SAINT DU JOUR
Saint du : Saint Grégoire
Le 3 septembre est consacré à Saint Grégoire, dont le souvenir demeure présent dans plusieurs traditions chrétiennes.
Saint du jour 3 septembre
Grégoire est un prénom masculin issu du latin Gregorius, lui-même dérivé du grec tardif Grēgorios (Γρηγόριος), formé sur grēgoros, « vigilant » ou « éveillé ».
Saint Grégoire le Grand (vers 540-604), né à Rome dans une famille de l’aristocratie sénatoriale, fut préfet de Rome avant de se consacrer à la vie monastique puis de devenir pape en 590.
Durant son pontificat, il intervient dans l’administration de l’Église et les relations avec les Lombards et envoie Augustin, futur archevêque de Cantorbéry, avec une quarantaine de moines pour évangéliser les Anglo-Saxons de Bretagne.
Théologien et auteur, il laisse notamment les Moralia in Job, la Règle pastorale, les Dialogues et une importante correspondance qui documente son gouvernement de l’Église et son époque.
Une tradition médiévale associe son nom au chant grégorien ; les recherches musicologiques modernes montrent toutefois que le répertoire ainsi désigné s’est constitué principalement à l’époque carolingienne, à partir de traditions romaines et franques postérieures à Grégoire.
Mort à Rome le 12 mars 604, Grégoire est aujourd’hui célébré le 3 septembre, anniversaire de sa consécration comme évêque de Rome en 590.
Prénoms dérivés et variantes : Grégoire, Gregorius, Gregorios, Gregory, Gregor, Gregorio, Gregório, Grigor, Grigori, Grzegorz.
Le saviez-vous ?
Plusieurs papes ont porté le prénom Grégoire, contribuant à son prestige au fil des siècles. Hérité du grec, il évoque traditionnellement la vigilance et demeure un grand classique du calendrier chrétien.
Vie, histoire et traditions
Saint Grégoire le Grand
Pape de la fin du VIe siècle, saint Grégoire le Grand compte parmi les plus grandes figures de l'histoire de l'Église. Son œuvre a profondément marqué la liturgie, la spiritualité et l'organisation de l'Occident chrétien.
Patron des chantres et des musiciens.
Son nom est indissociable du chant grégorien, auquel la tradition l'a durablement associé. Même si ce répertoire s'est constitué progressivement après son pontificat, il demeure le protecteur de ceux qui transmettent le chant liturgique.
La basilique Saint-Grégoire-le-Grand-au-Cælius, à Rome, perpétue sa mémoire.
Édifiée sur la colline du Cælius, à l'emplacement de sa demeure devenue monastère, elle rappelle les origines du monachisme bénédictin à Rome. Ce sanctuaire demeure un haut lieu du patrimoine lié à saint Grégoire et à la tradition grégorienne.
Le saviez-vous ? Une colombe est presque toujours représentée près de l'oreille de saint Grégoire. Selon la tradition, elle symbolise l'inspiration de l'Esprit Saint qui guidait ses écrits, faisant de cette image l'une des plus célèbres de l'art chrétien.
Saint Remacle
Évêque missionnaire du VIIe siècle, saint Remacle fonda les abbayes de Stavelot et de Malmedy, qui exercèrent pendant des siècles une influence majeure dans les Ardennes.
Les abbayes de Stavelot et de Malmedy, en Belgique, constituent le principal héritage de sa mémoire.
Fondées au cœur des Ardennes, elles favorisèrent le développement spirituel, culturel et économique de toute la région. L'ancienne abbaye de Stavelot, remarquablement préservée, demeure aujourd'hui l'un des plus importants ensembles patrimoniaux de Wallonie.
Invoqué contre la stérilité.
La tradition populaire lui attribuait le pouvoir d'intercéder pour les couples désirant un enfant. Pendant des siècles, des pèlerins se rendirent auprès de ses reliques pour demander cette grâce.
Le saviez-vous ? Jusqu'au XXe siècle, des femmes en quête de maternité déposaient un ruban ou un morceau de tissu près de la châsse de saint Remacle à Stavelot, perpétuant une coutume populaire transmise de génération en génération.
