évêque anglais associé aux traditions chrétiennes anglo-saxonnes.
- Notre-Dame du Pilar, grande fête mariale espagnole célébrée à Saragosse.
Repères liturgiques du 12 octobre 2026
- Temps liturgique
- Temps ordinaire
- Jour liturgique
- Lundi de la 28e semaine du Temps ordinaire
Cette journée s’inscrit dans le Temps ordinaire.
Saint du jour selon l'Église catholique
Saint Wilfrid d'York (+ 709)
Depuis les invasions anglo-saxonnes, l’Eglise était divisée comme le pays. D’un côté les Bretons ou Celtes de vieille chrétienté qui refusaient l’envahisseur. De l’autre les Angles et les Saxons. L’Eglise celte refusait l’archevêque anglais de Cantorbéry et vivait pratiquement autonome. L’Eglise anglo-saxonne fondée par saint Augustin, cent ans auparavant, était soumise au siège romain. Ce fut grâce à saint Wilfrid et à quelques autres que ces chrétientés bretonnes et anglo-saxonnes fusionnèrent au VIIème siècle et que l’unité religieuse régna dans le pays. Mais la vie de Wilfrid fut très mouvementée. Moine de Lindisfarn, le jeune garçon poursuivit ses études à Cantorbéry. Un saint moine, Benoît Biscop, le prit alors comme accompagnateur pour aller à Rome. Et ce voyage fut pour saint Wilfrid, le début de toute une série. Lorsque les voyageurs passèrent par Lyon, l’évêque de ce diocèse, Delphin, le retint auprès de lui une année entière. A Rome, il se familiarisa avec la pratique de la liturgie et, en rentrant en Angleterre, il se fit l’apôtre de la liturgie romaine. Il fonda le monastère de Ripon en Angleterre. Devenu évêque d’York, il avait fait entrer au couvent la femme du roi Egfrid qui ne le lui pardonna pas et l’empêcha de rester dans son diocèse. Saint Wilfrid connut ainsi l’emprisonnement puis, par deux fois, l’exil dont il profita pour évangéliser le Sussex, la Hollande et même l'Austrasie où il faillit devenir évêque de Strasbourg. Il put enfin retourner dans son pays et y passer à peu près tranquillement les quatre dernières années de sa vie. Un historien anglais écrit de lui : "Il a fait tant de bien qu’on lui pardonne aisément ses imperfections et ses foucades."
"Saint Wilfrid sent la mort venir. Il réunit ses disciples autour de son lit. Après avoir reçu sa bénédiction, les moines commencent l’office funèbre. Quand ils parviennent au verset 30 du psaume 103 : "Envoyez votre Esprit et tout sera renouvelé", il expire."
(Les moines d’Occident)
Source : Conférence des évêques de France
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