SAINT DU JOUR
Saint du : Saint Isidore
La fête de Saint Isidore, célébrée le 4 avril, perpétue une ancienne tradition du calendrier des saints.
Saint du jour 4 avril
Isidore est un prénom masculin issu du grec Isidōros, formé du nom de la déesse égyptienne Isis et de dōron, « don » ou « présent », d’où le sens « don d’Isis ».
Saint Isidore de Séville (vers 560-636), issu d’une famille originaire de Carthagène, succéda à son frère Léandre comme évêque de Séville au début du VIIe siècle.
Évêque pendant plus de trente ans, il accorda une grande importance à la formation du clergé et présida en 633 le quatrième concile de Tolède, qui renforça notamment l’organisation des écoles destinées aux futurs clercs.
Son œuvre majeure, les Étymologies ou Origines, rassemble en vingt livres une vaste synthèse du savoir de son époque, depuis la grammaire et la médecine jusqu’à la théologie, la géographie, les sciences naturelles et les techniques.
Mort à Séville le 4 avril 636, il exerça une influence considérable sur la transmission du savoir durant le Moyen Âge et fut proclamé docteur de l’Église par le pape Innocent XIII en 1722.
Prénoms dérivés et variantes : Isidōros, Isidorus, Isidor, Isidro, Isidoro, Isidora.
Le saviez-vous ?
La division des Étymologies de saint Isidore de Séville en vingt livres n’est pas due à leur auteur. Isidore mourut en 636 en laissant son ouvrage inachevé ; son ami Braulion de Saragosse, lui-même évêque, en organisa le texte. L’encyclopédie transmise aux lecteurs du Moyen Âge porte ainsi la marque d’un second savant, moins connu.
Vie, histoire et traditions
Saint Isidore de Séville
Archevêque de Séville au VIIe siècle, saint Isidore rassembla dans ses Étymologies une grande partie des connaissances héritées de l'Antiquité, faisant de son œuvre l'un des fondements de la culture médiévale.
Patron des informaticiens, des utilisateurs de l'informatique, de l'Internet et des internautes.
En organisant le savoir en livres, chapitres et rubriques, il développa une méthode de classement d'une remarquable modernité. Cette approche lui valut d'être proposé en 2001 comme saint patron de l'Internet et du monde numérique.
La cathédrale de Séville, en Andalousie, conserve aujourd'hui ses reliques, transférées depuis León, et demeure l'un des principaux lieux de mémoire consacrés au saint.
Pendant près de mille ans, les Étymologies furent copiées dans les scriptoria des monastères européens. Cette œuvre monumentale permit de préserver et de transmettre une part essentielle du savoir antique jusqu'à la Renaissance.
Le saviez-vous ? Surnommées la « bibliothèque du Moyen Âge », les Étymologies comptaient parmi les ouvrages les plus diffusés après la Bible. Leur organisation méthodique explique pourquoi saint Isidore de Séville est souvent considéré comme le « patron officieux de l'Internet ».
Saints de l'Église orthodoxe du 4 avril
Plusieurs saints célébrés le 4 avril occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Agathope et Théodule, martyrs de Thessalonique dans les traditions chrétiennes orientales († 303).
- Isidore, évêque de Séville et père de l’Église, figure majeure du savoir chrétien médiéval hispanique (560-636).
- Platon, abbé et défenseur des saintes icônes dans les traditions chrétiennes orientales († 813).
- Zozime, ermite en Palestine représentatif des grandes traditions ascétiques orientales (Ve siècle). Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 4 avril
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
Saint Isidore, docteur de l’Église et archevêque de Séville, considéré comme l’un des grands savants du Moyen Âge chrétien.
Saints bretons du 4 avril
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Saint Goneri, ermite breton du Trégor associé aux anciennes voies de pèlerinage armoricaines.
- Saint Alman, personnage religieux breton conservé dans les anciens usages liturgiques régionaux.
- Saint Isidore, docteur de l’Église et figure savante très présente dans les anciens monastères bretons.
Saint du jour selon l'Église catholique
Saint Isidore de Séville (+ 636)
Evêque et confesseur. Son père Severianus avait dû fuir Carthagène devant les Wisigoths qui, non contents d’être des barbares, avaient adopté l’hérésie arienne et persécutaient les catholiques. Il se réfugia à Séville. Ses quatre enfants deviendront des saints : Léandre, Florentine, Fulgence et Isidore. A la mort de ses parents, Isidore est encore bien jeune, mais son frère aîné, Léandre, devenu évêque de Séville, l’élève comme un fils. Isidore se nourrit, se gave, des livres dont regorge la bibliothèque fraternelle. En 599, à la mort de Léandre, Isidore lui succède comme évêque de Séville. Il présidera des conciles et travaillera à la conversion des Goths à la vraie foi. Son "Histoire des Goths" nous est très utile car, sans elle, nous ne saurions presque rien des Goths et des Vandales. Tout en gouvernant avec un grand dévouement son diocèse, il écrit sans relâche. Toutes les richesses de la culture classique qui ont enchanté sa jeunesse, il les sent menacées par les invasions barbares. Or ce sont des trésors qui peuvent être utiles pour une meilleure compréhension des Ecritures. Il rédige donc de très nombreux ouvrages, dont le plus connu, les "Etymologies" (De l’origine des choses), est une encyclopédie qui transmettra aux siècles suivants l’essentiel de la culture antique. C’est à lui, avant les Arabes, que l’Occident doit sa connaissance d’Aristote. Ce sera une des bases des études en Occident jusqu’à l’époque de la Renaissance. Il occupa le siège épiscopal de Séville durant quarante ans, y fonda de grands collèges et influença les conseils royaux. On le considère aussi comme l’un des initiateurs de la liturgie mozarabe. Il meurt dans sa cathédrale, étendu sur le sol, tout en continuant de parler à l’assistance.
"Sans le secours de la grâce, l’enseignement a beau entrer dans les oreilles, il ne descend jamais jusqu’au cœur. La parole de Dieu, entrée par les oreilles, parvient au fond du cœur lorsque la grâce de Dieu touche intérieurement l’esprit pour qu’il comprenne."
(Saint Isidore – Livre des sentences)
Source : Conférence des évêques de France
Autres rubriques de l’éphéméride
Rubriques de l’almanach
© 1994-2027 Tous droits réservés.
La reproduction de tout ou partie du matériel contenu sur ce site est interdite sans l'autorisation écrite de l'auteur.
Tous les noms, textes et marques de produits ou autres marques cités dans ce site sont déposées par leurs propriètaire respectifs.
Les sources mentionnées conservent leurs droits respectifs.