Saints de l'Église orthodoxe du 3 septembre
Plusieurs saints célébrés le 3 septembre occupent également une place importante dans les traditions chrétiennes orthodoxes.
- Aigulphe, abbé de Lérins et martyr avec ses compagnons dans les traditions monastiques méditerranéennes (630-676).
- Mansuet, évêque de Toul et apôtre de la Lorraine, figure importante des traditions religieuses lorraines († 350).
- Remacle, évêque de Maastricht et fondateur d’abbayes importantes dans les Ardennes († 663).
- Sandale, martyr à Cordoue dans les traditions chrétiennes hispaniques († 855).
- Sérapie, vierge martyre de Rome liée aux premières traditions chrétiennes occidentales. Le calendrier orthodoxe conserve ainsi de nombreuses figures chrétiennes communes aux traditions catholiques et orientales.
Saints du calendrier anglophone, 3 septembre
Saints célébrés aujourd'hui dans le calendrier anglophone :
Saint Pius X, pape réformateur du début du XXe siècle, promoteur de la communion fréquente.
Saint Seraphia and Saint Sabina, martyres romaines honorées depuis les premiers siècles chrétiens.
Saint Gregory the Great, pape et docteur de l’Église, immense organisateur de la liturgie occidentale.
Saints bretons du 3 septembre
Dans le calendrier breton, on célèbre également :
- Kavan, prénom breton lié aux anciennes traditions monastiques celtiques.
- Saint Grégoire le Grand, pape et docteur de l’Église associé aux chants grégoriens.
- Saint Mansuy, évêque missionnaire des premiers temps chrétiens en Lorraine.
Repères liturgiques du 3 septembre 2026
- Temps liturgique
- Temps ordinaire
- Célébration du jour
- Saint Grégoire le Grand
En ce jeudi du Temps ordinaire, l’Église célèbre saint Grégoire le Grand.
Saint du jour selon l'Église catholique
Saint Grégoire Le Grand (+ 604)
Grégoire était un haut fonctionnaire romain, préfet de la Ville de Rome. A 35 ans, il abandonne honneurs et richesses pour entrer dans un monastère qu’il a fondé quelques années auparavant. Il ne veut plus que prier et obéir. Un homme de sa valeur morale et intellectuelle est trop utile à l’Eglise, surtout en cette période troublée par les invasions, c’est pourquoi le pape l’ordonne diacre et, puisqu’il connaît le grec, il l’envoie à Constantinople comme apocrisiaire (ambassadeur permanent). A son retour, il reprend la vie monastique. Pas pour longtemps. En 590, le pape étant mort de la peste, on choisit Grégoire pour lui succéder, malgré ses protestations. Il se dévoue auprès des pestiférés et des misérables. En même temps, il réorganise l’Eglise romaine, défendant les prérogatives du siège de Pierre et de Paul. Il fixe la liturgie, réforme la discipline ecclésiastique, propage l’ordre bénédictin, envoie des missionnaires en Angleterre. Devant l’affaiblissement de l’empire d’Orient, il prend en main la défense de l’empire contre les Lombards, puis il décide de faire la paix avec eux, s’attirant l’hostilité de l’empereur. "J’attends plus de la miséricorde de Jésus de qui vient la justice que de votre piété" écrit-il à l’empereur Maurice. Le pape se tourne alors résolument vers les royaumes barbares de l’Occident, rompant le lien entre christianisme et romanité. Il se consacre simultanément à l’enseignement. On lui doit de nombreuses oeuvres spirituelles dont les "Dialogues", principale source sur la vie de saint Benoît. Il mena toujours une vie austère. Il finit ses jours dans la souffrance, avec de fréquents accès de mélancolie.
"Ce sont les vices de la chair et non pas la chair elle-même qu’il faut détruire. En effet si la chair est parfois séductrice, elle peut également constituer une aide pour le Bien."
(Saint Grégoire - Morales 20)
"La grandeur de la contemplation ne peut être accordée qu’à ceux qui aiment."
(Saint Grégoire - Sur Ezéchiel)
Source : Conférence des évêques de France
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