SAINT DU JOUR
Saint du : Saint Guillaume
Le 10 janvier, le calendrier des saints met à l'honneur Saint Guillaume, une figure associée aux traditions religieuses et au patrimoine culturel.
Saint du jour 10 janvier
Guillaume est un prénom masculin d’origine germanique, issu de l’ancien Willehelm, formé de will, « volonté » ou « désir », et de helm, « casque » ou « protection ».
Saint Guillaume de Bourges (vers 1120-1209), religieux cistercien devenu archevêque de Bourges en 1199, fut l’une des grandes figures religieuses du Berry au début du XIIIe siècle.
Avant son épiscopat, il mena une longue vie religieuse et fut notamment abbé de Fontaine-Saint-Jean puis de Chaalis avant d’être appelé au siège de Bourges.
Durant son épiscopat, il défendit une vie ecclésiastique exigeante, se consacra particulièrement aux pauvres et entra notamment en conflit avec le roi Philippe Auguste au sujet de sa situation matrimoniale.
Contemporain de la construction de l’actuelle cathédrale de Bourges, commencée sous son prédécesseur, il joua un rôle important dans son programme iconographique ; mort en 1209, il fut canonisé dès 1217.
Prénoms dérivés et variantes : Guillaume, William, Wilhelm, Willem, Guilhem, Guillermo, Guglielmo, Gwilherm, Liam.
Le saviez-vous ?
La canonisation de saint Guillaume de Bourges contribua au financement de la cathédrale Saint-Étienne. Après la mort de l’archevêque en 1209, le chantier connut une interruption. Sa reconnaissance comme saint, en 1218, suscita un afflux de dons de fidèles et de pèlerins, apportant de nouvelles ressources à la construction.
Vie, histoire et traditions
Saint Guillaume de Bourges
Archevêque de Bourges au tournant des XIIe et XIIIe siècles, saint Guillaume se distingua par son exigence morale, son sens de la justice et son profond attachement à la formation du clergé.
Patron des universitaires et de la Sorbonne.
Sa réputation d'érudit, son soutien à l'enseignement de la théologie et du droit canonique, ainsi que l'estime que lui portèrent les maîtres de l'Université de Paris, expliquent qu'il soit devenu le protecteur du monde universitaire et de la Sorbonne.
La cathédrale Saint-Étienne de Bourges conserve son tombeau et demeure le principal lieu de mémoire consacré au saint.
Inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, la cathédrale accueille depuis des siècles les pèlerins venus se recueillir devant son tombeau. Ce chef-d'œuvre de l'art gothique rappelle l'héritage spirituel durable laissé par saint Guillaume de Bourges.
Le saviez-vous ? Saint Guillaume de Bourges fut canonisé dès 1218, moins de dix ans après sa mort. Une telle rapidité était exceptionnelle au Moyen Âge et témoigne de l'immense réputation de sainteté dont il jouissait déjà de son vivant.
Saint Paul l'Ermite
Considéré par la tradition comme le premier ermite du désert chrétien, saint Paul l'Ermite vécut entre les IIIe et IVe siècles dans la solitude du désert d'Égypte, consacrant son existence à la prière et à l'ascèse.
Patron des vanniers.
Pour subvenir à ses besoins, la tradition rapporte qu'il tressait des feuilles de palmier afin de fabriquer des paniers et d'autres objets du quotidien. Ce travail manuel, associé à sa vie d'ermite, est à l'origine de son patronage des vanniers.
Le monastère Saint-Paul l'Ermite, dans le désert Oriental d'Égypte, demeure le principal lieu de mémoire consacré au saint.
Édifié près de la grotte où il aurait vécu, ce monastère copte figure parmi les plus anciens sanctuaires chrétiens d'Égypte. Toujours habité par une communauté monastique, il perpétue depuis des siècles l'héritage spirituel du premier ermite du désert.
Le saviez-vous ? Selon la tradition, un corbeau apportait chaque jour un demi-pain à saint Paul l'Ermite. Lorsque saint Antoine le Grand vint lui rendre visite, l'oiseau déposa un pain entier, un épisode devenu l'un des symboles les plus célèbres de l'iconographie des Pères du désert.
Saints de l'Église orthodoxe du 10 janvier
Plusieurs saints célébrés le 10 janvier occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Agathon, pape de Rome associé au VIe concile œcuménique et aux débats théologiques du VIIe siècle (577-681).
- Floride, vierge de Dijon liée aux anciennes traditions religieuses bourguignonnes.
- Grégoire de Nysse, père de l’Église et grande figure théologique du christianisme oriental († 394).
- Jean le Bon, évêque de Milan associé aux traditions chrétiennes lombardes († 660).
- Maurille, évêque de Cahors associé aux anciennes traditions chrétiennes du Quercy († 580).
- Nicanor, l’un des sept premiers diacres de l’Église primitive et martyr des traditions apostoliques chrétiennes.
- Séthride, moniale de Faremoutiers-en-Brie associée aux traditions religieuses franciliennes († 660). Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 10 janvier
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
Saint William, archevêque de Bourges reconnu pour sa charité et sa vie austère († 1209).
Saints bretons du 10 janvier
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Saint Ratian, saint breton peu documenté, mentionné dans des calendriers ecclésiastiques anciens de Bretagne.
- Saint Guillaume Pinchon, évêque de Saint-Brieuc, protecteur traditionnel de la ville et du diocèse.
Saint du jour selon l'Église catholique
Saint Grégoire de Nysse (+ 394)
L’Eglise accueille dans ses martyrologes (livre des témoins, en grec : "marturos") et dans ses synaxaires (en grec : "sunaxis", assemblée autour d’une personne) sa grand-mère, ses deux parents et cinq de ses frères et soeurs. Pourtant, il ne commençait pas dans cette voie. C’est un intellectuel passionné de rhétorique qui enseigne la philosophie. Son épouse l’adore et c’est réciproque. Quand son grand frère, saint Basile de Césarée, le consacre évêque de Nysse, une petite bourgade rurale de Cappadoce, cet intellectuel le ressent comme un exil, mais il l’accepte par devoir dans un monde si peu chrétien. Il se heurte à l’empereur qui soutient l’arianisme et qui l’exile. Il reviendra dans son diocèse à la mort de Valens et se fait le champion de la foi en la Trinité. Il sera l’un des principaux artisans de la victoire de l’orthodoxie au concile de Constantinople, en 381. Saint Grégoire de Nysse est sans aucun doute l’un des plus grands théologiens spéculatifs, d’une ouverture d’esprit rarement égalée. Ce maître de la théologie contemplative par ses grands traités spirituels est en même temps un pasteur et un catéchète soucieux de se faire comprendre par tous.
"Celui qui monte ne s’arrête jamais, allant de commencement en commencement, et le commencement des biens toujours plus grands n’a jamais de fin. Jamais le désir de celui qui progresse ne s’en tient au bien déjà connu. Un autre désir, plus intense, puis un autre, encore plus profond, par la suite, poussent l’âme qui s’élève sans cesse sur la route de l’infini, par des biens toujours supérieurs."
(Saint Grégoire de Nysse - Homélie 8)
Source : Conférence des évêques de France
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